L’après-Saulnier difficile…

Zéro, six et deux. Zéro, comme dans zéro victoire en huit parties.

On ne peut pas dire que les Aigles Bleus de l’Université de Moncton cassent la baraque en ce début de saison 2017-2018. L’après-Saulnier a l’air d’un véritable lendemain de veille bien arrosée.

Mais il faut bien être honnête, ce qui se passe présentement n’a rien d’étonnant. En fait, un peu tout le monde s’attendait à une saison difficile.

Après tout, une équipe ne peut se permettre de perdre des joueurs de la trempe d’Allain et Alex Saulnier, Pierre Durepos et Steve Lebel sans vivre un passage à vide l’hiver suivant.

Plusieurs bons joueurs de junior A se sont greffés au groupe, mais seul Vincent Deslauriers provient du junior majeur.

Et si on ajoute les nombreuses blessures qui frappent la bande à Judes Vallée présentement, on se retrouve avec une troupe qui donne le maximum chaque soir, mais qui manque de soldats pour mener la bataille.

Peu importe ce qui se passera d’ici la fin de la saison, l’organisation du Bleu et Or devra maintenir le cap sur trois fronts.

L’entraîneur Judes Vallée devra à tout prix s’assurer que les défaites ne viendront pas miner la belle ambiance qui règne dans le vestiaire et l’harmonie qu’on voit dans le groupe.

Les jeunes ont encore du plaisir à jouer au hockey malgré la fiche toujours sans victoire et ça doit continuer. Personne ne sera gagnant à long terme si les joueurs se présentent à l’aréna J.-Louis-Lévesque à reculons.

Il doit également continuer d’insister sur l’intensité et sur l’éthique de travail. La pire chose serait que ses joueurs prennent de mauvaises habitudes et qu’un sentiment de je-m’en-foutisme ne s’installe tranquillement et insidieusement.

On doit au contraire redoubler d’ardeur, parce que la seule façon que cette équipe pourra gagner, c’est en gardant la pédale au plancher. L’intensité doit devenir la marque de commerce de l’U de M, même quand le talent sera plus abondant. L’entraîneur doit aussi continuer d’inculquer son système de jeu, qui sera la base des succès de l’équipe l’hiver prochain.

Enfin, l’organisation devra absolument frapper quelques circuits au niveau du recrutement. Ça, c’est le travail du directeur général Jean-François Damphousse et de son équipe. L’arrivée de l’attaquant Maxime St-Cyr est un bon début, mais c’est loin d’être suffisant.

On devra sortir les dollars et les arguments pour convaincre des joueurs de plus en plus gâtés d’opter pour les Aigles Bleus.

On devra leur vendre l’Acadie, l’accueil des gens d’ici, leur amour du hockey, la tradition du programme du Bleu et Or, la Sagouine, la plage Parlee et les rabais pour étudiants du jeudi au Superstore, s’il le faut.

Mais on ne peut plus se permettre de voir les meilleurs se diriger vers Fredericton ou Trois-Rivières.