Gagner… au bon moment

Gagner, c’est important. En fait, c’est l’essence même du sport. Mais gagner au bon moment, c’est encore mieux.

Les diverses séries et championnats de hockey qui meublent notre quotidien ce printemps sont carrément excitantes, non?

D’abord, les Wildcats de Moncton. Peu de gens leur donnaient des chances de surprendre l’Océanic de Rimouski. Déjà, porter la série à un septième match était un véritable boni pour les Chats sauvages.

Mais il y a eu les propos de Serge Beausoleil, entraîneur-chef et DG de l’Océanic, contre le gardien Mark Grametbauer…

On connaît la suite. Moncton a puisé dans cette motivation pour gagner les 6e et 7e rencontres et ainsi éliminer les détenteurs du troisième rang au classement général, un club qui avait récolté 31 points de plus en saison régulière.

Pour une surprise, c’en est toute une.

Qui va affronter l’Armada de Blainville-Boisbriand maintenant? Et qui sait ce que les Wildcats peuvent encore nous réserver dans leur sac à surprises?

Le Titan d’Acadie-Bathurst a aussi su gagner au bon moment face aux Saguenéens de Chicoutimi, contre qui il en a eu plein les bras. Les partisans espèrent tous que la leçon a été apprise: en séries, le travail passe avant le talent.

Que dire maintenant du Blizzard d’Edmundston? Le buzz dans le Nord-Ouest est tel que la formation joue à guichets fermés toutes ses rencontres éliminatoires au Centre Jean-Daigle. Là aussi, on souhaite que la troupe de Ryan Salvis puisse atteindre la finale de la Ligue de hockey junior des Maritimes.

Ou encore des Flyers de Moncton? Ils ont fait fi d’un cuisant revers à leur premier match du Championnat de hockey midget majeur de l’Atlantique et se sont retroussés les manches pour l’emporter en prolongation en finale. Cette victoire les propulse donc au tournoi de la Coupe Telus, le championnat canadien de hockey midget. Bravo!

Mais le plus bel exemple est probablement celui des Bulls bantam AAA du Nord-Ouest. Derniers de la ligue avec à peine six gains en 27 matchs, ils ont réussi un petit miracle en allant remporter le championnat provincial 1 à 0 en prolongation contre Kennebecasis Valley. Qui plus est, l’équipe a défait Moncton, la formation favorite, ce qu’elle n’avait jamais réussi à faire en saison.

Si ça ne s’appelle pas gagner au bon moment, je me demande bien ce que ça peut prendre!

Pour ceux et celles qui suivront avec assiduité les séries éliminatoires de la Coupe Stanley, nous verrons bien si le Lightning de Tampa Bay, qui a gagné toute l’année, parviendra à transposer leurs succès en avril, en mai et jusqu’en juin.

Même chose pour les Bruins de Boston (que bien des observateurs voyaient hors des séries), les Maple Leafs de Toronto (ont-ils appris à faire les sacrifices nécessaires?), les Penguins de Pittsburgh (ont-ils assez faim pour un troisième sacre de suite?), les Capitals de Washington (s’écraseront-ils encore une fois?), les Predators de Nashville (est-ce leur année?), les Jets de Winnipeg (cette équipe cendrillon a-t-elle encore quelques tours de magie dans sa baguette?) et les Golden Knights de Vegas (survivront-ils à la pression des séries?).

Ça promet!

Oui, c’est beau gagner en octobre. Mais encore faut-il le faire au printemps!