Qui crache en l’air…

Le directeur général et entraîneur-chef de l’Océanic de Rimouski Serge Beausoleil a perdu une belle occasion de se fermer le clapet, vendredi soir, en s’en prenant ouvertement au gardien des Wildcats de Moncton Mark Grametbauer après la victoire de 5 à 2 de ses hommes.

«Il (Grametbauer) joue mieux maintenant qu’en saison régulière», a révélé Beausoleil aux journalistes présents.

«Il joue très bien, c’est bon pour lui, mais ça ne sauvera pas son travail pour la saison prochaine. Ils ont la même défensive que nous (…) et ils ont la même attaque que nous. Donc, comment pouvez-vous expliquer qu’ils ont 108 buts accordés de plus que nous?», a-t-il questionné auprès des scribes.

«C’est certain que Grametbauer jouera avec sa cinquième équipe la saison prochaine. Il ne sera pas là pour la grande année de Moncton. (Roger) Shannon fait du bon boulot et je peux vous assurer que les Wildcats ne donneront pas le filet à un gars qui ne peut pas participer à la saison régulière. Ils ne peuvent pas terminer 12e ou 13e à cause d’un gardien de but comme lui», a même cru bon d’ajouter Beausoleil.

Comment pensez-vous que Grametbauer a réagi?

Dès le match suivant, le Néo-Écossais a bloqué 40 rondelles pour permettre aux Chats sauvages de l’emporter 2 à 1. Un septième match sera donc disputé mardi soir à Rimouski et j’ai bien hâte de voir si le portier des Wildcats poursuivra dans la même veine.

Et si jamais c’est le cas, je connais un bonhomme qui aurait dû écouter davantage Le chant du bum de Richard Desjardins. Dans ce classique de la chanson québécoise, Desjardins entonne dans le couplet: «J’aurais dû, ben dû, donc dû farmer ma grand’yeule».

MIKA CYR A REPRIS L’ENTRAÎNEMENT

À l’écart du jeu depuis le 11 février en raison d’une fracture de la clavicule, Mika Cyr poursuit sa réhabilitation dans le camp des Wildcats de Moncton. Même qu’avec la brillante tenue de ses coéquipiers face à l’Océanic de Rimouski, l’Acadien de Sainte-Anne-de-Madawaska s’est mis à rêver d’un possible retour au jeu pendant les séries éliminatoires.

«J’ai recommencé à patiner il y a presque deux semaines et je ne ressens aucune douleur. J’y mets toute la gomme à l’entraînement. Je n’ai cependant pas encore commencé à m’entraîner avec contacts. Je dois justement voir le médecin la semaine prochaine. Je devrais en savoir plus.»

Si jamais les Wildcats devaient éliminer l’Océanic, Cyr n’exclut pas la possibilité d’être de retour pendant la deuxième ronde. Bien entendu, le dernier mot appartient au médecin de l’équipe.

«Aussitôt que je vais pouvoir m’entraîner avec contacts, ça ne devrait pas prendre de temps. Je me croise les doigts pour avoir de bonnes nouvelles la semaine prochaine», dit-il.

En attendant, Cyr se veut le plus grand partisan de son club.

«C’est sûr que j’aimerais jouer et aider davantage mon club que seulement les encourager. Ça me fait mal au cœur de ne pas jouer. Mais je dois rester positif pour l’équipe et espérer que nous allons gagner. Comme spectateur dans les gradins, je peux te dire que tous les matchs ont été serrés et que c’est du beau hockey à regarder. Vraiment, je ne suis pas du tout surpris de les voir dans un septième match. Nous avons une bonne équipe avec beaucoup de talent et nous sommes bien dirigés», mentionne-t-il.

Qu’a-t-il pensé de la sortie de Serge Beausoleil au sujet de Mark Grametbauer?

«Je ne crois pas qu’il ait raison. Mark est notre meilleur joueur depuis le début de la saison et il n’a pas été choisi le joueur le plus utile de l’équipe pour rien. Oui, il a eu des moments difficiles pendant la saison, mais ce n’était pas juste lui. C’était l’équipe qui en arrachait. Je suis certain que ça n’a fait que motiver Mark à gagner encore plus», lance-t-il.

