Sylvain Couturier a fait le travail

Peu importe la reconstruction majeure qui suivra dès la saison prochaine, je ne peux que saluer positivement le travail accompli par Sylvain Couturier au cours des derniers mois.

Le directeur général du Titan ne l’a pas eu facile ces dernières années avec les critiques multiples dont il a dû faire face dans les médias sociaux. C’était parfois mérité, j’en conviens. Mais trop souvent, on lui a attribué des erreurs commises par l’ancien propriétaire Léo-Guy Morrissette.

Sauf que dans les six derniers mois, l’équipe qu’il a réussi à assembler devrait donner aux partisans un hiver et un printemps fort spectaculaire. Il a surtout fait preuve de débrouillardise en concoctant quelques transactions, dont celle sortie tout droit du champ gauche impliquant l’Américain Jake Ryczek aux Mooseheads pour un choix de première ronde. Choix qui lui a ensuite permis de manoeuvrer afin d’aller chercher Mitchell Balmas à Gatineau.

Depuis le mois d’août, Couturier est parvenu à ajouter, entre autres, Ethan Crossman, Félix-Antoine Drolet, German Rubtsov, Michal Ivan, Joseph Murdaca, Mitchell Balmas, Olivier Galipeau, Evan Fitzpatrick et Samuel Asselin.

Bref, avec le talent qui était déjà présent, tous les ingrédients sont là pour connaître du succès.

Reste maintenant à voir si Mario Pouliot et ses adjoints Bryan Lizotte et Alexandre Guérard parviendront à faire lever la sauce.

Une chose est certaine, la défensive du Titan n’a jamais paru aussi relevée depuis la conquête de la Coupe du Président en 1998-1999.

Cette saison-là, la première de l’équipe à Bathurst, l’entraîneur Roger Dejoie pouvait compter sur Jonathan Girard, François Beauchemin, Philippe Plante, Danny Groulx, Jean-Sébastien Trudelle et Hugo Lévesque.

Cette brigade défensive avait derrière la cravate l’équivalent de 92 matchs éliminatoires en expérience lorsque les séries s’étaient amorcées. Cette fois-ci, c’est pas moins de 127 rencontres éliminatoires dont disposera Mario Pouliot.

Ce n’est pas rien.

HEUREUX DE RETROUVER GALIPEAU

Quatre joueurs du Titan ont déjà eu la chance d’évoluer en compagnie d’Olivier Galipeau au cours des dernières saisons.

Cole Rafuse était âgé de 16 ans quand il a eu comme coéquipier Galipeau chez les Foreurs de Val-d’Or. Et dans la dernière année, ç’a aussi été le cas de German Rubtsov et Keenan MacIsaac avec les Saguenéens de Chicoutimi.

MacIsaac, pour un, est fort heureux de retrouver son ancien coéquipier des Sags.

«Olivier est un excellent leader, m’a-t-il révélé plus tôt cette semaine. Ça fait tellement longtemps qu’il est dans la ligue. Il va définitivement nous aider, particulièrement dans les séries éliminatoires. Nous sommes excités de l’avoir avec nous.»

Et depuis mercredi après-midi, on peut aussi compter dans ce groupe le nouveau venu Samuel Asselin. Lui et Galipeau ont été des coéquipiers il y a six ans avec les Pionniers de Lanaudière dans le bantam AA.

En passant, avec l’arrivée de Galipeau, le Titan compte sur quatre arrières parmi les 25 meilleurs pointeurs de la ligue à cette position. Galipeau (15-25) est premier avec 40 points, Noah Dobson (5-31) vient au deuxième échelon avec 36 points et Adam Holwell (8-22) occupe le septième rang avec 30 points. Ajoutez à cela MacIsaac (2-18) en 23e position avec 20 points.

DES CHIFFRES RÉVÉLATEURS SUR GALIPEAU

Voici quelques petites statistiques fort intéressantes concernant Olivier Galipeau.

Notons d’abord qu’il a accumulé 146 points jusqu’ici en carrière dans la LHJMQ. Il ne lui manque que 18 autres points pour se joindre au top 100 des meilleurs pointeurs chez les défenseurs dans l’histoire du circuit.

À ce sujet, cinq Néo-Brunswickois figurent déjà dans ce club sélect, soit James Sanford (60e, 187 pts), Jean-Claude Sawyer (64e, 185 pts), Guy Dupuis (66e, 183 pts), Kevin Gagné (83e, 173 pts) et Matt Murphy (96e, 166 pts).

Galipeau n’a également besoin que de 22 autres parties pour atteindre le plateau des 300 en carrière. Son coéquipier Adam Holwell est devenu dimanche le 46e défenseur à réaliser l’exploit. Nicholas Welsh, des Wildcats, a atteint les 300 matchs mardi soir face aux Mooseheads au Colisée de Moncton.

