Huluween

Patrice CôtéChroniques

Dans son désir de recruter de nouveaux abonnés, la direction d’Hulu a choisi d’exploiter à fond le thème de l’Halloween. Le réseau s’y prend de deux façons: en rendant disponible sur sa plateforme un nombre impressionnant de classiques du cinéma d’horreur et en lançant une application gratuite et novatrice appelée Hulu Haunted House.

Parmi les bons films d’épouvante qui sont disponibles sur le réseau depuis le début du mois, notons The Amityville Horror (1979), Carrie (1976), The Descent (2005), Sleepy Hollow (1999), Stigmata (1999), The Blair Witch Project (1999) ainsi que la cinquième saison de la série American Horror Story.

Pour ce qui est de l’application Hulu Haunted House – qui est disponible jusqu’à la fin du mois -, il s’agit d’une sorte de répertoire de contenu exclusif relatif à l’horreur.

Hulu propose donc une série de courts-métrages et de documentaires portant, par exemple, sur les maisons hantées et les phénomènes paranormaux, ainsi qu’une série d’entrevues avec des vedettes de films d’horreur.

Le contenu le plus prometteur est toutefois un court-métrage de fiction appelé Let Us In qui raconte l’histoire de deux assaillants qui pénètrent par effraction dans une maison afin d’y commettre un «sacrifice». Le film peut être «vécu» de deux façons, soit du point de vue des victimes ou de celui des tueurs.

Hulu prévoit adapter Haunted House à d’autres saisons et événements (par exemple, Noël), précisant que le projet en est encore au stade exploratoire.

Stranger Things: le mystère s’épaissit

Les frères Duffer ont tenu promesse: ils ne se sont pas assis sur leurs lauriers.

Disponibles depuis vendredi sur Netflix, les neuf épisodes de la deuxième saison de Stranger Things risquent de tenir bien du monde occupé en fin de semaine!

J’ai écouté le premier épisode et je peux vous dire que cette deuxième saison promet. Pourquoi? Parce que les Duffer, qui signent la réalisation et l’écriture de la série, ont pris l’intelligente décision d’élargir les frontières de l’univers qui leur a permis de récolter pas moins de 18 nominations aux Emmys l’an dernier.

Ainsi, de nouveaux personnages font leur apparition dans la petite ville de Hawkins et on découvre que la petite Eleven n’est pas la seule en Amérique à posséder des pouvoirs télékinétiques.

Comme si ce n’était pas assez, Will se retrouve au coeur de nouveaux mystères alors qu’il souffre d’hallucinations qui semblent prophétiques. Sans compter que les intentions de son psychologue semblent extrêmement louches…

Le plus intéressant par contre, c’est que la série a conservé l’atmosphère qui lui est propre, centrée sur un humour grinçant et une nostalgie profonde des années 1980.

Le gros canon d’Amazon

L’industrie du divertissement visuel sur le web est sans merci et Amazon Video ne ménage pas les efforts (et surtout pas les dollars) pour ne pas se laisser distancer par Netflix. La preuve: The Only Living Boy in New York, un film à la distribution impressionnante, qui sera lancé sur la plateforme vendredi.

L’oeuvre raconte l’histoire de Thomas (Callum Turner), un jeune New Yorkais qui découvre que son père (Pierce Brosnan) a une relation adultère avec une femme plus jeune (Kate Beckinsale).

Outre Brosnan et Beckinsale, la distribution comprend également Jeff Bridges (True Grit) et Cynthia Nixon (Sex and the City). Et le film a été tourné par Marc Webb (500 Days of Summer et The Amazing Spider-Man).

Le budget de The Only Living Boy in New York n’a pas été dévoilé, mais compte tenu des gros noms qui y sont associés, on peut en déduire que des dollars du calibre de Hollywood y ont été investis.

Malheureusement, tout l’argent du monde ne peut acheter la qualité et les premières critiques de The Only Living Boy in New York sont plutôt négatives. Certains médias louangent son style et son aura à la Woody Allen, mais la plupart parlent d’un film prétentieux qui manque d’originalité.