«Personnellement, jamais je n’irai abaisser une personne dans les médias», a ajouté Mika Cyr.

UNE VEDETTE EN DEVENIR?

J’ignore si nous sommes en train d’assister à l’éclosion d’un nouveau défenseur étoile dans la LHJMQ, mais il s’avère que le jeune Jarrett Baker, un Néo-Écossais de Halifax, connaît des séries éliminatoires plus qu’intéressantes avec les Voltigeurs de Drummondville.

Baker, qui vient de compléter sa deuxième campagne chez les Voltigeurs, a amassé trois buts et 16 passes pour 19 points en 60 rencontres cette saison, en plus de maintenir un excellent différentiel de +25. Depuis le début des séries, Baker montre un dossier d’un but et quatre mentions d’aide pour cinq points en autant de parties, en plus d’afficher un différentiel de +8. Dans ce dernier cas, il s’agit d’un sommet dans les présentes séries.

Fait intéressant, l’arrière de 6 pieds et 187 livres a beau avoir déjà deux saisons derrière la cravate, il ne sera disponible que pour l’encan de 2019 de la Ligue nationale puisqu’il est né le 19 septembre, soit quatre jours après la date limite.

Ce choix de quatrième ronde en 2016 avait réussi trois buts et quatre passes pour sept points en 64 duels à sa saison recrue avec les Voltigeurs.

Voilà un joueur que les recruteurs de la LNH auront sûrement à l’oeil la saison prochaine.

LE GRAND COEUR DE VINCENT LAPALME

Parmi les joueurs des Saguenéens de Chicoutimi, il s’en trouve un qui est en nomination pour le trophée humanitaire, soit Vincent Lapalme. Lors du dernier match au Centre régional K.-C.-Irving, vendredi, le directeur des opérations des Sags Serge Proulx m’a dit le plus grand bien du jeune Lapalme.

«Il possède une maturité incroyable pour son âge (Lapalme est âgé de 18 ans). Il a à cœur le bien-être des autres. C’est un aidant naturel», m’a confié Serge Proulx.

«Avant Noël, Vincent, Olivier Galipeau et quelques autres joueurs sont allés visiter le jeune Mathieu Corbin, âgé de seulement 9 ans, à l’hôpital. Il avait été renversé par une voiture et il est resté deux semaines dans le coma. Vincent a vraiment suivi la réhabilitation du petit Mathieu. Il l’a même emmené voir un match et il lui a fait visiter le vestiaire. Je peux te dire que Vincent a changé la vie de ce petit garçon» m’a raconté Serge Proulx.

«En début de saison, lui et Olivier, qui sont sans aucun doute des amis pour toujours, ont fait un travail extraordinaire en prenant part au Défi têtes rasées de Leucan. L’objectif était de ramasser 1900$ entre les joueurs, mais Vincent et Olivier n’ont pas arrêté de se défier et ils ont finalement permis de récolter près de 8000$ pour le cancer. Vincent s’implique aussi beaucoup dans le club des p’tits déjeuners», a ajouté le directeur des opérations des Sags.

J’ai également interrogé Olivier Galipeau à son sujet et le défenseur du Titan en a ajouté.

«Je suis content qu’il soit nominé. Vincent est devenu un très bon ami. En fait, il est l’un de mes meilleurs amis. C’est un gars qui partage les mêmes valeurs que moi. Nous avons développé une belle complicité au travers d’activités communautaires commes les visites dans les hôpitaux et les écoles avec les petits déjeuners. Sa nomination est amplement méritée et je suis vraiment fier de lui. Vincent représente très bien l’organisation des Sags», m’a révélé Galipeau.

Enfin, j’ai pris le temps de discuter un brin avec Lapalme lui-même et voici ce qu’il m’a révélé concernant son bénévolat.

