Prendre sa santé en main

Mélanie CôtéChroniques

«Guéris ton esprit si tu veux guérir ton corps.» – Dugpa Rimpoché

Notre système médical croule sous la surcharge de travail. Partant de ce fait, nous nous attendons que le gouvernement enrôle plus de médecins, élargisse sa couverture de médicaments, agrandisse les hôpitaux, etc. Nos hôpitaux vont bientôt devenir des gratte-ciel.

Et si la solution était ailleurs? Et si la clé se trouvait en chacun de nous?

Un corps en santé est un corps en équilibre. L’équilibre dépend de plusieurs facteurs dont le repos, l’alimentation, l’environnement, l’activité physique, les relations, la vie spirituelle, les pensées, les émotions, etc. Je mets l’accent sur les facettes d’ordre mental, émotionnel ou spirituel, car elles sont parfois négligées lorsqu’un malaise physique se manifeste.

Trop c’est comme pas assez

Comme citoyens, nous payons d’énormes sommes pour bénéficier d’un excellent système de santé publique. J’en étais très reconnaissante cette semaine lorsque mon fils a dû se faire retirer une monstrueuse écharde, et aussi au moment où ma tante, qui est en fin de vie, souhaitait recevoir des soins palliatifs.

Notre système de santé est sans conteste requis: toutefois, y recourrons-nous trop souvent? Ignorons-nous les messages de notre corps? Oublions-nous d’utiliser des remèdes de médecine douce? Donnons-nous le temps à notre corps de déployer sa force vitale?

Si nous souffrons d’hypertension et nous sommes convaincus de devoir prendre des médicaments pour le reste de notre vie, comment pouvons-nous guérir?

Métamédecine

Claudia Rainville, fondatrice de la Métamédecine, suggère de mieux connaître notre corps et de devenir participatif dans notre guérison. Contrairement à la médecine allopathique (conventionnelle) qui cherche à combattre l’ennemi dans le corps, la métamédecine cherche la paix dans ce qui a donné lieu à la perturbation intérieure. Rainville explique que les chocs, les stress et les réactions émotionnelles que nous vivons activent des conflits intérieurs; ceux-ci engendrent des symptômes, voire des maladies, si nous n’arrivons pas à nous libérer de ce stress. «Ce ne sont pas les médicaments ou les traitements qui nous guérissent. Ils peuvent certes nous aider, nous soulager, mais la guérison s’opère par le retour à l’harmonie de notre être.»¹

Ralentir le rythme, nous valoriser, pardonner, modifier nos attentes, éliminer nos rancœurs, nous défaire de notre peur de l’échec, taire notre ego, accepter nos erreurs: voilà quelques façons de régler nos conflits intérieurs. Pour identifier ceux-ci, nous devons d’abord, patiemment, nous arrêter. Nous sommes alors en mesure de viser l’harmonie – et donc la guérison – et non un simple soulagement. Sans un bien-être intégral et profond, il n’y a pas d’authentique bien-être. Heureusement, les professionnels de la santé ayant une approche holistique peuvent nous guider dans cette démarche.

Réapproprions-nous le pouvoir sur notre santé!

Défi de la semaine: Lorsque vous éprouvez un malaise, prenez soin de vous. Donnez-vous le temps de vous rétablir. Si vous avez un mal de tête par exemple, détendez votre corps, reposez votre esprit et hydratez-vous (avec une tisane de romarin) au lieu de juste chasser le symptôme avec un analgésique en poursuivant votre journée sans l’ombre d’une hésitation. Vous comprendrez peut-être la source du malaise et celui-ci sera moins enclin à se reproduire.

J’invite respectueusement vos partages et questions.

¹Rainville, C. (2016). Connaître le fonctionnement de mon corps pour guérir. Montréal: Québec-Livres, p.201.