Les trois exploits de Mika Cyr

UN BUT HISTORIQUE POUR MIKA CYR

Mika Cyr a accompli trois exploits en enfilant l’aiguille en prolongation, dimanche, à Shawinigan.

Notons d’abord qu’il s’agissait de son sixième but vainqueur en 2016-2017.

Il n’y a qu’Alex Barré-Boulet, de l’Armada de Blainville-Boisbriand (12), Antoine Morand, du Titan d’Acadie-Bathurst (7), et Raphaël Lavoie, des Mooseheads de Halifax (7), qui le devancent à ce chapitre dans le circuit.

Le natif de Sainte-Anne-de-Madawaska est aussi devenu le troisième joueur des Wildcats à atteindre le plateau des 20 filets cette saison après Jeremy McKenna (26) et Anderson MacDonald (25). On parle de trois joueurs qui seront encore avec les Wildcats pour un minimum de deux autres campagnes. Sans oublier que Jakob Pelletier et Dylan Seitz, deux autres joueurs qui seront encore à Moncton pour un bon bout de temps, ont eux aussi de bonnes chances d’atteindre les 20 buts cette saison. Ce n’est pas rien.

Mais l’exploit le plus intéressant c’est que Mika Cyr est seulement le troisième hockeyeur originaire du Madawaska à réaliser une saison de 20 buts dans la LHJMQ après Todd Sparks, d’Edmundston, et Dean Ouellet, de Saint-Hilaire. Sparks et Ouellet ont respectivement atteint ce plateau à trois et deux reprises.

«Mes six buts gagnants me font grandement plaisir parce que j’aime marquer les gros buts importants, m’a-t-il affirmé plus tôt ce matin. C’est sûr que j’ai de quoi être fier de ma saison, mais la saison est loin d’être terminée et je dois demeurer concentrer sur mon objectif d’aider l’équipe à remonter dans le classement en vue des séries éliminatoires qui approchent.»

«Pour ce qui est d’être le troisième de mon coin de pays, c’est très spécial. C’est surtout le fun d’être associés à deux joueurs aussi bons», a-t-il ajouté au sujet de Sparks et Ouellet.

RUSSO A LE SENS DU SPECTACLE

Au lendemain des célébrations de vendredi au Centre régional K.-C.-Irving, le recordman des blanchissages dans la LHJMQ Adam Russo a effectué 30 arrêts pour mener le Cool FM de Saint-Georges-de-Beauce à une victoire de 5 à 0 sur l’Assurancia de Thetford Mines. Il s’agissait de son deuxième jeu blanc de la campagne dans la Ligue Nord-Américaine de hockey.

Pour en revenir aux célébrations, Russo était visiblement ému de cette marque d’amour que lui ont réservé les partisans quand il s’est présenté sur la patinoire.

«Je m’étais promis de ne pas pleurer, mais encore une fois je n’ai pas été capable de tenir ma promesse», m’a-t-il confié en riant pendant la première période de jeu.

«Mais quand j’ai entendu Russo… Russo… Russo…, j’ai senti que les émotions étaient en train de me gagner. J’en ai eu les larmes aux yeux», raconte-t-il.

Le directeur général du Titan d’Acadie-Bathurst, Sylvain Couturier, en compagnie d’Adam Russo. – Acadie Nouvelle: Robert Lagacé

Russo a également eu l’occasion de s’entretenir avec les joueurs pendant cinq minutes avant la rencontre.

«En gros, je leur ai dit de profiter de chaque instant parce que ça passe vite. Je leur ai dit que les quatre saisons passées ici m’avaient préparé pour la suite», a-t-il ajouté.

UNE HISTOIRE DE BABINES ET DE BOTTINES

Ces jours-ci, il ne se passe pas une journée sans que l’on entende parler de Noah Dobson dans les médias écrits et électroniques. Plus ça va, plus il devient évident que Dobson pourrait être sélectionné parmi les 10 premiers au prochain encan de la Ligue nationale.

Lundi, mon confrère Mathias Brunet, de La Presse, a profité de son blogue pour rapporter des conversations qu’il a eu avec deux recruteurs de la LNH au sujet des principaux espoirs.

Voici ce que les deux recruteurs avaient à dire au sujet du jeune phénomène du Titan.

Recruteur 1: «Une coche sous (Adam) Boqvist et (Quinn) Hugues, mais grosse présence physique, rapide, peut transporter la rondelle, les qualités sont là. Il possède aussi un très bon tir de la pointe. Un choix entre le huitième et le douzième rang selon moi.»