«Pour moi, consacrer du temps aux causes humanitaires est quelque chose de naturel. J’adore voir la réaction des enfants quand ils nous voient arriver. J’ai été en mesure de voir jusqu’à quel point cela peut apporter énormément de positif dans leur vie. Je dois cependant vous dire que je ne suis pas le seul qui s’implique dans les activités humanitaires dans l’équipe. Mes coéquipiers des Sags sont toujours volontaires pour faire plaisir au monde», m’a expliqué le fort sympathique numéro 37 des Saguenéens, qui a d’ailleurs réussi l’unique but de son équipe dimanche dans le revers de 5 à 1.

Thomas Grégoire, du Phoenix de Sherbrooke, et Charle-Édouard D’Astous, de l’Océanic de Rimouski, sont les deux autres finalistes pour le trophée humanitaire et implication communautaire.

MARC-ANDRÉ LECOUFFE ADORE L’EXPÉRIENCE

Marc-André LeCouffe vient de disputer sa première ronde éliminatoire en carrière et j’ai pensé lui demander comment il avait vécu cette expérience contre les Saguenéens de Chicoutimi.

«J’ai vraiment aimé ça, affirme le hockeyeur de Tracadie. Ç’a été une bonne première ronde pour l’équipe et, en ce qui me concerne, j’y ai appris beaucoup. J’ai aimé que le jeu soit plus combatif qu’en saison régulière. L’intensité est nettement plus élevée et le jeu plus rapide. Et puis, c’est tellement plaisant de jouer devant beaucoup de partisans et de voir à quel point ils sont derrière nous.»

«Une autre chose que j’ai remarqué est que les vétérans, comme Galipeau entre autres, sont encore plus concentrés sur leur travail avant chaque match. Tu vois à quel point les vétérans veulent gagner», mentionne-t-il.

Concernant le match de vendredi, où l’équipe a totalement dominé les Saguenéens avec une récolte de 43 tirs contre 9 après 40 minutes de jeu, LeCouffe a indiqué que l’équipe était alors stimulée par la crainte de se retrouver de l’arrière 3-2 dans la série.

«Nous ne voulions surtout pas perdre ce match. Et contrairement aux autres parties, je dirais que cette fois-ci nous avons vraiment travaillé pendant 60 minutes. En même temps, leur gardien (Zachary Bouthillier) a été impressionnant de l’autre côté. Les Saguenéens nous ont surpris dans cette série. Nous pensions vraiment l’avoir plus facile», dit-il.

Et les cheveux perdus d’Elijah Francis? Ça vous fait encore rigoler.

«Le plus drôle était qu’Olivier lui avait seulement rasé le dessus de la tête pour commencer. C’était vraiment très drôle. Et Elijah trouvait également ça amusant», raconte le grand Acadien de 6 pieds 3 pouces et 196 livres.

LA PESTE DE HAMMONDS PLAINS

Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas le plus chaud partisan des Bruins de Boston. Je l’ai pourtant déjà été à l’enfance, à une époque où Bobby Orr et Phil Esposito noircissaient la feuille de pointage comme certaines dames coloraient leurs cartes de bingo avec un marqueur rouge.

Puis est arrivé Guy Lafleur, dit le Démon Blond, qui a su conquérir mon cœur de gamin comme c’était d’ailleurs le cas chez la majorité des autres jeunes amateurs de hockey de mon coin de pays à Notre-Dame-des-Érables.

À mes yeux, les Bruins n’étaient plus que les Big Bad Bruins et j’ai détesté au plus haut point, particulièrement à la fin des années 1970, les John Wensink, Mike Milbury, Bobby Schmautz, Terry O’Reilly, Stan Jonathan, Al Secord et compagnie. Ça m’amusait beaucoup de voir l’entraîneur Don Cherry gueuler sa frustration aux arbitres debout sur le banc des joueurs de son club.

Par la suite, même Raymond Bourque, Cam Neely, Patrice Bergeron et Zdeno Chara, pourtant des joueurs que j’apprécie, ne sont pas arrivés à me faire revenir au bercail en dépit de la longue disette du CH.