C’est donc dire, à moins d’une blessure, que Galipeau deviendra le 27 février prochain le 48e arrière à faire partie de ce groupe sélect. On y retrouve, entre autres, Danny Groulx, Tyler Reid, Marc-Antoine Desnoyers, Drew Paris, Alexandre Vigneault, Mathieu Wathier, Matt Murphy, Shane Doiron, Kevin Gagné et Pascal Amyot.

Cependant, la statistique la plus intéressante concernant Galipeau est le fait qu’il pourrait devenir le joueur ayant disputé le plus grand nombre de matchs éliminatoires dans l’histoire de la LHJMQ.

Galipeau totalise actuellement 63 parties éliminatoires, ce qui se veut un sommet parmi les joueurs actifs dans le circuit Courteau. Deux ex-joueurs du Titan dominent cette statistique avec 78 rencontres disputées chacun, soit Marc Bouchard et Danny Groulx. Philippe Dupuis et Matt Murphy suivent avec 76 parties. Stephen MacAulay complète le top 5 avec 75 matchs.

Bref, tout ce dont Galipeau a besoin pour devancer ce beau monde est d’éviter les blessures et de disputer 16 matchs éliminatoires.

«Galipeau est un joueur d’une grande qualité avec un c.v. bien rempli. Avec (Adam) Holwell, (Noah) Dobson et (Michal) Ivan, ça nous donne un très bon  »big four »», m’a d’ailleurs révélé Mario Pouliot à son sujet.

UN REPÊCHAGE RICHE EN DÉFENSEURS

Mario Pouliot m’a par ailleurs parlé en bien du repêchage de 2013 en ce qui concerne les défenseurs et il a entièrement raison. J’ai pris la peine d’aller jeter un œil sur tous les arrières d’impact qui ont été sélectionnés cet été-là et la liste est impressionnante.

Outre Olivier Galipeau et Adam Holwell, on y retrouve également Thomas Chabot, Philippe Myers, Guillaume Brisebois, Nicolas Meloche, Jérémy Roy, Zachary Malatesta, Frédéric Allard, Jérémy Lauzon, Simon Bourque, Nicholas Welsh, Frédéric Aubé, David Henley, Will Thompson, Bradley Lalonde, Taylor Ford, Luc Deschênes et Bailey Webster.

Vous conviendrez que la récolte avait été plus qu’excellente.

UNE ÉQUIPE BIEN NANTIE EN GROS NOMS

Avec l’arrivée d’Evan Fitzpatrick (St. Louis), le Titan compte sur maintenant trois joueurs qui ont été repêchés par l’une équipe de la LNH. Les deux autres sont German Rubtsov (Philadelphie) et Antoine Morand (Anaheim).

C’est sans compter sur Adam Holwell, Michal Ivan et Justin Ducharme qui ont d’excellentes chances d’être sélectionnés cet été. Et ajoutez cela les Jeffrey Viel, Mitchell Balmas, Olivier Galipeau et Adam Holwell qui tenteront de convaincre une équipe de leur accorder un premier contrat professionnel.

LE NUMÉRO 26 POUR GALIPEAU

Après l’avoir porté à Val-d’Or et à Chicoutimi, Olivier Galipeau conservera son numéro 26 avec le Titan.

Parmi les autres joueurs qui ont porté ce numéro au fil des ans chez le Titan, on retrouve, entre autres, Justin Vienneau, Martin Vagner, Vincent Arseneau, Yan Moniqui, Sean Girard, Nathan Medeiros et Vital Côté.

MATHIEU BLANCHARD SUR UN NUAGE

Auteur d’un but et deux mentions d’aide lors de son récent rappel, l’Acadien Mathieu Blanchard ne cache pas sa fierté d’avoir réussi à démontrer son potentiel offensif à l’organisation du Titan.

«Ces trois matchs m’ont confirmé que je peux jouer dans cette ligue», dit-il.

«Je n’avais pratiquement pas joué lors de mon premier rappel en octobre. Cette fois-ci, Marc-André (LeCouffe), Logan (Chisholm) et moi avons réussi à marquer dès notre première présence sur la glace. Je ne sais pas si nous aurions eu autant de temps de jeu par la suite si ça n’avait pas été de ce but», raconte-t-il.

«Une chose est sûre, ça nous a donné beaucoup de confiance. Tout en restant responsables dans notre territoire, nous avons réussi à produire quatre buts en trois parties. Logan en a inscrit deux, Marc-André et moi un chacun», mentionne-t-il.

