Bonne année

Chers lecteurs et lectrices, je laisse à chacun d’entre vous le soin de juger de l’année écoulée. A-t-elle été heureuse? Ou de tristesse et de soucis? Les deux sans doute, comme ce fut le cas pour moi. En cette dernière chronique de 2017, voici mon bilan.

Au niveau personnel, dans la colonne positive, 2017 a marqué mes 60 ans et mon 40e anniversaire de mariage, deux évènements qui ont été cause de festivités et d’excellents moments en famille. Ce fut aussi l’arrivée d’une petite-fille qui est l’objet de toutes les attentions et qui fait notre joie. Dans la colonne négative, ce fut l’année du départ de ma meilleure amie et collègue de Radio-Canada/CBC et, moins proche de moi, mais attristant aussi, le départ de nombreuses personnes, Denis Richard par exemple. «C’est la vie», me direz-vous.

En fait, mes vraies inquiétudes sont plus globales: 2017 aura marqué l’arrivée du polichinelle de Washington et avec lui, de l’apologie du mensonge et de la désinformation, de la descente dans les rues des États-Unis et du Canada, des suprémacistes de toutes sortes, à visage ouvert et sans aucune honte et du négationnisme généralisé.

2017 aura aussi été l’année de dérèglements climatiques importants – ouragans, cyclones, feux de forêt monstrueux, qui laissent présager des lendemains difficiles pour tout le monde. En Acadie, nous serons aux premières loges, pour ressentir les effets des ouragans, de la montée des eaux, de la fonte des glaces et j’en passe. À ce sujet, la sortie des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, cette année, n’augure rien de bon non plus.

Enfin que dire et que penser de ce Grand Dérangement, partout dans le monde, de ces millions de gens forcés de fuir la discrimination, la torture et la famine. Certains ont été accueillis parmi nous, mais combien d’autres se trouvent refoulés, laissés pour compte?

Alors que se clôt l’année 2017, je m’interroge – et je vous interroge! – sur les 365 jours qui s’annoncent: que sommes-nous prêts à faire, individuellement et collectivement, pour que les choses changent, un tant soit peu, pour le meilleur? Que pouvons-nous faire, localement et globalement? Les défis ne manquent pas. Ma seule préoccupation est de savoir si je serai, si nous serons à la hauteur.