Recruteur 2: «Un défenseur avec de belles habiletés, passe bien la rondelle et il a amélioré son tir. Il est sur la pente ascendante. Il n’est pas encore dans mon top cinq néanmoins, encore derrière les deux petits défenseurs.»

À TVA-Sports, Dobson a même eu droit aux éloges de Benoît-Olivier Groulx, des Mooseheads de Halifax.

«C’est un défenseur très difficile à affronter défensivement. Il possède des habiletés, de la vitesse et en même temps il est grand. Il est très difficile à contrer, mais on fait de notre mieux pour essayer de le limiter», a mentionné Groulx, lui-même un espoir de première ronde pour le prochain encan de la LNH.

Notons par ailleurs que Dobson a terminé au premier rang pour les tests d’évaluation sur glace effectués en marge du match des espoirs jeudi dernier. Il a de plus pris la troisième position pour les tests hors glace.

«Tout le crédit revient à Dobbie, m’a révélé Mario Pouliot. C’est un jeune qui travaille excessivement fort pour devenir un joueur de hockey. Il mange comme un joueur de hockey, il se repose comme un joueur de hockey et il se prépare comme un joueur de hockey. Il fait attention à tous les moindres détails.»

«Laisse-moi te dire qu’au fil des années j’en ai entendu des jeunes disant qu’ils voulaient devenir des joueurs de hockey. Mais la grande majorité du temps, les babines n’allaient pas avec les bottines. Dobbie, lui, c’est clair que les babines sont synchros avec les bottines. Il est réglé comme une montre suisse», m’a indiqué l’entraîneur.

«Les gens ne réalisent pas à quel point nous sommes chanceux d’avoir un joueur de cette qualité à Bathurst. Et selon moi, il joue actuellement son meilleur hockey depuis qu’il est ici», a-t-il ajouté.

GALIPEAU AURA UNE PENSÉE POUR GÉLINAS

Un autre but et Olivier Galipeau deviendra le premier défenseur depuis Guillaume Gélinas, en 2013-2014, à marquer 20 buts dans une saison.

Olivier Galipeau – Archives: Marc Grandmaison

Fait intéressant, Galipeau était justement un coéquipier de Gélinas cette saison-là avec les Foreurs de Val-d’Or.

«Il faut croire que je commence peut-être à me faire vieux», s’est exclamé avec humour Galipeau quand je lui en ai fait la remarque.

«Honnêtement, je ne me suis jamais fixé d’objectifs au niveau des statistiques. Ça va comme ça vient et c’est certain que c’est toujours plaisant de marquer des buts et de contribuer aux succès de l’équipe», dit-il.

«Je peux dire que ça me fait un petit quelque. Je suis arrivé à Val-d’Or à 16 ans et j’étais tout jeune. J’ai énormément appris aux côtés de Guillaume Gélinas, mais pas seulement lui. Il y avait aussi des gars comme (Randy) Gazzola, (Jeremie) Fraser, (Ryan) Graves et (Phil) Pietroniro quui étaient là pour m’aider. Alors c’est certain que je suis fier d’établir une marque comme Guillaume a su le faire, considérant le fait de l’avoir cotoyé et d’avoir gagner le championnat avec lui et les autres», m’a raconté le vétéran arrière du Titan d’Acadie-Bathurst.

CENT BUTS POUR LE CAPITAINE VIEL

En marquant deux fois contre l’Océanic de Rimouski, dimanche, Jeffrey Viel est devenu le cinquième joueur du Titan d’Acadie-Bathurst à atteindre le cap des 100 buts en carrière.

Le capitaine du Titan, Jeffrey Viel. – Archives

Le capitaine m’a révélé lundi qu’il n’avait aucune idée qu’il avait atteint ce plateau avant qu’on ne le lui dise pendant le match.

«Vraiment, je ne pensais pas à ça», m’a-t-il confié en riant.

«En fait, jamais même je n’aurais pensé marquer autant de buts dans le junior majeur. C’est un bel accomplissement pour moi et ça démontre que le travail ardu peut mener à de bonnes choses», m’a-t-il dit.

Il ne lui manque maintenant que deux petits buts pour rejoindre Mathieu Roy et Christophe Boivin, actuellement installés à égalité au troisième échelon avec 102 réussites.

Viel aura toutefois de la difficulté à rejoindre Zach O’Brien au second échelon, lui qui en totalise 126 en carrière.

