Frédéric Cloutier n’a pas ralenti

Des 214 joueurs repêchés en 1998, année qui a coïncidé avec l’entrée en scène du Titan d’Acadie-Bathurst, il n’y en a plus que six qui évoluent toujours dans le hockey professionnel.

Et le hasard a voulu qu’il ne reste qu’un gardien, deux défenseurs et trois attaquants. Comme une équipe d’étoiles. Ou une équipe de survivants, c’est comme vous voulez.

Deux d’entre eux gravitent encore dans la Ligue nationale, soit les attaquants Jason Pominville, chez les Sabres de Buffalo, et Antoine Vermette, du côté des Ducks d’Anaheim. En tenant compte des séries éliminatoires, Pominville et Vermette totalisent d’ailleurs plus de 2000 matchs dans la LNH. Ce n’est pas rien.

Dans la LHJMQ, Pominville et Vermette ont respectivement fait le délice des partisans des Cataractes de Shawinigan et des Tigres de Victoriaville.

L’autre attaquant est Alexandre Giroux, l’ancienne vedette des Olympiques de Hull et des Huskies de Rouyn-Noranda. Giroux, qui a disputé 48 parties dans la LNH, évolue aujourd’hui en France avec les Brûleurs de Loups de Grenoble dans la Ligue Magnus.

Les trois autres ont tous évolué à un moment donné pour le Titan.

Il y a d’abord le défenseur Jean-Philippe Côté, qui a disputé 27 rencontres dans la LNH avec le Canadien de Montréal et le Lightning de Tampa Bay. Comme c’est le cas pour Giroux, Côté porte cet hiver les couleurs des Brûleurs de Loups.

L’autre arrière est Kevin Lavallée qui, il y a quelques années, avait participé à une émission de téléréalité en compagnie, entre autres, de l’Acadien Dominic Noël. Lavallée joue en deuxième division en Allemagne avec les Pinguins de Fischtown.

Et puis il y a le gardien Frédéric Cloutier, qui a remporté la Coupe du Président en 1999 en tant que troisième portier derrière Roberto Luongo et Philippe Ozga. Cloutier est désormais un membre du HC d’Asiago dans la Ligue professionnelle des Alpes, un circuit qui comprend des équipes de l’Autriche, de l’Italie et de la Slovénie.

À bientôt 37 ans, Cloutier est toujours aussi solide devant son filet, lui qui présente une moyenne de buts alloués de 2,21 et un taux d’arrêt de ,929 en 33 rencontres.

J’ai justement eu l’occasion de réaliser une entrevue questions-réponses avec l’ancien portier du Titan. Voici ce que ç’a donné.

Robert Lagacé: Frédéric, à part deux très brèves incursions dans la Ligue Nord-Américaine, tu fais surtout carrière en Europe, plus particulièrement en Italie, depuis déjà une bonne dizaine d’années. Tu te plais beaucoup là-bas?

Frédéric Cloutier: Oui je m’y plais. C’est un très beau style de vie à Asiago et on y joue du bon hockey aussi. De plus, j’y réside maintenant avec ma conjointe et mes deux petites filles. Comme elles sont toutes trois Italiennes, ce n’est pas un problème pour moi d’y vivre.

RL: Tu fais partie de ce nouveau circuit (Alps League) depuis deux ans. À quoi ressemble le calibre de ce circuit en Europe centrale? D’ailleurs, je remarque qu’il y a plusieurs anciens joueurs de la LHJMQ qui y évoluent, dont Giulio Scandella et Philippe Pietroniro qui sont dans ton équipe.

FC: Le calibre est assez bon. OK, ce n’est pas la Finlande ou l’Allemagne, deux pays où j’ai évolué dans le passé, mais pour finir ma carrière auprès de ma famille c’est la meilleure option. De plus, avec ma citoyenneté italienne, je ne suis plus considéré comme un joueur importé, ce qui fait que je n’ai pas besoin d’un visa de travail. J’aime aussi le fait que je suis à la maison pratiquement chaque jour. Juste pour te dire à quel point le calibre est bon, plusieurs jeunes joueurs viennent ici pour se faire les dents et se servir de cette expérience comme tremplin vers les ligues supérieures. Il y a donc beaucoup d’intensité.

RL: Tu as beau avoir 36 ans, tu sembles être comme le bon vin, c’est-à-dire que tu as l’air d’être meilleur d’année en année. Je regarde tes statistiques et ce sont là les chiffres d’un gardien de premier plan. Tu dois sûrement prendre un soin jaloux de ta condition physique pour performer aussi bien à ton âge. J’ai raison n’est-ce pas?

