Le Nouveau-Brunswick fait bonne figure en éducation

L’Institut du Québec, un organisme issu d’un partenariat entre le Conference Board du Canada et le HEC Montréal, a publié ce mois-ci un rapport dans lequel elle présente une étude de cas d’exemples d’écoles innovantes. L’Institut y présente des exemples, de par le monde, qui pourraient servir à améliorer le système éducatif québécois.

Le rapport présente trois types d’innovations : 1) les écoles inclusives et ouvertes sur la communauté; 2) la classe engagée et inspirée; et 3) l’accompagnement personnalisé des élèves.

Ainsi, en ce qui a trait au premier objectif, l’innovation en éducation suppose de transformer l’environnement scolaire en un milieu de vie. Pour ce faire, il s’agit de favoriser la mobilisation de la communauté et des parents. Le Nouveau-Brunswick est d’ailleurs cité pour la présence d’écoles communautaires entrepreneuriales.

Toujours concernant le premier objectif, le Nouveau-Brunswick est aussi donné en exemple pour ces écoles inclusives. Cependant, on comprend que l’intérêt particulier de l’Institut se situe surtout autour de l’accueil des nouveaux arrivants et moins en regard à l’inclusion de tous les élèves comme c’est le cas selon la philosophie que prône le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance pour les écoles du Nouveau-Brunswick.

Quant au deuxième type d’innovations, l’accent est mis sur la formation continue et le partage des meilleures pratiques. Il est notamment question d’une approche qui place la collaboration, la ludification et l’expérientiel au centre de la pédagogie. La technologie est alors clairement la voie à suivre pour assurer la formation continue du personnel enseignant ainsi que les directions d’écoles.

C’est aussi par le biais de la technologie que pourraient se concrétiser des innovations pour permettre d’innover sur le plan des apprentissages personnalisés. Elle permet en ce sens de donner plus de flexibilités aux différentes réalités des élèves. Entre autres, la technologie aide le système éducatif à respecter les différents rythmes d’apprentissages des élèves. Elle offre aussi la possibilité à des élèves de régions rurales d’accéder à des apprentissages non accessibles autrement.

L’Institut du Québec reproche au système éducatif québécois de trop vouloir protéger le statu quo. À cet égard, selon mon regard du système éducatif néo-brunswickois, force est d’admettre qu’il y a une grande ouverture à l’innovation, notamment du côté du secteur francophone. Beaucoup de latitude est accordée à la fois aux districts scolaires et surtout aux directions d’écoles pour proposer des projets d’écoles novateurs à l’image du personnel et de la communauté.

Certains auront reproché au Plan éducatif provincial (Plan de 10 ans) d’être vague. Or, il s’agit plutôt de sa principale force en offrant la liberté aux écoles de répondre d’une manière attentionnée aux besoins et aux valeurs de leur communauté. Et en matière de réforme du système d’éducation, le virage vers l’approche par compétences par le biais de trois écoles prototypes semble inspiré d’un désir d’accompagner la réforme par une expérimentation sur le terrain. Un autre aspect sur lequel le rapport insiste.

Évidemment, rien n’est toujours complètement parfait. Il y a encore beaucoup de progrès à faire pour redresser la situation dans certains aspects, dont la santé mentale des élèves, leurs résultats dans certaines matières comme le français, l’adoption de comportements associés à une vie saine et active, etc. Mais c’est tout de même positif de constater qu’un rapport suggère une série de mesures que le Nouveau-Brunswick adopte déjà!