Top 30 des plus influents: où sont les femmes?

C’est devenu une tradition du temps des Fêtes. Chaque année, à la fin décembre, le comité éditorial de l’Acadie Nouvelle dresse un top 30 des francophones les plus influents. Et chaque fois, on nous rentre dedans parce que les femmes y sont minoritaires.

Cette fois encore, des internautes nous ont reproché de ne pas avoir inclus telle ou telle femme. Bien souvent, il s’agit de personnes importantes, mais qui sont plutôt loin de la prise de décision, ou de personnes près du pouvoir, mais dont les patrons sont… des hommes.

Je l’ai dit il y a un an jour pour jour et je le redis aujourd’hui ; le problème n’est pas notre liste, mais bien notre société.

Qu’on le veuille ou non, les femmes demeurent sous représentées dans les postes les plus importants au Nouveau-Brunswick. Je vous mets au défi de me démontrer le contraire.

Regardez qui nous représente à Ottawa et à Fredericton. On est très, très loin de la parité. Regardez qui dirige les institutions acadiennes les plus importantes, les grandes entreprises et les grandes villes de la province. La plupart du temps, ce sont des hommes.

Au moins, on peut se réjouir de quelques avancées cette année.

Prenez Ginette Petitpas Taylor (ministre fédérale de la Santé), Louise Imbeault (présidente de la SNA), Colette Francoeur (directrice de Radio-Canada Acadie) et Jolène Richard (juge en chef de la Cour provinciale). Elles ont toutes succédé à des hommes et occupent maintenant des postes clés.

Il s’agit de petits pas vers une meilleure représentation des femmes au Nouveau-Brunswick. Et c’est notamment ce qui explique pourquoi notre top 30 compte dix femmes cette année (soit trois de plus que l’année dernière).

Au lieu de nous lancer des tomates parce que les femmes sont trop peu nombreuses dans notre liste annuelle, pourquoi ne pas voir ce portrait de la situation comme un rappel du chemin qui reste à faire?