FC: De la façon dont le hockey a évolué, avec la vitesse du jeu qui est plus élevée et le fait que les joueurs sont de plus en plus jeunes, tu n’as pas le choix de rester en bonne condition physique. De toute façon, ça n’a jamais été un problème pour moi parce que j’ai toujours pris soin de mon corps. Depuis les rangs juniors, j’ai toujours utilisé un entraîneur personnel que je n’hésite jamais à consulter pendant la saison. Je suis convaincu que ça m’a permis de prolonger ma carrière de plusieurs années.

RL: Quand tu as pris la décision de t’en aller en Europe, est-ce que tu avais déjà tiré un trait sur la Ligue nationale à ce moment-là?

FC: La première fois que j’ai pris le chemin de l’Europe, en 2007, je n’avais pas encore fait une croix sur un retour éventuel. D’ailleurs, peu de monde est au courant, mais j’ai eu droit à un essai avec les Penguins de Pittsburgh en 2011. C’est un ami qui évoluait avec les Penguins qui m’a obtenu cet essai. Cependant, ça n’a pas débloqué de la façon que j’aurais voulu et je suis retourné en Europe du côté de l’Autriche.

RL: Est-ce que c’est ton plus grand regret de ne pas avoir disputé au moins un match officiel dans la LNH? Tu m’as parlé des Penguins, mais je sais que ç’a aussi failli se faire avec le Wild et les Islanders.

FC: Non, je n’ai pas de regret. Ce n’est pas comme si je n’avais pas essayé. Et puis, même si je n’ai pas eu cette chance de disputer un vrai match dans la LNH, il y a pire dans la vie. Je suis quand même chanceux puisque je joue encore.

RL: Quel souvenir gardes-tu de ton passage avec le Titan? D’avoir composé un duo avec Charline Labonté doit probablement faire partie de tes moments préférés parce que sa seule présence dans la ligue demeure historique. Et puis, avec le recul, le duo que vous avez composé en 1999-2000 n’était pas si vilain quand on regarde tout ce que vous avez accompli par la suite tous les deux.

FC: Des souvenirs, j’en ai effectivement beaucoup. Il y a d’abord la Coupe du Président en 1999. Évoluer avec Charline l’est aussi. Elle a accompli tellement de choses dans sa carrière avec les médailles d’or olympiques et tout. Ils sont rares les gens qui ont accompli autant de choses qu’elle dans le hockey. Et moi, je suis fier de dire que j’ai joué avec elle. J’ai aussi eu la chance de me faire plusieurs bons amis à Bathurst, des gens avec qui je communique encore aujourd’hui. Ces amitiés conservées au fil des années sont probablement ce qui me tient le plus à cœur.

RL: Est-ce que tu te vois jouer au-delà de 40 ans?

FC: C’est ce que j’espère. On verra bien ce qui va arriver, parce que plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte. Quand tu es en fin de carrière comme moi, tu es plus enclin aux blessures. Je touche du bois.

En 17 saisons chez les professionnels, Frédéric Cloutier a évolué pour quatre clubs dans la Ligue américaine (Houston, Bridgeport, Chicago et Milwaukee), deux dans le circuit de la Côte-Est (Louisiane et Pensacola), une équipe de la Ligue United (Rockford), deux formations en Italie (Ritten/Renon et Asiago), une en Autriche (Graz), deux en Finlande (Koovola et Helsinki) et deux en Allemagne (Rosenheim et Bietigheim). Il a de plus représenté l’Italie sur la scène internationale pour quelques tournois, dont les Championnats mondiaux de 2016 et de 2017.

COUTURIER ENCENSE RUSSO…

Le directeur général Sylvain Couturier effectuait ses débuts dans l’organisation du Titan quand il a connu le gardien Adam Russo, qui sera célébré ce vendredi au Centre régional K.-C.-Irving. Il a d’ailleurs le plus grand respect pour celui qui aura probablement été le meilleur portier dans l’histoire de l’organisation d’Acadie-Bathurst.

«Adam en était à sa saison de 19 ans quand j’ai commencé comme entraîneur adjoint. J’ai alors découvert tout un compétiteur. Il n’était pas le plus grand, du moins il n’avait pas le profil des grands et gros gardiens. Il n’abandonnait jamais devant une rondelle. Ses chiffres parlent pour lui. Il a connu une carrière junior incroyable. Et sa carrière internationale a été pas mal aussi en Italie. D’ailleurs, Adam joue encore au hockey dans la Ligue Nord-Américaine. Je suis convaincu que s’il avait été plus grand, il aurait probablement eu de bonnes chances de jouer dans la Ligue nationale.»

«Éventuellement, quand il en aura terminé avec le hockey comme joueur, je crois qu’il pourrait faire une belle carrière comme entraîneur des gardiens. C’est un passionné», m’a souligné le d.g. du Titan.

Adam Russo est le troisième joueur qui sera honoré de la sorte cette saison dans cette série Hommage soulignant les joueurs qui ont marqué l’histoire de l’équipe entre 2003 et 2008. Les deux premiers ont été Sébastien Trudeau et Daniel Tanel.

