Le Punisher reprend du service

Patrice CôtéChroniques

Mine de rien, l’univers télévisuel de Marvel prend rapidement de l’expansion. Après Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist, c’est au tour de l’antihéros Punisher d’avoir droit à sa propre série.

Les abonnés à Netflix ont fait la connaissance du Punisher lors de la deuxième saison de la série Daredevil. Dépouillé de sa famille lors d’une fusillade, l’ancien combattant Frank Castle (l’excellent Jon Bernthal) décide de se faire justice en exterminant les différentes factions mafieuses du quartier new-yorkais de Hell’s Kitchen.

Devant tant de violence, Daredevil a tenté de s’interposer. Les deux hommes en sont venus à la conclusion qu’ils avaient le même but (éradiquer la criminalité), mais différaient totalement d’opinion sur les moyens pour y parvenir.

Dans la nouvelle série, qui sera mise en ligne le 17 novembre, le Punisher sera encore une fois aux trousses de ceux qui ont tué sa famille. Ce faisant, il mettra à jour une (autre) vaste conspiration touchant Hell’s Kitchen.

Marvel aime bien faire le pont entre ses produits, transposant certains personnages secondaires d’une série à l’autre. Ce sera encore le cas avec The Punisher alors que la secrétaire/journaliste Karen Page (Deborah Ann Woll, que l’on a pu voir dans Daredevil) et l’opportuniste Turk (Rob Morgan, de Luke Cage) font partie de la distribution.

La bande-annonce laisse présager une série violente (le contraire aurait été aussi surprenant que décevant) qui approfondira le passé militaire de Castle.

Au tour de Seth Rogen de se tourner vers la télé

Figure emblématique de l’humour un peu gras à Hollywood depuis plus de 10 ans, Seth Rogen (This Is The End, Pineapple Express, Superbad) fait à son tour le saut à la télévision. Le Canadien est en effet au nombre des producteurs d’une série qui sera présentée exclusivement sur Hulu à partir du 14 novembre, Future Man.

La nouvelle comédie (13 épisodes d’une durée de 30 minutes chacun) raconte le quotidien de Josh Futterman (Josh Hutcherson, de la franchise Hunger Games), un concierge qui, un jour, est approché par des mystérieux visiteurs qui lui offrent la possibilité de voyager dans le temps afin de sauver l’humanité.

La bande-annonce promet une série qui carburera à fond dans la nostalgie, avec des références à Back to the Future, Michael Jackson, The Terminator, Top Gun, Chuck Berry et Pulp Fiction.

Le magazine ING a eu l’occasion de visionner le premier épisode et parle d’une série de science-fiction qui accorde une intéressante attention aux détails et qui est dans la continuité de l’humour un peu grossier auquel Rogen nous a habitués.

Quelques observations en vrac

  • J’ai terminé le visionnement de Mindhunter (Netflix) et je me pose une question: le personnage d’Holden Ford (le brillant Jonathan Groff) est-il psychopathe? Il semble dépourvu de toute émotion. Et cela expliquerait pourquoi il parvient avec autant de facilité à se mettre dans la peau des tueurs en série. On aura peut-être la réponse dans la deuxième saison.
  • Après avoir vu trois épisodes, je commence à considérer que la deuxième saison de Riverdale (Netflix) est victime d’un faux départ. L’intrigue (un tueur sévit à Riverdale) est beaucoup moins accrocheuse que celle de la première saison (qui a tué Jason Blossom?). J’imagine aussi que tout ce bla-bla entourant la relation tendue entre Veronica et son père nous amènera quelque part, mais pour le moment, c’est d’une extraordinaire platitude. Espérons que les choses vont se replacer au cours des prochaines semaines.
  • La deuxième saison de Stranger Things (Netflix) fait moins l’unanimité que la première auprès des critiques et du public. Certains la trouvent moins bien ficelée et un brin trop stéréotypée. Personnellement, après cinq épisodes, je suis toujours aussi passionné. J’aime la façon dont les personnages sont développés et c’est un réel plaisir de voir des protagonistes féminins forts et complexes comme Eleven, Jocye, Nancy et Max.