ICI, ça se peut

Le 1er juillet prochain nous aurons plus à célébrer que simplement la Fête du Canada. C’est en effet en ce jour bien choisi que Catherine Tait prendra la place de Hubert Lacroix à la direction de Radio-Canada/CBC. Youpee! Hourrah! Qu’on sonne les cloches à la volée! Il était temps!

Il paraît, à en croire les «experts» et les communiqués de presse, que le premier ministre a fait là un choix «mordant». Madame Tait a, paraît-il, son franc-parler et n’a pas peur des défis. Si je ne peux pas me prononcer sur son tempérament, je vois que son parcours professionnel fait d’elle un excellent choix. Productrice pour la télévision, ayant travaillé à Téléfilm Canada et au Fonds des médias, elle comprendra parfaitement la situation difficile de Radio-Canada, mais aussi les opportunités qui s’offrent à elle. Dans sa feuille de route, j’ai aussi remarqué que la nouvelle PDG connaît notre région puisqu’elle a passé par le Salter Street Studio, de Halifax, qui produit la série humoristique-culte de CBC, This Hour Has 22 Minutes.

Lors de l’annonce de sa nomination, tous les défis qui l’attendent ont été énumérés: le financement de la société d’État, le passage au numérique, la co-production, l’américanisation des ondes et, bien sûr, l’importance des régions, le nerf de la guerre en ce qui nous concerne en Acadie de l’Atlantique. On compte sur Catherine Tait pour affronter tout cela avec innovation, créativité, respect, ouverture d’esprit… et mordant.

Si elle était la seule personne sur laquelle reposer nos espoirs, je serais sans doute peu rassurée pour l’avenir de Radio-Canada, mais en annonçant la nomination de Catherine Tait, la ministre Joly annonçait également quatre nouvelles recrues pour le conseil d’administration: Michaël Goldbloom du Québec à la présidence et trois nouveaux membres: Suzanne Guèvremont, avocate de profession, Guillaume Aniorté spécialiste du multimédia et Sandra B. Singh, experte des arts et de la culture de Colombie-Britannique. Ajoutons à cela notre René Légère, à nous, et ça fait du monde avec beaucoup d’expérience et de vécu complémentaires et un conseil d’administration paritaire et bien armé pour travailler avec la nouvelle PDG.

«À l’œuvre et à l’épreuve!», dirait ma grande amie Lucie.