… MAIS EST PEU BAVARD CONCERNANT ZADINA

L’attaquant des Mooseheads de Halifax Filip Zadina s’en tire à bon compte à la suite de sa collision avec le gardien Evan Fitzpatrick, samedi.

Un peu tout le monde s’attendait à une suspension dans le cas de la jeune vedette des Originaux. Selon la majorité des gens qui se sont exprimés, Zadina n’a que très timidement tenté d’éviter la tête du portier du Titan qui a dû quitter la rencontre en raison de raideurs au cou. Zadina, lui, a été chassé de la partie.

Sylvain Couturier ne semblait pas tellement à l’aise de parler de la situation.

«Oui je suis surpris, mais je vais m’abstenir de commenter», m’a lancé Couturier, qui connaît bien la susceptibilité des hauts dirigeants de la LHJMQ.

«Tout le monde a vu ce qui s’est passé et pas mal tout le monde a la même opinion», a ajouté Couturier.

Je lui ai ensuite demandé ce qui serait arrivé si le capitaine Jeffrey Viel, un joueur qui est désormais considéré comme un récidiviste, avait commis le même geste que Zadina à l’endroit du gardien des Mooseheads.

«Nous aurions alors un tout autre débat», s’est contenté de répondre Couturier.

TROIS NÉO-BRUNSWICKOIS RÉPERTORIÉS

Ce n’est pas arrivé souvent et ça mérite d’être souligné. Croyez-le ou non, on retrouve trois Néo-Brunswickois dans le relevé nord-américain de la Centrale de recrutement dévoilée lundi en vue du prochain repêchage de la LNH.

L’ailier gauche des Wildcats de Moncton Anderson MacDonald, de Saint-Jean, est le mieux coté avec sa 65e position au début de la troisième ronde.

Le défenseur des Screaming Eagles du Cap-Breton Adam McCormick, de Woodstock, occupe quant à lui le 168e échelon en sixième ronde. Enfin, Daniel Moody, de Blackville, qui évolue pour les Voltigeurs de Drummondville, se trouve au 21e rang chez les gardiens.

McCormick, pour un, se dit satisfait de son classement même s’il estime pouvoir grimper encore plus haut.

«Je suis content de mon classement de mi-saison, mais je sais que je peux faire beaucoup mieux et c’est d’ailleurs ce que je vais démontrer d’ici la fin de la campagne», m’a-t-il révélé.

«Je suis plutôt satisfait de ma progression jusqu’ici. C’était mon objectif de m’améliorer chaque jour et je crois que je fais du bon travail à ce niveau. Je suis également heureux pour Anderson et Daniel. C’est plutôt cool de faire partie de ce classement avec deux gars avec qui j’ai déjà joué et qui sont des amis personnels. Ils ont tous deux un bel avenir dans le hockey.»

Moody, de son côté, ne cache pas son bonheur de se retrouver dans cette liste, surtout qu’il n’a pas vu beaucoup d’action depuis le début de la campagne.

«J’avoue que j’étais pas mal surpris quand j’ai vu mon nom dans le classement, s’est exclamé Moody, qui a joué son hockey midget AAA avec les Rivermen de Miramichi. Je suis vraiment, mais alors là vraiment content de savoir que je suis sous le radar de la LNH. Je travaille fort tous les jours afin de mériter plus de temps de jeu.»

«Ça va mieux pour moi depuis mes quatre derniers départs. Je suis plus constant et j’espère juste de continuer à jouer du hockey aussi solide. Jouer derrière (Olivier) Rodrigue est génial. Nous sommes tous les deux de jeunes gardiens et nous nous motivons l’un et l’autre à devenir meilleur Il faut dire que ça aide d’avoir une équipe aussi solide devant nous», m’a confié le portier de 6 pieds 2 pouces et 165 livres.

«Je suis également très content pour Anderson et Adam. Nous sommes des amis proches tous les trois», a ajouté Moody.

MacDonald, McCormick et Moody ont évolué ensemble avec les équipes provinciales U-14 et U-15.

MARTEL, LYNCH ET HARVEY ENFIN CONSIDÉRÉS

J’ai toujours dit que la Ligue nationale de hockey manquait trop souvent le bateau avec certains jeunes hockeyeurs qui se développent sur le tard. Vous avez d’ailleurs dû remarquer que de plus en plus de joueurs se faufilent jusque dans la LNH sans avoir été repêchés. Jonathan Marchessault, des Golden Knights de Vegas, est un bel exemple.

C’est pourquoi j’applaudis bien fort la présence de Jordan Martel, du Drakkar de Baie-Comeau, Robert Lynch, des Voltigeurs de Drummondville, et Samuel Harvey, des Huskies de Rouyn-Noranda, dans le dernier relevé de la LNH. Ils ont tous la particularité d’avoir été ignorés lors des deux derniers repêchages et ils seront tous âgés de 20 ans lorsque les prochains camps d’entraînements débuteront cet automne.