«Je crois que j’ai un avenir dans cette ligue comme joueur de troisième ou quatrième trio. J’irais même jusqu’à dire que mon avenir est entre mes mains. Je dois seulement continuer de m’améliorer. Ça va d’ailleurs très bien avec le Blizzard d’Edmundston. Je complète un trio avec Maxime Grandmaison et Jeffrey Akerley. Notre rôle est d’affronter les meilleurs trios adverses», ajoute Mathieu Blanchard.

WILLIAM BASQUE TOUT PRÈS D’UN RETOUR

Si tout va bien, William Basque effectuera un retour au jeu sous peu.

Éloigné de l’action depuis plus de trois mois en raison d’une dislocation du coude gauche, l’attaquant des Olympiques de Gatineau a repris l’entraînement avec ses coéquipiers en début de semaine. Même que les chances sont bonnes pour que l’Acadien de Tracadie participe aux matchs du week-end.

«Je suis très près d’un retour, m’a indiqué Basque plus tôt aujourd’hui. Si ce n’est pas en fin de semaine, ce sera dès la partie suivante.»

J’en ai profité pour lui demander de me parler de Mitchell Balmas. Voici ce que Basque avait à me dire au sujet du nouveau marqueur du Titan.

«Mitchell est aussi un bon passeur. C’est un gars qui sait où se placer en zone offensive. Si nécessaire, c’est aussi un joueur qui n’hésitera pas à ralentir le jeu quand il est en possession de rondelle. Il aime se créer son propre espace», m’a résumé Basque.

DES TIGRES AGRESSIFS

Sylvain Couturier n’a pas été le seul directeur général qui s’est montré agressif au cours des dernières semaines sur le marché des transactions. C’est aussi le cas de Kevin Cloutier chez les Tigres de Victoriaville.

Cloutier a ajouté dans le dernier mois le gardien Étienne Montpetit, les défenseurs Dominic Cormier et Mathieu Charlebois, ainsi que les attaquants Vitali Abramov et Simon Lafrance.

Et voilà que Joël Bouchard a décidé de foncer lui aussi du côté de l’Armada de Blainville-Boisbriand. Aussitôt que le championnat mondial sera terminé, on annoncera alors l’acquisition de l’attaquant Drake Batherson. Les Screaming Eagles du Cap-Breton devraient avoir un très bon retour dans ce marché.

KOSORENKOV EST EN FEU

Parlant des Tigres, on ne peut passer sous silence le rendement d’Ivan Kosorenkov depuis quelques semaines. L’attaquant russe a inscrit au moins un point dans chacun de ses neuf derniers duels pour une récolte totale de 11 buts et 18 points. Il a d’ailleurs marqué dans chacun de ses cinq derniers duels.

Avec Kosorenkov, Vitali Abramov, Maxime Comtois, Félix Lauzon, Jimmy Huntington, Simon Lafrance, Chase Harwell, Dominic Cormier, Vincent Lanoue et Étienne Montpetit, les Tigres sont eux aussi équipés pour veiller tard.

L’ANECDOTE DE LA SEMAINE

L’anecdote de la semaine, ou plutôt les deux anecdotes de la semaine sont une gracieuseté de l’annonceur maison du Titan Luc Foulem. Elles concernent toutes deux l’ancien bagarreur Jonathan Tremblay.

À l’évidence, Luc Foulem possède une mémoire d’éléphant quand il est sujet de l’ex-numéro 34. Avec date à l’appui, il peut vous raconter dans les moindres détails certains combats du colosse ontarien que plusieurs considèrent comme le meilleur bagarreur dans l’histoire de l’équipe.

La première anecdote, comme me l’a raconté Luc Foulem, remonte au 23 février 2002. Le Titan venait de rappeler Tremblay qui n’était alors âgé que de 17 ans. Le Drakkar de Baie-Comeau est au Centre régional K.-C.-Irving et on y retrouve au sein de cette équipe un certain Marc-André Roy qui a connu des saisons de 432 et de 653 minutes au banc des pénalités.

«Roy était le genre qui cherchait par toutes les façons possibles d’écoper des minutes de pénalités, se souvient Foulem. Il allait même jusqu’à demander à l’arbitre de lui donner des 10 minutes supplémentaires. Mais c’était surtout un gros bonhomme capable de donner des taloches. Lui et Jonathan se sont battus tout près du filet du Titan, juste devant la porte où sort la zamboni. Au début du combat, Jonathan s’est retrouvé à genoux et les arbitres se sont approchés pour y mettre un terme. Mais Jonathan s’est soudainement relevé en agrippant les pantalons de Roy. Puis une fois debout, il a carrément soulevé Roy de terre. Je ne te mens pas, on pouvait voir les patins de Roy ballotter au moins un pied dans les airs. Il l’a ensuite relâché pour lui lancer quelques coups de poing.»

