Trente-six heures à Tokyo

Au retour de notre récent voyage au Vietnam, on a eu la chance de faire escale à Tokyo pour un peu plus de 36 heures. Bien sûr, Tokyo n’est pas une ville qui se visite en une seule journée. Pour en saisir toute la complexité, il faudrait y passer des semaines, voire même des mois. Mais comme nous n’avions que 36 petites heures devant nous, nous avons décidé d’en profiter au maximum!

Notre premier arrêt a été le temple Sensō-ji, un temple bouddhiste situé dans le quartier d’Asakusa. Plus vieux temple de la capitale japonaise, il est aussi le plus populaire auprès des visiteurs. On raconte qu’en 628, deux frères, Hamanari et Takenari Hinokuma, trouvèrent dans leurs filets de pêche une statue de la déesse Kannon. Après cette découverte, les deux frères se convertirent au bouddhisme et créèrent un temple en l’honneur de la Déesse.

Le temple que vous avez sous vos yeux n’est toutefois pas celui d’origine. Détruit par des bombardements durant la Seconde Guerre mondiale, Sensō-ji a dû être reconstruit de toutes pièces après la guerre.

Aujourd’hui, une longue allée de boutiques qui vendent souvenirs et friandises mène à l’entrée du temple. Les curieux pourront y consulter leur oracle en échange d’un don de 100 yens. Et l’oracle a vu juste, il me prédit un long voyage (drôle de coïncidence non?… ou pas!).

Après le temple Sensō-ji, on file vers celui de Kanda-myōjin dans le quartier de Chiyoda, l’un des quartiers les plus huppés de la ville. Décidément, les temples ont été populaires lors de nos 36 heures à Tokyo. Moins impressionnant que son prédécesseur, le temple de Kanda-myōjin est toutefois beaucoup plus tranquille.

Temple Shinto, il est très prisé des «geeks» en raison de sa proximité avec le quartier Akihabara Electric Town reconnu pour être le quartier des mangas. Plusieurs séries mangas prennent d’ailleurs pour décors ce temple, à un point tel où certains personnages fictifs en sont devenus les mascottes.

Les ita-eman, ces petites tablettes de bois sur lesquelles on inscrit un vœu, sont de véritables œuvres d’art manga! Et le temple est aussi devenu le lieu par excellence pour demander la protection du matériel électronique de tous genres. Vous craignez de perdre votre iPhone ou avez des soucis avec votre ordi, vous devriez peut-être faire une petite visite au temple de Kanda-myōjin.

Les ita-eman du temple Kanda-myōjin sont de véritables œuvres d’art manga. − Gracieuseté

On ne pouvait pas quitter Tokyo sans faire un tour du côté de Shibuya pour traverser son célèbre carrefour. À bien des égards, ce carrefour incarne à lui seul la frénésie de Tokyo. Alors que nous sommes des centaines à attendre fébrilement que la lumière passe au rouge, on ne peut faire autrement que d’être hypnotisé par les écrans lumineux qui se trouvent autour de nous.

Puis, le moment arrive. Et c’est là que la magie s’opère. Dans un immense chaos, des milliers de personnes (parce que oui, ce sont des milliers de personnes qui traversent le carrefour à chaque changement de lumières) partent dans toutes les directions. Se frayer un chemin à travers la foule est une expérience unique à vivre au moins une fois si l’on visite Tokyo. Il y a quelque chose de particulièrement enivrant à se laisser porter par le mouvement de la foule. Et pour vous dire la vérité, on a refait l’expérience deux autres fois!

Ne manquez pas non plus de vous promener un peu dans les rues du quartier de Shibuya. Très différent des quartiers dont nous avons parlé précédemment, Shibuya dégage une énergie incroyable. On a véritablement l’impression que tous les écrans lumineux du monde se sont donné rendez-vous ici, dans ce quartier.

Le quartier de Shibuya dégage une énergie incroyable. − Gracieuseté

Une chose est sûre, notre courte visite à Tokyo a piqué notre curiosité. On a déjà hâte d’y remettre les pieds pour poursuivre nos découvertes.

Pour plus de conseils voyage, consultez notre blogue.