Bien sûr, rien ne dit qu’ils seront repêchés, mais au moins ils sont là en compagnie des plus jeunes espoirs.

TROIS JOUEURS DU TITAN DANS LE TOP 100

Toujours au sujet du repêchage, Noah Dobson (8e), Michal Ivan (90e) et Justin Ducharme (99e) sont actuellement en très bonne position pour se faire repêcher par une équipe de la Ligue nationale en juin prochain.

Ils deviendraient ainsi seulement le deuxième trio de joueurs dans l’histoire de l’organisation à se faire repêcher la même année. En 2003, Patrice Bergeron (45e), Bruno Gervais (182e) et Jonathan Tremblay (201e) avaient trouvé preneurs auprès des Bruins de Boston, des Islanders de New York et des Sharks de San Jose.

GILLES BOUCHARD S’INTERROGE

Les Huskies de Rouyn-Noranda ont perdu un match dans la controverse, dimanche, face à l’Armada de Blainville-Boisbriand. Alors que l’Armada attaquant dans la zone des Huskies en prolongation, Peter Abbandonato s’est écroulé sur la glace après avoir reçu un tir frappé dans les bijoux de famille. Pendant que le capitaine des Huskies se tordait de douleur, le jeu s’est poursuivi jusqu’au but vainqueur d’Alex Barré-Boulet.

Après la rencontre, l’entraîneur Gilles Bouchard a critiqué la décision des officiels de ne pas avoir arrêté le jeu. L’entrevue a été diffusée pendant le magazine de la LHJMQ de TVA Sports, lundi.

En gros, Bouchard ne parvient pas à s’expliquer pourquoi les arbitres Jonathan Alarie et Nicolas Leduc n’ont pas arrêté le jeu.

«Il n’y a personne qui comprend ce qui est arrivé, s’est exclamé Bouchard. Elle est où la ligne pour la sécurité des joueurs? Non, mais c’est la question qu’il faut se poser. Tu as un joueur qui est blessé sur la glace et c’est peut-être grave. Il faut que tu l’emmènes à l’hôpital au plus vite. C’est quoi qui serait arrivé si l’Armada n’avait pas marqué au bout d’une vingtaine de secondes?»

«C’est un non-sens. Tu as un être humain qui est tombé sur la glace et qui est blessé et on ne siffle pas? Ça n’a pas de bon sens. Il n’y a rien à comprendre. Il n’y a personne qui comprend. Dans notre bureau, dans le vestiaire, personne ne comprend. Écoute, j’ai même oublié d’aller parler aux joueurs après le match tellement qu’on est comme… on ne sait plus. Qu’est-ce qui est arrivé au juste là? Tu ne peux pas t’en retourner sur la 117 pour t’en aller chez vous et te dire:  »Hey, j’ai fait ma job aujourd’hui. J’ai été juste ». Voyons donc! Mais voyons donc! Il va falloir qu’on regarde ce règlement-là», a ajouté Gilles Bouchard.

Selon le livre des règlements de la LHJMQ: «Lorsqu’un joueur est blessé de façon telle qu’il ne soit plus capable de continuer à jouer ou se rendre à son banc, le jeu ne sera pas arrêté jusqu’à ce que son équipe obtiennent possession de la rondelle. (…) Cependant, s’il est évident qu’un joueur a subi une blessure sérieuse, un arbitre et/ou un juge de lignes pourra arrêter le jeu immédiatement.»

Gilles Bouchard avait-il raison d’être dans tous ses états? Selon moi, oui. Définitivement oui.

UN PREMIER TRIO PLUS QUE DOMINANT

La première unité offensive des Tigres de Victoriaville, composée de Vitali Abramov, Maxime Comtois et Ivan Kosorenkov, fait des ravages ces jours-ci.

Croyez-le ou non, les trois compagnons de trio ont amassé 12 buts et 13 passes pour 25 points à leurs quatre derniers matchs. Comme dirait mon bon ami Gilles DeGrâce: «Ayoye! Ayoye! Ayoye!»…

ASSELIN ET DUCHARME MAL EN POINT

Si Adam Holwell, Evan Fitzpatrick et Michal Ivan devraient tous réintégrer l’alignement vendredi soir pour la visite des Sea Dogs de Saint-Jean, il en est tout autre pour Justin Ducharme et Samuel Asselin.

Ducharme devra s’absenter pour au moins une autre semaine, peut-être même deux. Il soigne une blessure dans le bas du corps.

Pour ce qui est d’Asselin, les nouvelles sont encore moins bonnes. Il doit se rendre à Montréal ce vendredi afin de subir d’autres examens. Sa saison pourrait être compromise. Comme c’est le cas de Ducharme, Asselin a été blessé dans le haut du corps lors du match de vendredi contre ces mêmes Sea Dogs.