«Quand Roy est arrivé au banc des pénalités, il a demandé à Jonathan d’où est-ce qu’il venait. C’était clair que Roy n’en revenait pas d’avoir été soulevé ainsi comme une feuille de papier par un kid de 17 ans. Jonathan lui a répondu de sa petite voix qu’il jouait midget AAA à Timmins. Roy s’est ensuite tourné vers quelqu’un, je crois que c’était Aldo Mallet, et je l’ai clairement entendu dire:  »Ça doit être une méchante ligue de malade ça »», raconte Foulem en riant.

L’autre anecdote s’est déroulée le 27 décembre 2002. Mais avant de vous la raconter, il faut préciser que Tremblay venait de rater quelques matchs après avoir subi une fracture à sa main gauche. Et lors d’une visite précédente des Screaming Eagles, l’homme fort du Cap-Breton, George Davis, avait fait la pluie et le beau temps. Il s’était même permis de donner une sévère correction à Ondrej Wantulok.

«Je me souviens que Jonathan était dans tous ses états quand il avait vu Davis s’en prendre à nos joueurs. Jonathan était toutefois en uniforme pour la visite suivante des Screaming Eagles et pas mal tout le monde dans l’aréna anticipait une bagarre. C’était ce soir du 27 décembre qu’il allait régler ses comptes avec le gros Davis. Et quel combat ç’a été. Vers la fin, Davis n’était qu’un simple vadrouille dans les mains de Jonathan. Le combat a duré environ 30 secondes et Jonathan a dû lui donner au moins 20 coups de poing de plus», révèle Luc Foulem.

Davis et Tremblay se sont affrontés à quatre reprises au fil des ans. Le premier duel s’est terminé par un verdict nul, puis le colosse du Titan a remporté les trois autres.

Davis était un mastodonte de 6 pieds 2 pouces et 235 livres, alors que Tremblay faisait osciller le pèse-personne à 240 livres du haut de ses 6 pieds 3 pouces.

C’EST ARRIVÉ UN 3 JANVIER

1971 – Yves Bergeron, un Québécois originaire de Malartic qui habite à Bathurst depuis une quarantaine d’années, y va d’une performance de deux buts et de deux passes dans une victoire de 8 à 5 des Bruins de Shawinigan sur les Alouettes de Saint-Jérôme.

1999 – Jonathan Girard inscrit un but et quatre passes pour conduire le Titan d’Acadie-Bathurst à un gain facile de 8 à 3 sur les Screaming Eagles du Cap-Breton. Mathieu Benoit et Alain Charbonneau ont pour leur part réussi deux buts chacun.

2006 – Stéphane Goulet enfile trois buts et les Wildcats de Moncton l’emportent 5 à 2 sur le Rocket de l’Île-du-Prince-Édouard.

JOYEUX ANNIVERSAIRE

3 – Carl McLean (35), Miguel Sullivan (23).

4 – Dominic Noël (37), Karl Fournier (35), Robert Davis (25), Didier Bochatay (35), Nico Hischier (19), David Crossman (31).

5 – Éric Beaudin (34), Mathieu Perreault (30), Jean-Philippe Leblanc (30), Rodrigo Abols (22), Cole Rafuse (19), Jon Waye (27), Jonathan Roy (38), Pascal Amyot (28).

6 – Olivier Houle (25), Nicolas Deschamps (28), Xavier Bernard (18), Daniel Goneau (42), David Brine (33), Pierre-François Lalonde (44), Daniel Goneau (42).

7 – Colin MacSween (22), Jean-Philipp Paquet (31), Noah Dobson (18), Louick Marcotte (23), MacKenzie Weegar (24), Donald Brashear (46), Stéphane Goulet (32).

8 – Lucas Grundy (25), Adam Chapman (24), Steve Chartrand (49), Ryan Papaioannou (34).

9 – Jacob Lagacé (28), Alex Bradley (23).

LA QUESTION DE LA SEMAINE

Lequel de ces défenseurs acadiens a disputé le plus de matchs en carrière dans la LHJMQ?

A. Billy Bezeau

B. Rémi Blanchard

C. Luc Bourdon

D. Mario Cormier

E. Shane Doiron

F. Guy Dupuis

G. Pierre Durepos

H. Kevin Gagné

I. Justin Haché

J. Mathieu Labrie

K. Jeff LeBlanc

L. Jules Melanson

M. Philippe Myers

N. Jean-Claude Sawyer

O. Justin Vienneau

P. Michael Ward

Réponse à la dernière question: Qui a été le premier hockeyeur originaire de la Péninsule acadienne à porter les couleurs des Wildcats de Moncton? Réponse: Charles Beattie.