Une brigade défensive à toute épreuve

On dit souvent qu’un championnat se gagne par la qualité de sa brigade défensive. C’est ma foi une théorie qui est difficile à contester.

Et quand je regarde la brigade du Titan d’Acadie-Bathurst, avec un top 5 composé d’Olivier Galipeau, Adam Holwell, Noah Dobson, Michal Ivan et Keenan MacIsaac, sans oublier Elijah Francis et et Félix-Antoine Drolet, je trouve que ç’a de la gueule.

En fait, il s’agit probablement de la plus solide depuis la saison 1998-1999, brigade qui je vous rappelle avait justement permis à l’équipe de remporter la coupe du Président. Jonathan Girard, François Beauchemin, Philippe Plante, Jean-Sébastien Trudelle, Danny Groulx et Hugo Lévesque composaient alors le sextuor dont disposait l’entraîneur de l’époque Roger Dejoie.

Quoique Réal Paiement n’avait pas une vilaine brigade lui non plus en 2000-2001 avec les Alexandre Vigneault, Antoine Bergeron, Miroslav Durak, Patrick Mbaraga, Michael Lanthier et Carl McLean.

De cette brigade, donc, j’en ai justement parlé avec l’entraîneur Mario Pouliot plus tôt cette semaine. Il m’a fait remarquer à quel point il est important de compter sur une défensive de premier plan pour faire un long bout de chemin dans la «vraie saison». Selon lui, c’est aussi bien dire impossible de gagner sans un groupe de défenseurs de grande qualité. Pas certain que les partisans des Penguins de Pittsburgh sont d’accord à la suite de leur dernière coupe Stanley, mais bon c’est une autre histoire.

Pouliot m’a parlé des Sea Dogs de Saint-Jean qui comptaient sur Thomas Chabot, Simon Bourque, Jakub Zboril, Chase Stewart et Bailey Webster le printemps dernier. Et aussi des Huskies de Rouyn-Noranda qui, le printemps précédent, avaient dans leurs rangs Philippe Myers, Nikolas Brouillard, Jérémy Lauzon, Jacob Neveu, Bruno-Karl Denis, Zachary Lauzon et Allan Caron.

Ce sont effectivement deux défensives qui sortaient de l’ordinaire. Reste à voir si le groupe concocté par Sylvain Couturier pourra réaliser lui aussi l’exploit.

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Par ailleurs, maintenant que Couturier a fait le plein de talents, j’ai hâte de voir si le Titan va retrouver la faveur des amateurs de hockey.

Personnellement, j’ai des doutes. Des gros doutes. Gros comme le tour des cuisses de Sidney Crosby. Et croyez-moi, les cuisses du 87 sont énormes.

Je ne parle même pas de remplir le Centre régional K.-C.-Irving comme ça se faisait dans les belles années (1998 à 2003). Je suis réaliste. Surtout que, n’en déplaise aux dirigeants de l’équipe, je crois que cette époque est révolue et que nous ne la reverrons plus jamais.

En fait, j’estime que ce serait déjà pas mal si l’équipe parvenait à attirer une moyenne d’au moins 2500 partisans par match pour les quatre prochains mois. Je suis à peu près convaincu que c’est la moyenne que les actionnaires ont en tête.

Mais encore là, je reste perplexe quant aux chances d’atteindre de tels chiffres. C’est plus fort que moi.

Il n’en reste pas moins que ce serait vraiment dommage que j’ai raison. Je souhaite réellement me tromper. Parce que, selon moi, c’est dans la cabane du Titan que le meilleur spectacle sportif sera présenté dans les semaines à venir dans tout le Nouveau-Brunswick.