BARRÉ-BOULET TOUJOURS AUSSI DOMINANT

Alex Barré-Boulet, de l’Armada de Blainville-Boisbriand, ne dérougit pas.

Avec ses 80 points (39-41), en seulement 43 parties, la vedette offensive de l’Armada possède maintenant une avance de 22 points sur son plus proche poursuivant, Vitali Abramov (22-36=58), des Tigres de Victoriaville.

S’il maintient le rythme, Barré-Boulet terminera la saison avec 60 buts et 124 points. Dire que cet attaquant âgé de 20 ans n’appartient toujours pas à aucune équipe de la Ligue nationale.

Barré-Boulet aime aussi marquer des buts importants puisqu’il en totalise déjà 12 depuis le début de la campagne.

Seulement sept autres joueurs ont atteint un tel chiffre depuis le tournant du siècle, soit Mike Hoffman (15, 2009-2010, Drummondville), Yannick Riendeau (15, 2008-2009, Baie-Comeau), Maxime Boisclair (12, 2005-2006, Chicoutimi), Joël Perreault (12, 2002-2003, Baie-Comeau), Yanick Lehoux (14, 2001-2002, Baie-Comeau), Jason King (12, 2001-2002, Halifax; 12, 2000-2001, Halifax) et Ramzi Abid (15, 1999-2000, Acadie-Bathurst/Halifax).

Barré-Boulet domine actuellement 11 catégories offensives soit les buts (39), les buts gagnants (12), les buts en avantage numérique (15), les buts d’assurance (6), les buts en prolongation (4), les passes (41), la meilleure séquence de matchs consécutifs avec au moins une passe (10), les points (80), les points en supériorité numérique (34), la moyenne de points par match (1,86) et la meilleure séquence de matchs avec au moins un point (25).

Être le directeur général du Canadien de Montréal Marc Bergevin, je discuterais sérieusement avec l’agent de Barré-Boulet. Tout d’un coup que Barré-Boulet fasse à son tour un Jonathan Marchessault de lui-même.

UNE RACLÉE QUI EST PLUTÔT RARE

Lorsque les Mooseheads de Halifax se sont présentés au Centre régional K.-C.-Irving, samedi, ils occupaient encore le premier rang du classement général. Après leur raclée de 11 à 1 aux mains du Titan, je me suis demandé quand était la dernière fois qu’une équipe occupant le sommet du classement avait subi une telle correction.

Après vérification, il faut remonter au 4 janvier 2009 alors que les meneurs, les Voltigeurs de Drummondville, ont encaissé une volée de 10 à 2 devant les Olympiques de Gatineau au Centre Robert-Guertin. Un certain Paul Byron, oui oui, le Paul Byron du Canadien, y est allé d’une soirée de quatre buts et trois passes dans ce match à sens unique.

RUSSO DOMINANT CONTRE LES REMPARTS

Pour en revenir avec Adam Russo, qui sera célébré vendredi avant le match contre les Sea Dogs de Saint-Jean, l’ex-gardien du Titan m’a révélé qu’il conservait aussi de bons souvenirs de ses matchs contre les Remparts de Québec.

Je peux facilement le comprendre.

En 21 parties contre les Remparts en carrière, séries éliminatoires comprises, la moyenne de buts alloués de Russo se chiffre à 2,01 et son taux d’arrêt est à ,930. Il a remporté 13 de ses 19 décisions, en plus de livrer un verdict nul et subi un revers en prolongation. Bref, on note seulement quatre défaites en temps réglementaire.

Mais sa domination était encore plus grande si on ne tient seulement compte que des séries d’après-saison. Croyez-le ou non, il a remporté huit de ses neuf duels tout en maintenant une moyenne de buts alloués de 0,95 et un taux d’arrêt hallucinant de ,963. Il a réalisé cinq jeux blancs, dont trois consécutifs les 5, 6 et 8 avril 2002.

VELENO JOUE DU GROS HOCKEY À DRUMMONDVILLE

Même si je continue de croire que les Voltigeurs de Drummondville ont trop donné pour faire son acquisition, force m’est d’admettre que Joseph Veleno livre la marchandise depuis qu’il a été acquis des Sea Dogs de Saint-Jean en retour de trois choix de première ronde et deux autres de deuxième tour.

En 10 matchs avec les Voltigeurs, Veleno montre un dossier de deux buts et 13 mentions d’aide pour 15 points.

Veleno, qui avait perdu des plumes aux yeux des recruteurs, risque de remonter dans le classement des meilleurs espoirs en vue du prochain repêchage s’il maintient le cap.

QUI SERA LE PREMIER CHOIX DE JUIN 2018?

Bien malin celui qui peut assurer avec certitude quel joueur sera sélectionné au tout premier rang lors du repêchage de juin.

