La route s’annonce longue pour le NPD

À dix mois des prochaines élections, à quoi peuvent donc rêver les militants néo-démocrates pour 2018? À pas grand-chose, honnêtement. En tout cas, pas s’ils restent réalistes.

Compte tenu des défis majeurs auxquels ils font face, aller chercher autant de votes qu’en 2014 à l’échelle provinciale (soit un peu moins de 13%) sera un véritable tour de force.

Si je dis cela, c’est que le parti revient vraiment de loin. Jennifer McKenzie a hérité d’un parti en lambeaux lorsqu’elle est entrée en poste en au mois d’août.

Si vous ne me croyez pas, allez feuilleter le registre des associations de circonscriptions du NPD sur le site web d’Élections Nouveau-Brunswick.

Ce document mis à jour deux semaines après l’arrivée de Jennifer McKenzie ne peint pas le portrait d’un parti en très bonne santé. On y voit que plusieurs associations étaient alors des coquilles vides présidées par le même militant.

De plus, aux dernières nouvelles (selon un registre mis à jour pour la dernière fois à la fin juillet) l’écrasante majorité des associations de circonscription du NPD ont la même représentante officielle.

Les néo-démocrates peuvent au moins se consoler du fait qu’ils ne sont pas cassés. Au cours des derniers mois, ils ont réussi à améliorer leur position financière. Malgré cela, ils demeurent encore bien loin de jouer dans la même ligue que les rouges et les bleus.

Finalement, si l’on jette un coup d’oeil aux sondages, on constate que le NPD a des croûtes à manger. Selon les calculs de la firme néo-écossaise Corporate Research Associates, depuis plusieurs mois, il ne récolte que 11% ou 12% des appuis chez les électeurs décidés.

Tout ça pour dire qu’en cette ère post-Dominic Cardy, le NPD a encore pas mal de pain sur la planche.

Comme le faisait remarquer mon collègue François Gravel dans son éditorial de samedi, le NPD est sur la bonne voie. Il sort petit à petit la tête de l’eau.

Mais la route de Jennifer McKenzie et de ses collègues s’annonce longue et jalonnée d’obstacles.