Les sacs d’épicerie réutilisables: ce qu’il faut savoir!

Karine LandryChroniques

Soucieux de l’environnement, de nombreux Canadiens et Canadiennes qui font leur épicerie se servent désormais de sacs réutilisables, que l’on trouve chez la plupart des commerçants. Cela représente certes une diminution de leur empreinte sur l’environnement, surtout lorsque l’on sait qu’un sac réutilisable peut remplacer environ trois sacs en plastique par utilisation. Et lorsque l’on sait qu’un sac de plastique prendra jusqu’à 400 ans pour se décomposer dans la nature, ce changement d’habitude prend tout son sens!

Côté moins beau des sacs réutilisables

Les sacs réutilisables ont l’avantage d’être plus robustes que les sacs en plastique et se placent mieux dans l’auto, mais toute bonne chose a aussi son côté obscur!

Passés sous le microscope, les sacs réutilisables sont de redoutables laboratoires bactériens. Et en sachant qu’environ 97% des consommateurs ne lavent jamais leurs sacs réutilisables, on comprend mieux pourquoi les intoxications alimentaires sont toujours aussi fréquentes.

Les grands responsables de ces intoxications alimentaires: les jus de viande, de volaille, de poisson, etc. Souvent, ces jus risquent de:

  • couler sur les fruits et les légumes frais, d’où l’importance de bien les laver avant de les consommer;
  • s’infiltrer dans les emballages d’autres aliments, notamment les sacs de farine, les boîtes de céréales à déjeuner, les pains et les muffins;
  • contaminer les endroits où l’on place les sacs (voiture, comptoirs, planchers, etc.);
  • contaminer les objets que l’on y place par la suite, par exemple, les suces et jouets pour bébés, jouets pour animaux, aliments pour pique-nique. Cela s’appelle la «contamination croisée», que l’on doit absolument éviter.

Réduire les risques de contamination croisée

Une analyse portant sur la salubrité des sacs de plastique et des sacs réutilisables neufs (qui n’ont jamais été utilisés) a démontré qu’aucun de ces sacs ne contenait de bactéries.

La solution pour réduire les risques de prolifération des bactéries serait-elle de retourner à nos fameux sacs en plastique? Absolument pas, et la solution est bien simple! Il suffit de laver, après chaque utilisation, tous les sacs réutilisables. La machine à laver, au cycle délicat, fera bien l’affaire. On peut aussi choisir de les laver à la main dans une eau chaude et savonneuse. Peu importe la méthode de lavage, assurez-vous que les sacs sont bien secs avant de les plier et de les entreposer.

Pour réduire les risques de contamination croisée, on peut également adopter certaines mesures préventives:

  • Associer la couleur des sacs réutilisables à certains types de produits, par exemple les sacs verts pour les fruits et légumes, les sacs rouges pour les produits de la viande, les sacs bleus pour les produits ménagers, etc. Si vous n’avez pas l’occasion de laver vos sacs après chaque utilisation, vous saurez ainsi que les fruits et les légumes ne seront pas entreposés dans un sac qui a servi à entreposer de la viande ou une bouteille d’eau de Javel.
  • S’assurer que la ou le commis à la caisse n’entrepose pas les produits crus (viandes, volailles, poissons, etc.) dans le sac qui contient les aliments frais (légumes, fruits, etc.).
  • Placer deux sacs réutilisables l’un dans l’autre avant d’y placer les viandes, les volailles, etc.
  • Une fois à la maison, placer les sacs réutilisables sur les comptoirs plutôt que sur le plancher. Il est beaucoup plus rapide de laver les comptoirs que les planchers. Il faut comprendre qu’il suffit de marcher dans une flaque de jus de viande pour répandre les bactéries à la grandeur de la maison. Imaginez la situation, si vous avez un tout-petit qui se traîne sur les genoux!

Retenons que les sacs réutilisables sont pratiques, mais qu’il faut les laver régulièrement. Aujourd’hui, samedi, serait-il le bon moment?