Pour ce qui est du meneur Thomas Beauregard, auteur de 154 filets en cinq saisons, inutile de dire que la marque d’équipe est encore en sécurité.

Si le record de Beauregard est intouchable, Viel pourrait cependant devenir le premier joueur dans l’histoire de l’équipe d’Acadie-Bathurst à réussir trois saisons de 30 buts. Il ne lui en manque plus que six pour réaliser l’exploit. Est-ce que ça fait partie de ses priorités d’ici la fin de la saison?

«Non, vraiment pas!», s’est-il exclamé.

«C’est le dernier de mes soucis. Écoute, je pourrais ne compter aucun but d’ici la fin de la saison et je serai content si nous continuons de gagner. Évidemment, je veux contribuer aux succès de l’équipe. Mais cette histoire de trois saisons de 30 buts, c’est vraiment le dernier de mes soucis», a-t-il ajouté en riant.

J’ai eu beau lui dire qu’il me racontait une petite menterie, le capitaine n’a pas bronché.

Par ailleurs, Mario Pouliot a sorti l’encensoir à l’endroit de son numéro 25 lors d’une conversation téléphonique cet après-midi.

«Jeffrey est actuellement sur une excellente séquence. Il joue selon son identité. C’est un joueur rapide et fort qui n’hésite pas à foncer au filet. Jeffrey est affamé. Tu vois qu’il commence à sentir les séries parce qu’il a haussé son jeu d’un cran», m’a révélé l’entraîneur.

BARRÉ-BOULET MAINTIENT LE RYTHME

La grande vedette de l’Armada de Blainville-Boisbriand Alex Barré-Boulet ne ralentit pas. En fait, s’il parvient à maintenir le rythme, celui qui est possiblement le meilleur agent libre disponible actuellement au Canada, deviendra le premier joueur depuis la campagne 2005-2006 à franchir le cap des 130 points en une saison. En ce moment, il se dirige vers un total de 65 buts et 66 passes pour 131 points.

Cette saison-là, Alexander Radulov, des Remparts de Québec (61-91=152), ainsi que Stanislas Lascek (47-88=135) et Maxime Boisvert (70-60=130), des Saguenéens de Chicoutimi, avaient tous trois atteint ce plateau.

Les deux campagnes précédentes, alors qu’il n’était toujours qu’un adolescent, un certain Sidney Crosby a obtenu des saisons de 135 (54-81, 2003-2004, 16 ans) et 168 (66-102=168, 2004-2005, 17 ans) points avec l’Océanic de Rimouski.

Bien qu’il soit âgé de 20 ans, le fait demeure que Barré-Boulet est en train d’accomplir quelque chose d’exceptionnellement rare.

Limité à seulement neuf points (5-4) à ses 11 premiers matchs, Barré-Boulet a compilé l’incroyable total de 78 points dans ses 34 dernières rencontres.

Je vais me répéter, mais qu’attend donc le Canadien de Montréal pour offrir un contrat? D’autant plus qu’il est un joueur de centre et qu’il excelle dans les mises au jeu.

LE RÉVEIL D’ABBANDONATO

Après une période creuse de cinq matchs où il a été limité à une seule mention d’aide, le capitaine des Huskies de Rouyn-Noranda Peter Abbandonato a retrouvé ses repères comme le confirment ses deux buts et cinq passes dans ses deux derniers duels. Il a d’ailleurs été récompensé du titre de joueur de la semaine dans la LHJMQ.

Alex Barré-Boulet, de l’Armada de Blainville-Boisbriand, et Nicholas Welsh, des Wildcats de Moncton, ont aussi été considérés.

UN ÉCHANGE DIFFICILE À DIGÉRER POUR TESSIER

Un joueur sélectionné en première ronde d’un repêchage ne l’a pas nécessairement facile. Parlez-en à Julien Tessier, il en connaît un rayon à ce sujet.

Quinzième patineur repêché lors de l’encan de 2014 par les Sea Dogs de Saint-Jean, Tessier a depuis été échangé à trois reprises.

Il a d’abord été troqué aux Saguenéens de Chicoutimi en décembre 2015 en retour d’un choix de deuxième tour. Incapable de se faire justice sous les ordres de Yanick Jean, il est ensuite échangé en compagnie de choix au repêchage aux Wildcats de Moncton en janvier 2017. Les frères Klima (Kevin et Kelly) font le chemin inverse.

Puis, le 6 janvier dernier, Roger Shannon décide de l’envoyer aux Foreurs de Val-d’Or afin de faire l’acquisition de James Phelan. Il faut croire que les Foreurs tenaient beaucoup à Tessier puisqu’ils refilent aussi aux Chats Sauvages des choix de deuxième et de troisième tour.