Pourquoi je vous parle des Bruins de Boston dans ma chronique d’aujourd’hui? Simplement parce que j’avais le goût de vous dire un mot ou deux sur Brad Marchand, la très talentueuse petite peste de Hammonds Plains.

Marchand, qui n’en finit plus de multiplier les coups salauds, en a ajouté un autre dimanche soir en servant un double-échec gratuit à la gorge d’Andrew MacDonald, des Flyers, pendant que ce dernier était bien assis sur ses fesses sur la patinoire.

Imaginez-vous donc que MacDonald est pourtant un bon ami de Marchand puisqu’ils ont gagné ensemble la coupe du Président avec les Wildcats de Moncton en 2005-2006. Commettre un tel geste à l’endroit d’un ami, juste parce que ce dernier lui a soutiré la rondelle, il faut le faire.

Marchand est sans doute un chic type à l’extérieur de la patinoire, mais bon sang qu’il a une de ces faces à claques. À l’époque qu’il était analyste à la télévision, Pierre Bouchard, qui a déjà eu droit à une sévère correction aux mains d’une autre peste des Bruins (Stan Jonathan), avait dit d’un certain Gary Rissling qu’il avait un visage que seule une mère peut aimer. Dans le cas de Marchand, c’est à se demander si sa mère n’a pas le goût, certains soirs, de le renier tellement son rejeton peut être détestable.

Mais vous savez quoi? Entre vous pis moi pis la boîte à pain, je le prendrais dans mon club demain matin!

BOUCHARD A RAISON D’ÊTRE EN BEAU MAUDIT

Les gars de ce coin de la Nouvelle-Écosse sont manifestement dangereux avec leur bâton.

Luke Green, qui est originaire de Bedford, soit à quelques kilomètres de Hammonds Plains, a lui aussi fait parler de lui en brisant le nez de Rafaël Harvey-Pinard, des Huskies de Rouyn-Noranda, dimanche soir, dans la prolongation opposant le Phoenix de Sherbrooke aux Huskies de Rouyn-Noranda.

Bien qu’accidentel, ce coup de bâton de l’arrière du Phoenix a complètement changé l’issue du match que les Huskies ont finalement perdu 4 à 3. Harvey-Pinard, dont le tour du chapeau avait permis à la formation abitibienne de provoquer la prolongation, allait pour lancer la rondelle dans une cage béante lorsque Green l’a atteint avec son bâton.

Non seulement le geste n’a pas été puni, mais quelques secondes plus tard, Marek Zachar a donné la victoire au Phoenix. Ce qui veut dire qu’il y aura un septième et décisif match dans cette série.

Après la partie, l’entraîneur-chef des Huskies Gilles Bouchard s’est présenté devant les médias en compagnie de Harvey-Pinard et son nez d’une couleur à faire peur. Bouchard n’a évidemment pas manqué de critiquer la décision des arbitres de ne pas pénaliser le geste. En fait, il ne comprend toujours pas comment les arbitres ont pu ne pas voir le geste de Green puisque sans ce geste il y avait but.

Si jamais le Phoenix remporte la série, mardi soir, vous pouvez être assurés que cet incident va revenir sur le tapis.

Je suis normalement du genre à me montrer indulgent à l’endroit des officiels, bien qu’il m’est arrivé de critiquer certains d’entre eux à la suite de décisions (ou de non-décisions) douteuses. Ce n’est pas un métier facile, mais quand tu vois quelque chose comme ce qui est arrivé dimanche à Sherbrooke, tu es en droit de te demander si la neutralité est vraiment respectée en tout temps.

N’ayons pas peur des mots, cette non-décision est une véritable farce et il est à espérer que les deux arbitres, Jean-Philippe Sylvain et Pascal St-Jacques, de même que les juges de lignes Daniel Béchard et Nicolas Piché, seront réprimandés.