En ce moment, cinq patineurs sortent un peu du lot. Il s’agit du défenseur William Villeneuve, des Cantonniers de Magog, ainsi que des attaquants Hendrix Lapierre, de l’Intrépide de Gatineau, Patrick Guay, des Cantonniers de Magog, Joshua Lawrence, de l’Académie Selects de South Kent, et Alex Drover, du McDonald’s de Halifax.

Si les trois premiers sont des Québécois, Lawrence et Drover sont respectivement originaires du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.

Parmi les autres joueurs qui retiennent particulièrement l’attention et qui pourraient sortir parmi les 10 premiers, on retrouve les arrières Lukas Cormier, des Flyers de Moncton, et Jérémie Poirier, des Grenadiers de Châteauguay, de même que les avants Thomas Bordeleau, du Phénix du Collège Esther-Blondin, Pier-Olivier Roy, des Chevaliers de Lévis, et Charles Beaudoin, des Cantonniers de Magog.

Du côté Néo-Brunswickois, le gardien Ethan Pearson, le défenseur Nicholas Savoie et l’attaquant Alexandre David, des Gladiators de l’Académie Newbridge, et l’avant Dawson Stairs, des Riverhawks de l’école Rothesay Netherwood, ont pour leur part d’excellentes chances d’être repêchés parmi les trois premières rondes.

Les attaquants Yannic Bastarache, Cole Cormier et Patrick LeBlanc, des Flyers de Moncton, Connor Richard, des Vito’s de Saint-Jean, et Jérémie Gagnon, des Spartans du Collège Stanstead, sont parmi les autres Néo-Brunswickois qui sont surveillés de près par les recruteurs des équipes de la LHJMQ.

DOBSON ET GALIPEAU SONT LES MEILLEURS

Devinez qui sont les deux défenseurs qui ont accumulé le plus de points depuis le 1er janvier? Si vous avez nommé Noah Dobson et Olivier Galipeau, c’est signe que vous suivez de près les activités de la LHJMQ.

Au cours des huit rencontres du Titan depuis la nouvelle année, Dobson (5-6) et Galipeau (3-6) ont récolté respectivement 11 et neuf points.

Ce n’est pas pour rien que Galipeau (18-31=49) et Dobson (10-37=47) sont les deux meilleurs pointeurs du circuit chez les défenseurs.

À huit points, on retrouve William Cyr (3-5), des Huskies de Roy-Noranda, et Thomas Grégoire (1-7), des Phoenix de Sherbrooke. Ces deux joueurs ont de plus disputé plus de matchs que les deux arrières du Titan, soit 10 pour Cyr et neuf pour Grégoire.

Dix défenseurs ont par ailleurs enregistré sept points depuis le 1er janvier, dont deux anciens de l’organisation du Titan, soit Daniil Miromanov (0-7), des Wildcats de Moncton, et Jake Ryczek (2-5), des Mooseheads de Halifax.

DEUX SURPRISES À BAIE-COMEAU

Parmi les joueurs qui ont changé d’équipe dans le dernier mois, qui ont été jusqu’ici selon vous les plus belles surprises?

Pour ma part, j’en ai noté deux. Et ces deux joueurs évoluent désormais pour le Drakkar de Baie-Comeau.

Le gardien Francis Leclerc, qui affichait un taux d’arrêt de ,892 avant que l’Armada de Blainville-Boisbriand ne décide de le soumettre au ballottage, est tout simplement phénoménal avec sa nouvelle équipe. Sa moyenne de buts alloués est très bonne à 2,61, mais c’est surtout son taux d’arrêt à ,932 qui émerveille. Il a permis au Drakkar de remporter quatre des cinq duels dans lequel il a pris part.

Celui qui l’a remplacé chez l’Armada, Mikhail Denisov, montre quant à lui un taux d’arrêt de ,891. Heureusement que l’équipe devant lui est puissante puisqu’il a néanmoins remporté sept de ses neuf décisions. À noter que les deux portiers sont âgés de 19 ans.

En passant, de tous les gardiens d’impact qui ont changé d’équipe dans le dernier mois, Denisov est le seul à présenter un taux d’arrêt sous la barrière des ,900. Outre Leclerc, Étienne Montpetit (,931, Victoriaville), Mathieu Bellemare (,922, Shawinigan), Reilly Pickard (,911, Sherbrooke), Antoine Samuel (,907, Québec) et Evan Fitzpatrick (,903, Acadie-Bathurst) livrent tous la marchandise.

L’autre grande surprise selon moi est le défenseur de 18 ans Joakim Paradis, acquis des Saguenéens de Chicoutimi pendant la dernière période des transactions. Limité à un but et deux passes en 20 parties avec la formation du Saguenay, Paradis se donne des airs de quart-arrière avec le Drakkar. En six duels, l’ex-défenseur du Titan d’Acadie-Bathurst montre une fiche de deux buts et trois mentions d’aide en plus d’un différentiel de +5.