De ses trois déménagements, c’est le dernier qui lui fera le plus mal. Tessier adorait Moncton.

«C’est l’échange qui a été le plus dur à digérer», m’a-t-il révélé.

«Ça me fait encore quelque chose. Même si je n’ai été à Moncton que pour un an, cette équipe et celle ville étaient spéciales pour moi. Le groupe de gars est spécial et ç’a été difficile de les quitter. D’autant plus que ma famille de pension était extraordinaire. Ça fait que tout ça mis ensemble rend l’échange difficile à accepter», dit-il.

«Les deux premières fois que j’ai été échangé, j’étais dans un contexte que c’est moi qui avais demandé un changement. Je m’y attendais donc. Cette fois-ci, je ne l’ai pas vu venir. Ça m’a pris par surprise. Même que je m’étais fait dire que je n’étais pas en danger et que je ne serais pas échangé. Ça démontre que dans le hockey junior, tu es toujours un peu en danger», m’a-t-il raconté.

Avec les Foreurs, les débuts de Tessier n’ont pas été des plus éblouissants. Il n’a produit qu’un seul but et une mention d’aide à ses cinq premiers matchs. C’est bien loin du rythme qu’il affichait à Moncton, où il a compilé 11 buts et 35 points en 39 duels.

Toutefois, il a repris du poil de la bête dans la dernière semaine avec un but dans chacune de ses trois dernières rencontres, en plus d’une mention d’aide.

«C’est clair que ç’a été difficile pour commencer. Mais c’est normal parce que ça te prend parfois quelques matchs pour retrouver tes repères et connaître tes nouveaux coéquipiers», mentionne le patineur originaire de Saint-Marc-des-Carrières.

LAFRENIÈRE OU ZADINA COMME RECRUE DE L’ANNÉE?

Alex Lafrenière (29-27=56), de l’Océanic de Rimouski, et Filip Zadina (27-26=53), des Mooseheads de Halifax, sont engagés dans une fort belle lutte pour le titre de recrue de l’année.

Si Zadina a ralenti avec seulement deux passes à ses quatre derniers duels, Lafrenière, lui, surfe sur une heureuse séquence de huit buts et huit passes à ses neuf dernières rencontres.

Il n’y a pas si longtemps, je favorisais Zadina pour l’emporter. Aujourd’hui, j’ai changé mon fusil d’épaule. Lafrenière devrait rafler la Coupe RDS (recrue de l’année) et le trophée Michel-Bergeron (recrue offensive).

DES NOUVELLES DE GREGOR BAUMGARTNER

J’ai eu des petites nouvelles de l’ancien Titan Gregor Baumgartner plus tôt cette semaine.

Gregor Baumgartner du Titan d’Acadie-Bathurst, en 1998. – Archives

L’ancien numéro 79 voulait me remercier pour la série de photos que j’ai partagé sur ma plate-forme Facebook il y a quelques semaines.

Il me dit conserver des souvenirs précieux de sa seule saison à Bathurst, où il a réussi à soulever la Coupe du Président avec ses coéquipiers de l’époque.

«Ç’a été de très beaux moments. C’était super de jouer à Bathurst. J’aimerais bien y retourner un jour», m’a-t-il écrit.

Et à la blague, il a ajouté: «Le Titan n’aurait pas besoin d’un entraîneur? D’un directeur général? Je suis toujours prêt!».

Après une belle carrière professionnelle en Amérique et en Europe qui s’est étirée jusqu’en 2014-2015, Baumgartner s’est depuis recyclé comme entraîneur, agent de joueur et partenaire de la firme OLP Sports dont le cofondateur est son ex-coéquipier du Titan Philippe Ozga. Un autre ancien d’Acadie-Bathurst, Bryan Dubé, fait aussi partie de la firme.

En passant, le héros du dernier Championnat mondial junior, Drake Batherson, de l’Armada de Blainville-Boisbriand, est l’un des clients d’OLP Sports. L’excellent défenseur des Voltigeurs de Drummondville, Nicolas Beaudin, et le gardien Kyle Jessiman, des Screaming Eagles du Cap-Breton, sont également des clients. Et c’est sans compter le jeune espoir Alex Drover, des McDonald’s de Halifax, qui devrait être sélectionné parmi les trois premiers lors du prochain repêchage de la LHJMQ.