UN TOTAL MANQUE DE RESPECT

J’en ai déjà glissé un mot sur ma plate-forme Facebook, vendredi, mais je crois qu’il est important que je sois davantage plus clair concernant l’absence de Sylvain Couturier, du Titan d’Acadie-Bathurst, parmi les finalistes pour le trophée visant à récompenser le meilleur directeur général de la dernière campagne.

La LHJMQ a opté de mettre en nomination Serge Beausoleil, de l’Océanic de Rimouski, Joël Bouchard, de l’Armada de Blainville-Boisbriand, et Dominique Ducharme, des Voltigeurs de Drummondville. Les trois mêmes hommes sont également nominés pour le trophée Ron-Lapointe (entraîneur de l’année).

Non seulement je suis surpris de l’absence de Couturier, mais j’estime qu’il s’agit d’un total manque de respect de la part de la ligue.

La présence de Ducharme parmi les finalistes est plus que plausible. Après tout, il est allé chercher Joe Veleno pendant la période des Fêtes et je dois admettre que l’ancien attaquant des Sea Dogs de Saint-Jean a connu toute une fin de saison. Veleno a coûté cher, trop cher même à mon avis, mais les résultats sont là.

Ducharme a également eu la bonne idée de dépouiller l’Armada de Blainville-Boisbriand de trois excellents éléments, soit Connor Bramwell, Morgan Adams-Moisan et Yvan Mongo pour aussi bien dire à peu près rien. Et c’est sans oublier Cédric Desruisseaux qu’il est allé chercher à Victoriaville.

Bref, rien à dire quant à sa présence parmi les DG d’impact de la dernière campagne.

Mais en ce qui concerne Beausoleil et plus particulièrement Bouchard, je ne vois pas, mais alors vraiment pas, ce que ces deux bonshommes ont fait de mieux que Couturier.

Dans le cas de Bouchard, à part l’acquisition de Drake Batherson, qu’est-ce qu’il a fait pour vraiment améliorer son club? Certes, l’Armada a terminé au premier rang du classement général et c’est tout à son honneur à titre d’entraîneur. Mais là, je parle d’un trophée pour récompenser le meilleur directeur général.

Non seulement il a laissé partir trois excellents joueurs (Bramwell, Adams-Moisan et Mongo) sans obtenir le bon prix en retour, mais il a aussi eu la drôle d’idée d’offrir un choix de troisième ronde aux Cataractes de Shawinigan pour mettre la main sur le gardien Mikahïl Denisov, un gars qui est âgé de 20 ans et qui occupe un poste de réserviste.

En ce qui concerne Beausoleil, je peux comprendre la ligue de vouloir souligner son travail puisqu’on ne peut pas lui enlever le fait qu’il a eu le flair d’aller chercher Samuel Dove-McFalls à Saint-Jean et Colten Ellis au Cap-Breton.

Selon moi, même Yanick Jean, des Saguenéens de Chicoutimi, a présenté un meilleur bilan que Beausoleil et surtout Bouchard en tant que directeur général.

Jean est allé chercher, entre autres, Zachary Bouthillier à Shawinigan et Jérémie Diotte à Rouyn-Noranda. Et c’est sans oublier tout ce qu’il va récupérer des échanges qui ont envoyé German Rubtsov et Olivier Galipeau.

En ce qui concerne Couturier, sa feuille de route comprend l’acquisition de Liam Murphy, des Wildcats de Moncton, Keenan MacIsaac, Rubtsov et Galipeau, des Saguenéens, Mitchell Balmas à Gatineau, Evan Fitzpatrick à Sherbrooke, ainsi que Samuel Asselin à Shawinigan.

Mais la meilleure transaction de Couturier à mon humble avis est celle qui a permis l’arrivée d’Ethan Crossman (et Félix-Antoine Drolet) pour des choix de 6e et 7e tour. J’ignore où Philippe Boucher avait la tête ce jour-là, mais le directeur général des Remparts de Québec s’est fait avoir comme j’ai rarement vu.

LA LOTERIE AURA LIEU JEUDI

C’est finalement ce jeudi qu’aura lieu la loterie servant à déterminer les positions 1 à 5 du prochain repêchage de la LHJMQ.