Au niveau des déceptions, je note Julien Tessier, chez les Foreurs de Val-d’Or, avec seulement deux buts et une passe en six parties, ainsi qu’un différentiel de -7. Nous sommes loin des statistiques qu’il présentait chez les Wildcats de Moncton.

Cameron Askew, dans le camp des Islanders de Charlottetown, en est un autre qui déçoit avec seulement deux buts et trois passes en neuf rencontres. Pas certain que les Islanders auraient été le chercher à Shawinigan si c’était à recommencer.

À Chicoutimi, Samuel Meisenheimer est toujours en quête d’un premier point après cinq parties.

Du côté des Remparts de Québec, si Pascal Laberge, Gregor MacLeod et Antoine Samuel font le travail, on ne peut pas en dire autant de Matthew Grouchy qui n’a qu’un petit point (un but) en neuf duels depuis qu’ils ont été le chercher à Charlottetown.

Enfin, j’étais de ceux qui croyaient que le talent de Maxime Trépanier allait enfin sortir au grand jour à Gatineau, lui qui avait pourtant commencé à montrer des beaux flashs à Rimouski. En cinq matchs, Trépanier a jusqu’ici réussi un but et une passe. Pour dire vrai, on ne peut pas encore vraiment parler d’une grande déception, mais je m’attendais à mieux.

SEIZE JOUEURS DE LA LHJMQ AU MATCH DES ESPOIRS

Le défenseur Noah Dobson, du Titan d’Acadie-Bathurst, et l’attaquant Anderson MacDonald, des Wildcats de Moncton, prendront part au match des meilleurs espoirs de la Ligue canadienne de hockey, ce jeudi, au Sleeman Centre de Guelph. Dobson et MacDonald feront d’ailleurs partie de la même équipe.

Les 14 autres joueurs de la LHJMQ qui ont été invités sont le gardien Alex Gravel, le défenseur Jared McIsaac, le centre Benoit-Olivier Groulx et l’ailier gauche Filip Zadina, des Mooseheads de Halifax, le gardien Olivier Rodrigue et le centre Joseph Veleno et l’arrière Xavier Bernard, des Voltigeurs de Drummondville, le gardien Kevin Mandolese et l’ailier droit Egor Sokolov, des Screaming Eagles du Cap-Breton, le centre Dmitri Zavgorodny, de l’Océanic de Rimouski, l’arrière Xavier Bouchard et l’ailier gauche Gabriel Fortier, du Drakkar de Baie-Comeau, ainsi que l’ailier droit Vladislav Kotkov, des Saguenéens de Chicoutimi, et l’ailier gauche Philipp Kurashev, des Remparts de Québec.

Rappelons que tous ces joueurs sont admissibles au prochain repêchage de la Ligue nationale.

BASQUE ÉTAIT AUX PREMIÈRES LOGES

William Basque était dans les gradins, le 14 janvier 2017, lorsque le gardien Mathieu Bellemare a réussi un but face à l’Océanic de Rimouski.

Mais mercredi dernier, l’Acadien de Tracadie se trouvait non seulement en uniforme mais aux premières loges puisqu’il était sur la patinoire quand le gardien Tristan Bérubé a à son tour réalisé l’exploit.

C’était la première fois que Basque avait la chance de vivre un tel événement depuis qu’il joue au hockey.

«J’étais d’autant plus content pour Tristan que lui et moi sommes des amis proches», m’a confié Basque au lendemain du but de Bérubé.

Basque, qui est de retour au jeu depuis peu après avoir soigné une grave blessure à un coude, retrouve petit à petit la forme.

«La force dans mon coude n’est pas encore là à 100%, ni ma condition physique, mais ça s’en vient», m’a assuré l’Acadien âgé de 18 ans.

MACDONALD A LE COMPAS DANS L’OEIL

Certaines personnes auront beau lui trouver des défauts, il n’en demeure pas moins qu’Anderson MacDonald livre la marchandise avec les Wildcats de Moncton.

Depuis le 1er décembre, le gros ailier gauche des Chats sauvages a inscrit 15 buts et quatre passes pour 19 points en 19 rencontres.

Roger Shannon est allé le chercher à Sherbrooke pour marquer des buts et c’est exactement ce qu’il fait.

Et n’oubliez pas que le meilleur est à venir pour ce jeune Néo-Brunswickois puisqu’il n’est âgé que de 17 ans.

Avec son gabarit (6 pieds 2 pouces, 190 livres) et ses mains, je serais très surpris si MacDonald ne trouve pas preneur avant la fin de la deuxième ronde au prochain repêchage de la Ligue nationale.

Les marqueurs naturels sont devenus une denrée rare et Anderson MacDonald possède ce don.

