Black Mirror: le côté sombre de notre société

Patrice CôtéChroniques

Au cours des derniers jours, Netflix a mis en ligne les six épisodes de la quatrième saison de la série maintenant culte Black Mirror. À voir le regard interloqué que certains amis proches m’ont jeté quand je leur ai affirmé que je ne connaissais pas cette série, il était plus que temps que je m’immerge dans cet univers singulier.

Black Mirror est une série d’anthologies de science-fiction qui a fait ses débuts à la télévision britannique à la fin 2011.

Chacun des 19 épisodes qui composent les quatre saisons sont indépendants. C’est donc dire que chacun raconte une histoire qui a un début et une fin. Nul besoin d’avoir vu l’épisode 4 pour comprendre l’épisode 7, par exemple.

La grande beauté de Black Mirror, c’est tout le talent que la série attire. Près d’une dizaine de réalisateurs différents ont été appelés, le temps d’un épisode ou deux, à mettre sur pellicule les scénarios de l’humoriste satirique Charlie Brooker, dont Jodie Foster.

Chaque épisode est donc marqué de renouveau, autant au niveau de la cinématographie que du ton.

Les épisodes ont toutefois tous quelque chose en commun: ils se déroulent dans un futur (jamais très éloigné) et théorisent sur les conséquences de l’utilisation des nouvelles technologies. Le tout fait énormément réfléchir.

Par exemple, le premier épisode porte sur l’importance de plus en plus exagérée qu’occupent les médias sociaux dans nos vies et la notion de voyeur qui s’y rattache. Le deuxième est une excellente satire sur l’hypocrisie de l’humain face à la télé-réalité.

Le premier opus de la quatrième saison est de son côté un brillant hommage à Star Trek. Il aborde la question des humains malheureux qui se construisent en quelque sorte une utopique deuxième vie grâce aux univers virtuels et aux jeux vidéos.

Vous aurez compris que Black Mirror n’a rien d’une comédie (même si la plupart des épisodes contiennent une dose de cet humour pince-sans-rire si propre aux Britanniques). C’est davantage une série sombre qui nous met en garde, non pas contre les nouvelles technologies, mais plutôt contre les dangers qui guettent la société si celles-ci sont mal utilisées.

Bref, Black Mirror est en quelque sorte un miroir qui nous renvoie une image à la fois sombre et troublante de ce que pourrait devenir l’Occident. Angoissant.

L’histoire secrète des jouets de notre enfance

Saviez-vous que le jouet le plus vendu de l’histoire de l’humanité, la figurine G.I. Joe, a failli ne jamais voir le jour? Ou que les premiers jouets de l’univers Star Wars ont été lancés un an après la sortie du film original et que l’un d’entre eux vaut aujourd’hui des centaines de milliers de dollars?

C’est notamment ce que l’on peut apprendre dans la série de documentaires The Toys That Made Us (diffusé sur Netflix depuis le 22 décembre).

Pour l’instant, quatre épisodes sont en ligne, soit ceux portant sur l’histoire des jouets de Star Wars, Barbie, He-Man et G.I. Joe.

J’ai écouté le premier et le dernier et la première expression qui me vient en tête est «souci du détail». La qualité de ces productions est vraiment exceptionnelle, surtout au niveau des images, de l’infographie et de la recherche.

J’imagine à peine tout le travail qui a été nécessaire pour retrouver, 30 ou 40 ans plus tard, les gens qui ont participé à la prise de décision, à la conception et au marketing de ces jouets devenus cultes.

Le tout est présenté sous un format humoristique et facile à comprendre. Franchement, de l’excellent boulot.

Quatre autres épisodes viendront s’ajouter à une date indéterminée, soit Transformers, Lego, Hello Kitty et Star Trek. Avouez que le public cible est très large!!

Kate Beckinsale en veuve curieuse

Kate Beckinsalepoursuit son association avec Amazon. Après avoir tourné dans The Only Living Boy in New York, la Britannique sera la tête d’affiche d’une série de huit épisodes intitulée The Widow. Beckinsale (Pearl Harbor, Underworld) y interprètera une femme qui a choisi de se couper du monde lors du décès de son mari. Lorsqu’elle verra le disparu à la télévision, elle ne reculera devant rien pour tenter d’élucider le mystère. Ses recherches la mèneront jusqu’au Congo. The Widow sera accessible dans plus de 200 pays à une date qui n’est pas encore déterminée.

Bright: au diable les critiques!

Détruit par la critique, mais vu en masse par les abonnés, le film Bright ne laisse personne indifférent. Mais Netflix a tranché et, malgré l’accueil glacial des spécialistes, l’oeuvre qui met en vedette Will Smith aura une suite. Mis en ligne le 22 décembre, Bright se situe dans un monde où humains, fées, elfes et orques se côtoient. Il raconte l’histoire de deux policiers qui font équipe: un humain et un orque. Tourné au coût de 90 millions $, Bright aurait été vu par 11 millions de personnes dans les trois jours suivant sa sortie. C’est probablement ce qui a convaincu Netflix de donner son feu vert à une suite. David Ayer (Suicide Squad) sera de retour dans le siège du réalisateur. Il signera aussi le scénario.

BIENTÔT SUR VOS ÉCRANS

Amazon Video

  • Electric Dreams (12 janvier)

Cette série de science-fiction mettant en vedette Bryan Cranston réimagine certaines des nouvelles cultes de l’auteur Philip K. Dick.

Nouveaux films d’intérêts: A Ghost Story (7 janvier) et xXx: The Return of Xander Cage (31 janvier).

Hulu

  • The Good Place – saison 2 (5 janvier)

Considérée comme une des meilleures comédies de l’heure, la série raconte l’histoire d’Eleanor (Kristen Bell), une jeune femme qui, à sa mort, est envoyée par erreur dans une sorte de paradis utopique.

Nouveaux films d’intérêts: Polytechnique (15 janvier), The Queen (15 janvier), We Need to Talk About Kevin (15 janvier) et Detroit (24 janvier).

Netflix

Grace and Frankie – saison 4 (19 janvier)

Créée par Marta Kauffman (une des productrices de Friends), cette comédie gagne en qualité avec l’âge. Elle raconte l’histoire de deux femmes qui deviennent amies après que leurs époux respectifs soient tombés amoureux. Nouveauté cette saison: l’ajout à la distribution de la fantastique Lisa Kudrow, une ancienne de… Friends!

Nouveaux films d’intérêts: The Conjuring (8 janvier), Dallas Buyers Club (16 janvier) et Cars 3 (31 janvier).

Le classique du mois

Il y a 20 ans, la télé-réalité faisait partie de nos vies, mais certainement pas autant qu’aujourd’hui. Cela n’avait pas empêché un jeune Néo-Zélandais alors âgé de 33 ans de déceler les abus potentiels et les défauts de ce type de télévision. C’est ainsi qu’est né Le Show Truman (sur Netflix depuis le 1er janvier), une satire drôlement visionnaire dans laquelle Jim Carrey offre une des meilleures interprétations de sa carrière. Un classique que le poids des années a rendu d’autant plus pertinent.

Prochain rendez-vous: le 3 février.