DES NOUVELLES SUR LES BLESSÉS DU TITAN

Le verdict est tombé au sujet de Samuel Asselin et le Titan ne pourra pas compter sur l’attaquant avant les séries éliminatoires. Et encore là, rien n’est garanti.

Les nouvelles sont toutefois meilleures concernant Justin Ducharme.

«Justin a repris l’entraînement en gymnase avec Mel (Mélanie Landry, la thérapeute athlétique) et ça semble bien aller. Je ne sais cependant pas quand il pourra patiner en solitaire. Il faudrait d’abord que j’en parle avec Mel», m’a-t-il confié.

LA PERSÉVÉRANCE DE RIOPEL

Le statisticien de la LHJMQ, Denis Demers, a souligné avec raison la persévérance du gardien Nicola Riopel qui a récemment été rappelé par le Crunch de Syracuse dans la Ligue américaine.

De la persévérance, il en aura fallu beaucoup à Riopel qui a dû attendre sept ans avant de disputer un autre match dans la LAH, après son essai de 11 matchs avec les Phantoms d’Adirondack en 2010-2011.

L’ancien gardien étoile des Wildcats de Moncton a eu l’occasion de jouer pendant un peu moins de 19 minutes de jeu, le 20 janvier, contre les Devils de Utica. Riopel a bloqué les deux rondelles dirigées vers lui.

C’est d’autant rafraîchissant de voir Riopel profiter d’une telle occasion puisqu’il est sans l’ombre d’un doute l’un des joueurs les plus sympathiques dans le milieu du hockey.

DES SÉQUENCES INTÉRESSANTES

Drake Batherson, de l’Armada de Blainville-Boisbriand, et Vitali Abramov, des Tigres de Victoriaville, naviguent actuellement sur des séquences de 14 matchs consécutifs avec au moins un point.

Maxim Mizyurin, des Foreurs de Val-d’Or, Joe Veleno, des Voltigeurs de Drummondville, et Alex Barré-Boulet, de l’Armada, profitent pour leur part de séquences de huit duels avec au moins un point.

L’excellente recrue des Wildcats de Moncton Jakob Pelletier a quant à lui réussi à s’inscrire sur la feuille de pointage dans chacune de ses sept dernières rencontres. Son coéquipier Nicholas Welsh est également dans une bonne période avec une série de six matchs d’affilée avec au moins un point.

Un autre joueur qui ronronne de bonheur ces temps-ci c’est Mitchell Balmas, du Titan d’Acadie-Bathurst. Après avoir dû endurer une séquence de neuf matchs sans but, le marqueur néo-écossais vient d’en enfiler six dans ses trois dernières parties. Idem pour le capitaine Jeffrey Viel qui en a marqué d’en marquer sept dans ses cinq derniers duels.

Par ailleurs, saviez-vous qu’on retrouve quatre représentants du Titan dans le top 15 des joueurs qui ont obtenu le plus de lancers au but cette saison?

Il s’agit d’Olivier Galipeau (198, 4e), de Noah Dobson (187, 7e), de Mitchell Balmas (169, 12e) et de Jeffrey Viel (160, 15e).

Le meneur est toutefois le sous-estimé Jeremy McKenna, des Wildcats, qui a déjà mitraillé les gardiens adverses à 226 reprises. C’est trois tirs de plus qu’un certain Alex Barré-Boulet, de l’Armada, qui domine aussi bien dire la quasi-totalité des autres catégories offensives de la ligue.

UN PREMIER MATCH POUR THEEDE

Dawson Theede, qui soignait une blessure dans le haut du corps, a disputé un premier match avec les Olympiques de Gatineau, vendredi. Si l’ancien du Titan a été blanchi de la feuille de pointage, il a quand même obtenu trois lancers et distribué trois coups d’épaule.

«Le jeu se déroulait très vite. Ça fait plus d’un mois que je n’ai pas joué. Je sentais mes jambes revenir plus le match avançait. Je pense avoir joué un bon match, mais je peux faire mieux. Je dois faire mieux. Physiquement, je me sentais bien. J’ai encaissé quelques mises en échec et je n’ai pas souffert. Le match était très robuste, alors je pense que j’ai passé le test. Ça devrait bien aller maintenant», a révélé Theede à mon confrère Jean-François Plante du journal Le Droit.

«ON ÉTAIT ÉBAHIS» – SERGE BEAUSOLEIL

Comme à son habitude, le directeur général et entraîneur de l’Océanic de Rimouski, Serge Beausoleil, y est allé de déclarations colorées à la suite du revers de 4 à 3, dimanche, à Bathurst.