SUR LES TRACES DE LAFLEUR, LEMIEUX ET CROSBY

Nikita Kucherov, du Lightning de Tampa Bay, tente de devenir le quatrième ex-joueur de la LHJMQ à remporter le trophée Art-Ross remis au meilleur pointeur de la Ligue nationale de hockey.

Avant Kucherov, Mario Lemieux l’a remporté six fois (1987-1988, 1988-1989, 1991-1992, 1992-1993, 1995-1996, 1996-1997), Guy Lafleur trois fois (1975-976, 1976-1977, 1977-1978) et Sidney Crosby deux fois (2006-2007, 2013-2014).

Il n’y a toutefois rien d’assuré pour Kucherov et deux autres anciens joueurs du circuit Courteau sont également dans la course, soit Nathan MacKinnon, de l’Avalanche du Colorado, et Claude Giroux, des Flyers de Philadelphie. Kucherov domine avec 61 points, MacKinnon suit avec 59 points et Giroux vient au quatrième rang avec 55 ans. John Tavares, des Islanders de New York, complète le quatuor avec 57 points.

En passant, 12 des 50 premiers pointeurs de la LNH sont des produits de la LHJMQ. C’est énorme.

Outre Kucherov, MacKinnon et Giroux, on retrouve également dans le top 50 Jakub Voracek (11e), Sidney Crosby (13e), Brad Marchand (17e), Sean Couturier (20e), Jonathan Huberdeau (24e), Alexander Radulov (28e), Jonathan Marchessault (31e), Patrice Bergeron (42e) et David Perron (48e).

C’EST ARRIVÉ UN 25 NOVEMBRE

1976 – Yvon Vautour y va d’une soirée d’un but et trois passes pour mener le National de Laval vers une victoire de 9 à 5 sur les Dynamos de Shawinigan. Parmi les coéquipiers de l’Acadien de Saint-Jean, on retrouve entre autres Michael Bossy, Jimmy Mann et un certain John Greene, l’actuel gouverneur du Titan d’Acadie-Bathurst.

1989 – Andrew McKim enfile trois buts et Yannick DeGrâce effectue 37 arrêts dans un verdict nul de 4 à 4 du Canadien Junior de Verdun face aux Collège Français de Longueuil. McKim et DeGrâce sont respectivement originaire de Saint-Jean et de Shippagan.

2008 – Kelsey Tessier obtient un but et deux mentions d’aide pour conduire les Remparts de Québec à un triomphe de 5 à 3 devant les Cataractes de Shawinigan. En plus de marquer le but d’assurance dans un filet désert, c’est aussi l’Acadien de Dieppe qui a préparé le filet vainqueur réussi par le Russe Mikhail Stefanovich.

LES ANNIVERSAIRES DE LA SEMAINE

25 – Bryce Milson (25), Alexandre Morel (37), Gordie Dwyer (40), François Beauchemin (22), Guillaume Fournier (35), Randy Hillier (30), Mario Brunetta (51).

26 – Sébastien Morissette (35), Scott Judson (32), Daniel Berthiaume (52), Patrice Tremblay (50), Sylvain Hurteau (51), Dean Stock (41), Stephen Johnson (23).

27 – Jérôme Marois (37), Jérôme Dumont (38), Olivier Jannard (28), Patrice Brisebois (47), Kevin Cormier (32), Alex Simic (19).

28 – Martin Kasik (35), Joël Quirion (33), Jeffrey Viel (21), Dominic D’Amour (34), David Beauregard (42), Randy Cameron (29).

29 – Maxim Lazarev (22), Alexandre Lagacé (21), David Bernier (40), Cam MacGregor (60), Daniel Payette (41), Jason Doig (41).

30 – Tommy Tousignant (32), Chaz Johnson (34), Benoit Groulx (50), Daniel Clermont (37).

31 – François Brassard (24), Samuel Noreau (25), Janis Sprukts (36), Patrick Émond (53), Jim Sharrow (33), Bobby Dollas (53), Samuel Finn (27).

LA QUESTION DE LA SEMAINE

Ce Néo-Brunswickois a réussi pendant sa carrière dans la LHJMQ l’impressionnant total de sept Gordie Howe, c’est-à-dire au moins un but, une passe et une bagarre au cours d’une même partie. De qui s’agit-il?

A. Oliver Cooper

B. Yvon Vautour

C. Everett Sanipass

D. Jordan Clendenning

E. Gordie Dwyer

F. Todd Sparks

Question de la semaine dernière: Seulement deux défenseurs de la Péninsule acadienne ont réussi à accumuler plus de 100 points en carrière dans la LHJMQ. Le meneur est Rémi Blanchard, de Bas-Caraquet, avec 124 points en 264 parties. Qui est l’autre? Réponse: Billy Bezeau. En 201 rencontres avec le Rocket de l’Île-du-Prince-Édouard, le Titan d’Acadie-Bathurst, les Tigres de Victoriaville et les Remparts de Québec, le hockeyeur de Miscou a accumulé 106 points.