Je vous rappelle les règlements. Il y aura 21 boules à l’enjeu. Neuf d’entre elles appartiennent aux Sea Dogs de Saint-Jean qui ont terminé au 18e et dernier échelon. Les Cataractes de Shawinigan (6), les Islanders de Charlottetown (3), les Saguenéens de Chicoutimi (2) et le Phoenix de Sherbrooke (1) sont également dans la course. À noter que les Islanders et le Phoenix ont obtenu le droit de participer à la loterie à la suite de transactions respectives avec les Foreurs de Val-d’Or et les Wildcats de Moncton.

Les meilleurs espoirs en vue de l’encan sont les Néo-Brunswickois Josh Lawrence, des Selects Hockey Academy U-16, et Lukas Cormier, des Flyers de Moncton, le Néo-Écossais Alex Drover, du McDonald’s de Halifax, ainsi que les Québécois Jérémie Poirier, des Grenadiers de Châteauguay, William Villeneuve et Patrick Guay, des Cantonniers de Magog, Hendrix Lapierre, de l’Intrépide de Gatineau, Pier-Olivier Roy, des Chevaliers de Lévis, et Thomas Bordeleau, du Phénix du Collège Esther-Blondin.

Dans un autre ordre d’idée, même si ce dernier est né en 2001, j’ai bien hâte de voir à quel rang sera sélectionné le défenseur Jordan Spence, des Western Capitals de Summerside.

Boudé par les 18 équipes de la LHJMQ l’an dernier, l’Insulaire de Cornwall a opté de faire le saut dans la Ligue de hockey junior des Maritimes au lieu de s’en retourner dans le midget AAA.

Limité à seulement trois buts et 16 passes pour 19 points en 33 rencontres avec les Islanders de Charlottetown dans le midget AAA en 2016-2017, Spence s’est métamorphosé en quart-arrière étoile à seulement 16 ans dans la MHL.

Croyez-le ou non, ce petit défenseur de 5 pieds 10 pouces et 160 livres a dominé le circuit junior des Maritimes avec 52 points, dont 13 buts. Seul le vétéran de 20 ans Mitchell Kreis, des Timberwolves de Miramichi, a fait plus de points que lui, soit 53. Et jusqu’ici en séries, Spence montre une fiche de trois buts et cinq passes en sept duels.

Des chiffres tellement impressionnants qu’il s’en trouve plusieurs pour croire qu’il sera repêché dès la première ronde en juin. Dire que toutes les équipes aurait pu prendre une chance sur lui l’an dernier jusqu’en 15e ronde. C’est à n’y rien comprendre.

QUELQU’UN S’ENNUIE DE DAWSON THEEDE?

C’est vraiment dommage que Dawson Theede soit âgé de 20 ans parce qu’il est clair qu’il rendrait encore de fiers services au Titan.

Bien que les Olympiques de Gatineau soient déjà éliminés, Theede a enregistré pas moins de cinq buts et deux passes pour sept points en cinq parties face aux Tigres de Victoriaville, en plus de présenter un différentiel de +3.

Rappelons que le colosse de 6 pieds 6 pouces et de 215 livres est passé aux Olympiques dans l’échange qui a envoyé Mitchell Balmas au Titan. Quand on compare les statistiques des deux joueurs, on se dit que le Titan n’a peut-être pas gagné au change si ce n’est que Balmas est un an plus jeune.

Cela dit, Balmas, qui a été limité à deux mentions d’aide contre les Saguenéens de Chicoutimi, a le talent pour exploser à tout moment et ça pourrait se faire dès la prochaine ronde. Il n’empêche que Balmas n’a inscrit que cinq buts dans ses 20 dernières rencontres, dont trois dans le dernier match du calendrier régulier.

Parlant de déception, German Rubtsov fait encore pire, lui qui en comptant les trois dernières parties du  calendrier régulier a été limité à une maigre passe en neuf parties. Une passe de la part d’un gars qui a coûté les yeux de la tête, ça ne doit sûrement pas plaire au directeur général Sylvain Couturier.

