Faire preuve d’une grande patience

L’année pourrait être très longue à l’U de M. En fait, elle l’est déjà dans plusieurs cas.

Malgré un progrès immense, les deux équipes de soccer n’ont pas réussi à participer aux séries éliminatoires.

Au cross-country, à part quelques belles performances individuelles, les deux équipes n’ont pas réussi à accéder au podium en 2017. En fait, elles ont plutôt terminé en fin de peloton.

Au hockey masculin, l’équipe de Judes Vallée n’a remporté qu’une seule partie en 10 sorties (1-7-2).

L’équipe de volleyball (1-3) vient d’encaisser trois revers de suite après une victoire lors de sa première rencontre de la saison.

En fait, il n’y a que l’équipe de hockey féminin qui connaît un début de saison «correct», comme en témoigne sa fiche de 4-3-1.

Comment remédier à la situation?

Injecter plus d’argent dans le recrutement est la solution évidente, mais comme l’U de M ne roule pas sur l’or, il faudra trouver autre chose pour attirer des athlètes vedettes.

On devra faire confiance aux connaissances, aux contacts et à l’ingéniosité des gens en place.

La restructuration des programmes de soccer et de hockey masculin est un gros pas en avant.

Et quand on regarde la composition de plusieurs de des formations de l’U de M, on constate qu’il y a de l’espoir.

Il suffit d’analyser les performances des Vincent Deslauriers (hockey masculin), Maëlle Rioux (hockey féminin), Carol-Ann MacDonald (cross-country), Bailey Lemieux (volleyball) ou Catherine Dupuis (soccer féminin) pour réaliser que plusieurs équipes s’en vont dans la bonne direction avec des jeunes bourrés de talent.

Mais il faudra faire preuve de patience.

Beaucoup de patience.

Une équipe championne, ça ne se construit pas en criant ciseau.

Mais il y a de l’espoir…

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Quelle transaction!

Le marché conclu entre l’Avalanche du Colorado, les Predators de Nashville et les Sénateurs d’Ottawa n’est pas sans rappeler la saga Eric Lindros.

Deux équipes reçoivent des joueurs vedettes alors que l’autre hérite de jeunes patineurs et  une tonne de choix au repêchage.

Manque juste les millions versés à Marcel Aubut!

Drôle de constater que Peter Forsberg, impliqué dans cette mégatransaction (le 20 juin 1992) des anciens Nordiques, a joué au Colorado (avec Matt Duchene d’ailleurs) et à Nashville.

Et un peu comme les Nordiques, c’est l’Avalanche qui devrait en sortir gagnante à long terme.

Imaginez, Joe Sakic est allé chercher le gardien Andrew Hammond, ainsi que les espoirs Samuel Girard, Vladislav Kamenev et Shane Bowers, en plus d’un choix de première ronde, un de deuxième tour et un autre de troisième ronde en juin 2018.

Matt Duchene est un excellent joueur de hockey, tout comme Kyle Turris d’ailleurs, mais il faut bien avouer que l’Avalanche a frappé un circuit.

Avis au Canadien de Montréal, c’est comme ça qu’on rebâtit un club de hockey.