Avez-vous la fièvre olympique?

Avez-vous la fièvre olympique? Si vous avez répondu non, sachez que vous n’êtes pas les seuls.

Beaucoup de gens ont de la difficulté à se laisser envouter par le plus grand rendez-vous sportif de la planète et les raisons sont nombreuses.

Il faut d’abord parler du décalage horaire monstrueux (13 heures) entre la Corée du Sud et notre coin de pays.

Il faut se lever ou se coucher à des heures de fou pour suivre les compétitions en direct.

Et soyons honnête, qui va passer une nuit blanche pour assister à une course de ski de fond ou de biathlon, à part quelques mordus de leur sport?

Pour certains, c’est l’odeur de corruption et de gros dollars qui plane sur l’événement qui les repoussent.

Les Jeux olympiques, c’est devenu une grosse entreprise commerciale.

C’est presque une machine à imprimer des billets verts.

Et qui dit argent, dit nécessairement corruption.

Là ou il y a de l’homme, il y a de l’hommerie.

Le spectre des jeux achetés à coups de pots de vin de Salt Lake City a laissé un goût amer dans la bouche de nombreux sportifs.

Sans parler des jeux que Vladimir Poutine s’est payés à Sotchi en 2014.

L’autre problème, c’est que les jeux sont devenus trop gros pour continuer de s’épanouir.

Un peu comme c’est le cas avec la formule 1, il y a de moins en moins de marchés assez riches pour s’offrir cette grande manifestation sportive.

Seuls les mieux nantis pourront désormais défrayer les coûts énormes reliés aux jeux.

L’exemple de Budapest est frappant.

La ville hongroise était favorite pour organiser les compétitions de 2024.

Mais à travers un référendum, la population a dit non merci.

Il y a aussi la question du dopage qui a lourdement entaché le mouvement olympique depuis plusieurs années.

Les sportifs prennent aujourd’hui avec un grain de sel et beaucoup de scepticisme les résultats exceptionnels de certains athlètes.

Et c’est très dommage pour tous ceux et celles qui sont propres, qui paient aussi la facture pour les tricheurs.

On sait qu’il va y avoir des contrôles positifs, on ne sait juste pas qui ce sera et quand on le saura.

Un athlète de l’Iran ou de l’Azerbaïdjan va peut-être remporter la première médaille de l’histoire de son pays à Pyeongchang, mais on le saura peut-être seulement dans six mois, un an ou cinq ans, quand un on confirmera finalement qu’un médaillé est un tricheur.

Mais il sera trop tard pour célébrer l’exploit de ce pauvre athlète, qui sombrera dans l’oubli au lieu de pouvoir vivre un beau moment de gloire.

Pour les amateurs de hockey, l’absence des joueurs de la LNH est une raison de plus pour bouder les jeux.

Ils ont l’impression qu’on leur sert un plat de rechange qui manque de goût.

Tout cela est bien dommage parce qu’au plan sportif, les Jeux olympiques demeurent un grand rendez-vous international intéressant.