À ma consoeur du journal Le Soleil Johanne Fournier, Beausoleil a pointé le mauvais travail en infériorité numérique pour expliquer le revers.

«Ç’a fait mal. Ça n’a pas bien été. Rien de plus à dire», a entre autres fait savoir Beausoleil.

«Je crois qu’on les a surévalués. On les a regardés patiner, on était impressionnés, on n’était pas physiques, on n’a pas rivalisé de vitesse. On était ébahis. C’est la réaction d’une jeune équipe», a-t-il continué.

Il a cependant mieux aimé l’effort de ses joueurs au dernier tiers.

«Si on avait joué avec ce dynamisme pendant les trois périodes, on aurait été vraiment en voiture. On a travaillé fort, en troisième période! Ça a été très positif. On a prouvé qu’on était capables de jouer avec eux», a-t-il dit.

DES BONNES RECRUES EUROPÉENNES

Filip Zadina, des Mooseheads de Halifax, a d’excellentes chances de se faire sélectionner parmi les cinq premiers au prochain encan de la Ligue nationale. En 38 parties, le Tchèque montre une fiche de 27 buts et 53 points.

Il n’est toutefois pas la seule recrue européenne à retenir l’attention cette saison dans le circuit Courteau.

Par exemple, les Sea Dogs de Saint-Jean ne se sont pas trompés en sélectionnant Ostar Safin et Radim Salda, qui sont justement deux compatriotes de Zadina.

Les Russes Egor Sokolov, des Screaming Eagles du Cap-Breton, Alexander Khovanov, des Wildcats de Moncton, Vladislav Kotkov, des Saguenéens de Chicoutimi, et Dmitry Zavgordony, de l’Océanic de Rimouski, les Slovaques Patrik Hrehorcak, des Huskies de Rouyn-Noranda, et Michal Ivan, du Titan d’Acadie-Bathurst, le Slovène Jan Drozg, des Cataractes de Shawinigan, et le Finlandais Aleksi Anttalainen, de l’Armada dd Blainville-Boisbriand sont d’autres recrues de l’Europe qui sont vouées à un bel avenir.

C’EST ARRIVÉ UN 30 JANVIER

1972 – Jacques Richard enfile deux buts et en prépare six autres pour conduire les Remparts de Québec à une victoire de 9 à 3 sur les Royals de Cornwall.

1984 – Mario Lemieux et Vincent Damphousse y vont tous les deux d’un tour du chapeau dans un gain de 11 à 2 des Voisins de Laval sur les Olympiques de Hull.

1985 – Luc Robitaille inscrit un but et sept passes et les Olympiques de Hull remportent un match de football par la marque de 14 à 9 face aux Bisons de Granby. Patrick Roy était devant la cage des Bisons et il a alloué 10 buts sur 67 tirs avant de céder sa place à la 55e minute de jeu.

LES ANNIVERSAIRES DE LA SEMAINE

30 janvier – Thomas Chabot (21), Tommy Tousignant (32), Chaz Johnson (34), Benoit Groulx (50), Daniel Clermont (37), Maxime Sauvé (28). 31 janvier – François Brassard (24), Samuel Noreau (25), Janis Sprukts (36), Patrick Émond (53), Jim Sharrow (33), Bobby Dollas (53), Samuel Finn (27). 1er février – Tobie Paquette-Bisson (21).

2 février – Yohan Plamondon (18), Jean-Luc Grand-Pierre (41), Jean-Marc Routhier (50).

3 février – Mathieu Blanchard (18), Mathieu Dandenault (42).

4 février – Denis Savard (57), Denis Cyr (57), Denis Tremblay (57), Dave Pichette (58).

5 février – Justin Lazure (19), Normand Dupont (61).

LA QUESTION DE LA SEMAINE

Parmi les Néo-Brunswickois suivants, lequel n’a jamais réussi une saison de 40 buts dans la LHJMQ?

A. Dominic Noël

B. Dean Ouellet

C. Sean Couturier

D. Mathieu Melanson

E. Peter Trainor

F. Yvon Vautour

G. Andrew McKim

H. David Carson

I. John LeBlanc

Question de la semaine dernière: Ce Néo-Brunswickois a réussi pendant sa carrière dans la LHJMQ l’impressionnant total de sept Gordie Howe, c’est-à-dire au moins un but, une passe et une bagarre au cours d’une même partie. De qui s’agit-il? Réponse: Jordan Clendenning.