Mieux-être – Infinies possibilités

Mélanie CôtéChroniques

«Soyons respectueux devant le possible, dont nul ne sait la limite.» – Shakespeare

L’avenir de chacun, sans exception, est plein de possibilités. On a tendance à penser de la sorte concernant l’avenir d’une enfant, d’un récent diplômé ou bien d’une jeune entrepreneuse. Plus rarement pense-t-on ainsi de son propre avenir, en vieillissant, ou de l’avenir d’une personne d’âge mûr. Or, les possibilités et les choix de vie sont infinis pour chacun de nous, et ce, jusqu’à la fin de notre périple sur terre.

Rien n’est réellement impossible

Quand je dis à mes enfants que tout est possible, ils me fabulent souvent de futées remarques, décrivant des faits impossibles. «Il m’est impossible de transformer la planète en bonbon.» «Il m’est impossible d’être avec ma parenté chilienne, à l’instant.» Alors, je me reprends. Presque rien n’est impossible, surtout avec de la patience et de l’effort. Voilà. C’est plus exact.

Selon la philosophe McCarty, les enfants voient l’avenir comme un monde illimité qui les appelle à s’y aventurer; chez la plupart des adultes, cette fervente anticipation s’estompe. Les adultes, déçus des occasions ratées de leur vie, voient qu’ils ne peuvent pas revenir sur leurs pas et ils oublient d’avancer.

Lorsque McCarty entend un adulte dire (d’un air découragé): «Je n’ai aucune idée de ce que je veux faire de ma vie», elle répond allègrement qu’il s’agit là d’une très bonne chose. Tant mieux si sa vie n’est pas gravée dans le marbre! La possibilité permet à chacun de définir le succès à sa façon. Puis, le sentiment de possibilité peut être restauré. Il n’est pas trop tard.¹

Je trouve cette perspective palpitante. Si j’étais tout à fait certaine d’un avenir, parfaitement orchestré, je fermerais la porte à ma créativité. Comment pourrais-je alors repousser mes limites? L’incertitude devant mon avenir occasionne forcément plus d’échecs – mais ces «échecs» veulent dire que j’ai essayé. Les leçons que je tire me préparent pour mes prochains projets qui, sans doute, évolueront. Tout bien considéré, si j’ai osé essayer, je n’ai pas échoué; il s’agirait plutôt d’un échec si je n’avais pas osé essayer.

Comment repousser ses limites?

Cela aide de puiser dans l’esprit de l’enfant en soi. Cet enfant sait instinctivement que les seules limites dont on dispose sont celles que l’on s’impose à soi-même. Cet enfant sait qu’une vie qui reste immobile est une vie de potentialités peu abondantes. Cet enfant sait qu’il est essentiel de croire dur comme fer que ses aspirations peuvent se concrétiser.

Réussir à être ou à faire quelque chose, après maints et maints essais, suscite une satisfaction indicible. Par la suite, on sait qu’en avançant avec confiance, calme et persévérance, on arrivera à vivre un autre de ces délicieux moments.

Écrasons nos doutes!

Défi de la semaine: Identifiez quelque chose que, depuis longtemps, vous souhaitez être (pex. être généreux de votre temps) ou faire (ex. fabriquer un meuble en bois). Arrêtez de chercher les raisons qui vous empêchent d’aller de l’avant et relevez plutôt toutes les raisons qui font que votre objectif est très, très envisageable. Hasardez-vous!

J’invite respectueusement vos partages et questions.

¹McCarty, M. (2009). How Philosophy Can Save Your Life. New York: Penguin.