Déjà le retour en classe!

Au retour de cette longue fin de semaine qui s’en vient, c’est la rentrée scolaire pour les élèves et les étudiants des collèges et des universités. On réalise qu’on est déjà rendu à cette période de l’année. Chaque fois, je suis surpris de constater à quel point le temps est élastique. J’ai toujours été fasciné par le fait qu’en juin, septembre semble tellement loin alors qu’en septembre, le mois de juin semble si près!

Pour les enseignants, la rentrée s’est faite lundi dernier. Mardi et mercredi, ce sont eux qui étaient sur les bancs d’école lors des journées de formation offertes par l’Association des enseignantes et enseignants francophones du Nouveau-Brunswick (AEFNB). Plus de mille participants se sont rendus au Congrès de l’AEFNB à Dieppe pour assister à des ateliers et des présentations.

Ces journées de formation sont essentielles pour le développement professionnel des enseignants. Elles permettent surtout à ceux-ci de prendre le pouls des nouvelles tendances et des nouvelles connaissances dans le domaine de l’éducation. C’est un peu dommage de penser qu’ils seront absorbés par le tourbillon de la vie scolaire et qu’ils ne pourront peut-être pas approfondir, comme ils le voudraient, les idées qui ont germé dans leur esprit pendant ces journées de formation.

J’ai eu le bonheur de présenter deux ateliers et d’animer un panel sur l’avenir de l’Acadie. J’ai aussi eu l’occasion d’assister à une présentation de la psychologue Manon Porelle dans laquelle il était question de résilience chez les élèves. La résilience, c’est l’aptitude à s’adapter à des situations difficiles et à persévérer malgré l’adversité.

La philosophe Hannah Arendt disait que l’éducation était sans doute la manifestation la plus forte de l’amour que nous éprouvons pour nos jeunes. Éduquer, c’est le désir de ne pas abandonner nos enfants à eux-mêmes. La présentation de Manon Porelle nous faisait justement comprendre que pour favoriser la résilience des élèves, il fallait leur donner des défis. Faire le contraire, trop leur faciliter la vie, leur éviter des difficultés, paradoxalement, c’est un peu abandonner les enfants à eux-mêmes.

Envoyer ses enfants à l’école, c’est accepter de les placer dans un environnement où il y aura inévitablement d’innombrables défis. Évidemment, il y a des défis plus faciles à relever que d’autres. Et bien sûr, les enfants ne réagissent pas tous de la même manière aux défis qui se présentent devant eux. Mais ça fait partie de leur croissance. Bien accompagnés et outillés adéquatement, les enfants deviendront plus résilients et leur niveau de stress et d’anxiété diminuera graduellement. Manon Porelle est claire sur ce point, la résilience, ça se développe!

Aux élèves, donc, je vous lance le défi de relever le plus de défis possible lors de la prochaine année. Je vous lance aussi un défi particulier. Ne soyez jamais satisfaits de ce que vous savez. Un truc? N’apprenez pas seulement pour réussir les examens. Apprenez parce que vous êtes curieux, parce que vous voulez toujours en savoir plus.

Aux parents, aux enseignants et aux adultes qui côtoient les enfants et les jeunes, je vous lance le défi de lancer des défis. Votre cible particulière à atteindre? Ne diminuez pas trop rapidement le niveau de difficulté du défi que vous leur présentez. Laissez-leur le temps de puiser dans leurs ressources afin qu’ils voient leurs forces. Ils doivent voir qu’ils sont capables de mobiliser les connaissances et les outils qu’ils ont appris.

Bonne année scolaire! Je nous souhaite bons succès à relever nos défis!