Quelqu’un s’ennuie de Dawson Theede? Oui, moi.

UN ACADIEN DANS LE TOP-10

À moins d’une surprise, le défenseur Lukas Cormier, des Flyers de Philadelphie, deviendra le neuvième Acadien à se faire repêcher parmi les 10 premiers dans un repêchage de la LHJMQ et le premier depuis Justin Haché, de Petit-Rocher, par les Cataractes de Shawinigan en 2010.

Lukas Cormier, qui est originaire de Sainte-Marie-de-Kent, a même encore du temps pour améliorer sa cote auprès des recruteurs puisqu’il prendra part au Championnat canadien midget AAA à la suite de la victoire des Flyers au Championnat de l’Atlantique.

Les autres Acadiens à avoir réussi à se faire repêcher dans le top 5 sont, dans l’ordre, Michel Vautour (Moncton, 10e, 1977, Chicoutimi), Victor Cormier (Cap-Pelé, 1er, 1980, Sorel), Jérémie Caissie (Dieppe, 10e, 1991, Drummondville), Luc Bourdon (Shippagan, 3e, 2003, Val-d’Or), Patrice Cormier (Cap-Pelé, 5e, 2006, Rimouski), Sean Couturier (Bathurst, 2, 2008, Drummondville) et Pierre Durepos (Shediac, 10e, 2009, Saint-Jean).

Cinq anglophones ont également réalisé l’exploit, soit Todd Sparks (Edmundston, 10e, 1988), Garrett Clarke (Moncton, 6e, 2008, Lewiston), Matt Murphy (Fredericton, 5e, 2011, Val-d’Or), Peyton Hoyt (Lincoln, 6e, 2015, Cap-Breton) et Anderson MacDonald (Quispamsis, 10e, 2016, Sherbrooke).

LE CANADIEN SURVEILLE DOBSON ET GALIPEAU

La semaine dernière, le directeur général du Canadien de Montréal Marc Bergevin et son recruteur-chef Trevor Timmins étaient de passage au centre Georges-Vézina pour épier les défenseurs Noah Dobson et Olivier Galipeau, du Titan d’Acadie-Bathurst. Tout cela est bien beau et je suis très content que le CH soit intéressé par ces deux arrières au grand talent.

Mais j’ose espérer que certains recruteurs d’équipes de la LNH ont également les yeux sur Jeffrey Viel et Adam Holwell. Point de vue caractère, le capitaine du Titan me fait beaucoup penser à Steve Bégin. Et même que je dirais que Viel a de meilleures mains. Pour ce qui est de Holwell, un bon comparatif se veut Josh Gorges.

Viel a d’ailleurs été, et de loin, le meilleur attaquant du Titan lors de cette première ronde contre les Saguenéens.

Le Titan aura toutefois besoin d’une plus grande contribution offensive d’Antoine Morand, de Mitchell Balmas et de German Rubtsov. Ces trois gars-là doivent à tout prix sortir de leur torpeur. Le travail y est, mais l’exécution n’est pas à son mieux pour ces trois joueurs.

Imaginez, ils n’ont amassé que cinq petits points en six parties, alors qu’à eux trois ils devraient déjà avoir dépassé la vingtaine de points.

SAVIEZ-VOUS QUE?

Je débute cette semaine une nouvelle portion intitulée «Saviez-vous que?» Ici, on retrouvera toutes sortes d’informations qui ont soit été oubliées avec le temps, ou encore qui n’ont jamais été soulignées.

Bref, voici ce que j’ai pour vous aujourd’hui.

Saviez-vous que en 1985, deux des sept premiers joueurs repêchés sont aujourd’hui des directeurs généraux dans la LHJMQ? Il s’agit de Sylvain Couturier, l’actuel DG du Titan d’Acadie-Bathurst, sélectionné au 3e rang par le Titan de Laval, et Cam Russell, qui cumule les mêmes fonctions avec les Mooseheads de Halifax, et repêché par les Olympiques de Hull au 7e échelon.

