Jean-Yves Thériault: il est temps de mettre fin à l’injustice

Lundi matin, alors que je souhaitais un bon 63e anniversaire de naissance à Jean-Yves Thériault sur ma plate-forme Facebook, j’ai profité de l’occasion pour ramener une autre fois sur le tapis l’absence de l’ex-champion mondial de kick-boxing au Temple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick.

Ça doit faire une bonne douzaine de fois que j’écris à ce sujet depuis le début du nouveau millénaire et mon opinion n’a pas changée d’un iota. Je crois toujours que la fierté de Paquetville est victime d’une grave injustice.

Quelqu’un m’a justement demandé si la candidature de Jean-Yves avait déjà été envoyée au comité de sélection et la réponse est oui. Bien sûr qu’il y a eu une demande d’intronisation. J’ai même discuté de la chose avec un membre du comité, il y a plusieurs années, et cette personne (un Acadien en plus) m’avait révélé que Jean-Yves n’était pas considéré comme un Néo-Brunswickois parce qu’il est déménagé trop jeune.

Ça m’avait alors fâché et je le suis encore aujourd’hui chaque fois que je me remémore cette conversation.

Depuis quand perdons-nous notre identité en raison d’un déménagement?

Et si c’est vraiment la façon de faire du Temple, comment explique-t-il la présence du lutteur Armand Bernard parmi les immortels alors que l’athlète de Rogersville n’avait jamais lutté de sa vie avant son déménagement au Québec à l’âge de 19 ans?

Je ne suis pas en train de dire qu’Armand Bernard n’a pas sa place au Temple, loin de là. Il mérite qu’on se souvienne de lui.

D’ailleurs, je me targue d’être un brin responsable de sa sélection puisque c’est moi qui ai fait découvrir ce grand athlète à la population néo-brunswickoise, au début des années 2000, dans le cadre d’un long reportage qui a été publié dans votre journal. Pour ceux et celles qui se posent la question, Armand Bernard est le premier Acadien à avoir pris part aux Jeux olympiques. Il était là en 1952 aux Jeux d’Helsinki.

Par contre, si c’est bon pour Armand Bernard, pourquoi ça ne l’est pas pour Jean-Yves Thériault qui a été champion du monde de kick-boxing pendant 15 ans?

J’ose espérer qu’une autre mise en candidature sera envoyée au comité de sélection dans un avenir rapproché.

En fait, comme je l’ai également écrit en début de semaine sur Facebook, quand tu as une candidature comme celle de Jean-Yves Thériault tu ne prends même pas la peine de faire un tour de table pour demander l’avis des voteurs. Ça aurait dû être d’une telle évidence dès la première fois.

Parce que c’est clair que Jean-Yves Thériault est aussi important dans notre histoire sportive que ne l’est Yvon Durelle, Ron Turcotte et Willie O’Ree.

D’autres candidatures de choix

Et tandis que j’y suis, j’en profite pour ajouter plusieurs autres athlètes et bâtisseurs qui mériteraient à leur tour d’être immortalisés un jour.

Je pense à Joël Bourgeois et Wendy Phillips en athlétisme, Guy Dupuis, Forbes Kennedy, Hilliard Graves, Eddie Wiseman, George Allen et Randy Jones au hockey, Eugène Belliveau et Bill Hatanaka au football, Shawn Sawyer en patinage artistique, Joey Durelle, Jerry Doiron Sr., Jerry Doiron Jr. et Freddy Corrigan en boxe, Bill Phillips, Larry McLean et Tom Daly au baseball, Lucie Raîche dans le sport paralympique, Myriam Lamarche en judo, Jean-Luc Bélanger (Jeux de l’Acadie), Jean-Guy Robichaud (multisport), Éric LeBreton au volleyball, Michel Côté en lutte olympique, Hermel Volpé au tir à l’arc, de même que Émile Dupré, Léonce Cormier (Leo Burke) et Yvon Cormier (The Beast) dans la lutte professionnelle. Et il y en a sûrement plusieurs autres.

Au niveau des équipes, je persiste à croire que les Bradors de Petite-Rivière-de-l’Île (balle molle), les Pigeons de Pigeon-Hill (ballon sur glace) et les Aigles Bleus de l’Université de Moncton édition 1989-1990 et 1994-1995 (hockey masculin) ont leur place au Temple.

Les formulaires de mises en candidature sont disponibles sur le site web de l’organisme (http://nbsportshalloffame.com/fr/).