Un tournoi de hockey olympique qui s’annonce enlevant

Quand la Ligue nationale a annoncé que ses joueurs ne participeraient pas aux Jeux olympiques de 2018, bon nombre d’amateurs ont réagi avec stupeur.

Une compétition sans Sidney Crosby? Sans Connor McDavid? Sans Alex Ovechkin?

Impensable!

Sauf que plusieurs y ont vu une excellente nouvelle, et ce, pour plusieurs raisons.

Il faut bien avouer qu’avec les professionnels, l’équipe canadienne est supérieure à toutes les autres.

En fait, il y a très peu de pays qui peuvent logiquement lui donner une bonne compétition.

Les rencontres face au Kazakhstan ou à la Pologne, on n’en parle même pas.

C’était surtout une question de savoir par combien de buts le Canada allait humilier son adversaire.

Mais en Corée du Sud, ce sera une véritable compétition, un véritable tournoi.

Aucune équipe ne part réellement favorite.

Et ça, pour les vrais sportifs et les amateurs de hockey purs et durs, c’est du bonbon.

Enfin, un match Canada-Biélorussie sera intéressant!

Enfin, l’Allemagne peut rêver renverser la grosse machine canadienne.

Les plus vieux se souviendront avec un brin de nostalgie de la belle médaille d’argent récoltée par nos représentants aux jeux de 1992 à Lillehammer, en Norvège.

La formation qui comprenait notamment Sean Burke (le directeur général de l’équipe olympique), Eric Lindros et Fabian Joseph s’était inclinée 3 à 1 en finale devant une équipe russe unifiée qui alignait entre autres Alex Kovalev et Sergei Zubov.

Le tournoi a été enlevant et chaudement disputé, exactement ce qu’on souhaite d’une compétition olympique.

C’est à ce genre de fébrilité qu’auront droit les amateurs de hockey à Pyeonchang dans un mois.

L’autre aspect intéressant de l’absence des professionnels, c’est la présence de plusieurs patineurs qu’on croyait perdus dans le fond de la Sibérie ou carrément à la retraite.

Chacun des membres de l’équipe canadienne a une histoire intéressante, un parcours qui mérite d’être raconté.

On peut parler de l’ancien gardien des Tigres de Victoriaville, Kevin Poulin.

Après un séjour avec les Islanders de New York dans la LNH, il est passé par la KHL (le Barys d’Astana), l’Autriche (le Medvescak de Zagreb) et même la Ligue nord-américaine (les Prédateurs de Laval).

Son ancien coéquipier à Victoriaville Maxime Noreau a connu un parcours tout aussi coloré.

Le défenseur âgé de 30 ans a joué dans la LNH (Minnesota), la LAH (Houston) et en Suisse (Berne) avant d’endosser l’unifolié.

Et que dire de Chris Lee?

Le vétéran âgé de 37 ans n’a jamais disputé de rencontres dans la LNH.

Il a évolué dans la Ligue américaine et la Ligue de la Côte Est avant de s’expatrier en Europe en 2010.

Lee a joué en Allemagne (Cologne et Manheim) et en Suède (Farjestad) avant de tenter sa chance dans la KHL en 2013-2014 (avec le Metallurg de Magnitogorsk).

On pourrait aussi parler des anciens de la LNH Derek Roy, Maxime Lapierre, Wojtek Wolski, Chris Kelly ou Gilbert Brulé, qu’on a tous un peu perdus de vue après leur séjour dans la LNH.

Ces Jeux olympiques vont nous permettre de découvrir une réalité que les amateurs de hockey du reste de la planète connaissent déjà: il y a de la vie en dehors de la LNH.