Parlant des Mooseheads, saviez-vous qu’ils avaient fait de Jack Eichel leur choix de première ronde en 2012? Bien entendu, Eichel n’a jamais évolué pour les Originaux et c’est bien dommage.

Saviez-vous qu’en 1969-1970, le cinquième meilleur pointeur de la LHJMQ s’est quelques années plus tard installé à Beresford où il habite d’ailleurs encore aujourd’hui? Il s’agit de Mike Morton qui est originaire de Malartic.

Saviez-vous qu’il y a 13 anciens joueurs de la LHJMQ qui sont parvenus à atteindre le plateau des 1000 points en carrière dans la Ligue nationale? Ils sont dans l’ordre Mario Lemieux, Raymond Bourque, Dale Hawerchuk, Luc Robitaille, Guy Lafleur, Denis Savard, Pierre Turgeon, Jeremy Roenick, Vincent Damphousse, Michel Goulet, Michael Bossy, Sidney Crosby et Pat LaFontaine.

Saviez-vous qu’en 1973-1974, les Éperviers de Sorel ont inscrit pas moins de 620 buts, soit près de 100 buts d’avance sur l’équipe qui a pris le deuxième rang? Il faut dire que les Éperviers pouvaient compter cette saison-là sur des gars comme Pierre Larouche, Michel Déziel et Jacques Cossette qui avaient tous franchi la barre des 90 buts et des 200 points pendant la saison. En fait, six joueurs des Éperviers ont marqué au moins 50 buts cette saison-là.

Saviez-vous que Jonathan Tremblay, du Titan d’Acadie-Bathurst, a été le dernier joueur à accumuler plus de 300 minutes de pénalités dans une saison? En 2003-2004, Tremblay avait passé 316 minutes au cachot.

C’EST ARRIVÉ UN 3 AVRIL

1990 – Andrew McKim y va de deux buts et une passe, dont le filet vainqueur, dans une victoire de 3 à 2 des Olympiques de Hull sur le Collège Français de Longueuil. Cette victoire permettait aux Olympiques de prendre les devants 3-2 dans la série qu’ils remporteront finalement au terme de sept rencontres.

1992 – Malgré une soirée d’un but et trois passes de Todd Sparks et les deux mentions d’aide de Shane Doiron, les Olympiques de Hull s’inclinent 7 à 5 devant le Titan de Laval. Le Titan prenait les devants 2-0 dans cette série qu’ils gagneront en six duels.

2001 – Dominic Noël enfile deux buts, donc celui de la victoire, pour mener les Screaming Eagles du Cap-Breton à un triomphe facile de 6 à 1 sur les Saguenéens de Chicoutimi. Les Aigles Criards remportent du même coup cette longue série de sept matchs.

LES ANNIVERSAIRES DE LA SEMAINE

3 avril – David Stephens (25), Spencer MacDonald (26), Andrew Langan (27), T.J. Brennan (29), Jhase Sniderman (31), Josh Rathbone (33), Christian Lantin (34), Adam Carter (38), Daniel Corso (40).

4 avril – Sébastien Dupré (21), Maxime Baillargeon (21), Jordan Labbé (23), Evgeny Artyukhin (35), Roberto Luongo (39), Yanic Perreault (47), Dale Hawerchuk (55).

5 avril – Aiden MacIntosh (17), Julien Belliveau (23), Gord Donnelly (56).

6 avril – Joël Perrault (35), Bob Crawford (59).

7 avril – Garrett Holmes (25), Jess Tanguy (26), Mathieu Jean-Bouliane (27), Alex Lamontagne (30), Guillaume Veilleux (32), Pascal Dupuis (39), Ted Nolan (60).

8 avril – Yanick Lehoux (36), Scott O’Connor (37), Richard David (60).

9 avril – Alexandre Coulombe (23), Patrik Zdrahal (23), Cameron McDonald (25), Sean Girard (25), Michael Chaput (26), Dave Bertrand-Duclos (31), François Fortin (38), Simon Ouellet (39), Daniel Guérard (44), Daniel Doré (48).