Bathurst en berne pour les Broncos

Le tragique accident de vendredi soir qui a causé la mort de 15 personnes à bord de l’autobus des Broncos de Humboldt, une formation junior A de la Saskatchewan, a ébranlé le pays au complet.

À Bathurst, où une bonne partie de la population tente encore d’apprivoiser la tragédie des Boys in Red (équipe de basketball du Bathurst High School) survenue en janvier 2008, l’histoire des Broncos vient leur rappeler sans prévenir à quel point l’avenir n’appartient qu’au destin.

Le maire de la municipalité, Paolo Fongemie, a d’ailleurs décrété que les drapeaux de la Ville seront en berne pour la semaine.

«J’avais plein de messages textes dans mon cellulaire quand je me suis réveillé samedi matin. C’est terrible ce qui est arrivé. Je peux t’assurer que c’est difficile pour tout le monde et que nous vivons ces moments avec les gens de cette communauté. C’est un tel cauchemar. J’ai l’intention d’approcher le maire (Rob Muench) dans les prochains jours afin d’offrir nos condoléances à la population d’Humboldt», m’a révélé le maire Fongémie pendant le premier entracte du match de samedi entre le Titan et le Phoenix de Sherbrooke.

Le directeur général du Titan Sylvain Couturier était lui aussi abasourdi par cette terrible tragédie.

«C’est tout le hockey qui est touché par ça, dit-il. C’est tellement triste de voir des jeunes âgés de 16 à 20 ans mourir de telle façon alors qu’ils ne voulaient faire que ce qu’ils aiment le plus. Mes pensées vont aux parents et aux joueurs qui ont survécu. Ces gens vont devoir se rebâtir. Ce n’est pas évident d’apprendre à vivre avec ça.»

Croisé après le match de samedi, l’entraîneur-chef du Phoenix Stéphane Julien était lui aussi secoué par le tragique accident.

«Le hasard a voulu que je rencontre récemment Ghislain Delage, qui était l’entraîneur des Castors de Sherbrooke en 1974 quand l’équipe a été impliquée dans un accident d’autobus (N.D.L.R. – Le joueur Gaétan Paradis est décédé). Ghislain m’a dit que ça le hantait encore aujourd’hui. Il y pense régulièrement. Ça te démontre à quel point une telle tragédie fait en sorte qu’il reste des traces pendant longtemps», m’a-t-il révélé.

Pour sa part, Antoine Morand a mentionné que tous les joueurs du Titan ont été secoués d’apprendre la nouvelle après la partie de vendredi soir, bien qu’ils n’étaient pas encore conscients de l’immensité de la tragédie puisque les victimes ont été confirmées au compte-goutte. Ce n’est qu’à leur réveil, samedi, qu’ils ont vraiment pris conscience de l’ampleur.

«Samedi matin, Mario (Pouliot) nous a parlé dans le vestiaire en nous soulignant à quel point nous étions chanceux de jouer au hockey et de faire ce qu’on aime parce que tu ne sais jamais ce que l’avenir te réserve. Il nous a dit qu’il était important de savourer l’instant présent», dit-il.

«C’est tragique ce qui vient d’arriver. Je n’étais pas ici quand est arrivé l’histoire des Boys in Red, mais nous en avons régulièrement entendu parler. Ce qui est arrivé à Humboldt y ressemble pas mal», ajoute-t-il.

PATRICK EARLE ÉBRANLÉ

Le gardien Patrick Earle, qui a déjà porté les couleurs des Aigles Bleus de l’Université de Moncton et de quelques formations senior du Nouveau-Brunswick (Ambassadeurs de Saint-Jacques, Acadiens de Memramcook et JC’s de Bouctouche), est fortement ébranlé par la tragédie de Humboldt.

On le serait à moins puisqu’il connaissait très bien l’entraîneur-chef Darcy Haugan, de même que tous les membres de sa famille. En 2011-2012, Haugan était alors l’entraîneur-chef des Navigators de North Peace, un club junior B qui évolue dans la Ligue du Nord-Ouest et qui comprend des équipes de la Colombie-Britannique et de l’Alberta. Earle a joué deux saisons sous les ordres de Haugan.

«J’ai appris la tragédie samedi matin, m’a confié Patrick, dimanche après-midi. Aussitôt que j’ai su qu’il s’agissait d’une équipe qui s’appelait les Broncos, j’ai immédiatement pensé à Darcy.»

«Darcy est quelqu’un qui a grandement marqué ma vie. En fait, pas seulement la mienne. Quand il m’a fait venir à Peace River, c’est chez lui que j’ai été hébergé pour les deux ou trois premiers mois, le temps qu’on me trouve une famille de pension. J’ai donc bien connu son épouse Christina, ainsi que ses deux enfants Jackson et Carson», raconte-t-il.

«Darcy était un entraîneur particulier. Il était calme et toujours en contrôle derrière le banc. C’était très rare qu’ils montrait ses émotions. Il choisissait ses moments pour le faire. Il était aussi un entraîneur juste. Un gars pouvait avoir une mauvaise semaine à l’entraînement, il pouvait quand même compter sur Darcy pour avoir une chance de se faire valoir la partie suivante. Darcy prenait soin de tout son monde, peu importe sa nationalité», révèle-t-il.

«Juste pour te donner une idée comment il était, chaque fois qu’un gars n’était pas à bord de l’autobus qui devait nous mener à un match, Darcy demandait au chauffeur d’aller le chercher directement à la maison. Darcy ne partait jamais sans que tous ses joueurs soient à bord. J’imagine qu’il était encore comme ça à Humboldt. Pour moi, il était un modèle. C’était aussi quelqu’un qui s’impliquait beaucoup dans la communauté. Il avait un petit côté philosophe dans sa façon de voir les choses», mentionne Earle.

«Ça me fait beaucoup de peine ce qui vient d’arriver. Nous sommes pratiquement tous des partisans de hockey au Canada et c’est en plein le genre de tragédie qui nous touche tous et chacun», dit-il.

HUMBOLDT EST UNE VILLE DE HOCKEY

La population de Humboldt a beau se chiffrer à seulement 6000 habitants (en fait c’est un peu moins), on retrouve neuf hockeyeurs de cette petite ville qui ont atteint la Ligue nationale, dont l’immortel gardien Glenn Hall.

Les autres joueurs de Humboldt à avoir évolué dans la LNH sont les frères Leswick, Tony et Jack, Ralph Klassen, Brad Lauer, Kyle McLaren, Brendan Witt, Nathan Paetsch et l’ancien gardien du Canadien de Montréal, Dustin Tokarski.

Brad Lauer, qui est aujourd’hui entraîneur adjoint chez le Lightning, a indiqué au Tampa Bay Times que la communauté de Humboldt était dévastée.

«Chaque fois que vous perdez des enfants comme ça, c’est dévastateur, parce que je pense que tout le monde a pris place dans ces autobus. Que vos enfants aient joué au basketball ou au hockey, vous vous attendez toujours à ce qu’ils soient en sécurité et puis quelque chose comme ça arrive. Je connais très bien l’endroit où a eu lieu l’accident et ce n’est pas un coin sûr», a commenté Lauer.

Brendan Witt a également réagi sur Twitter.

Nathan Paetsch a lui aussi exprimé son chagrin sur Twitter.

«Humboldt est une ville de hockey et a toujours été une excellente ville de hockey et une grande communauté, a fait savoir Paetsch au Times Herald, samedi soir. C’est juste triste. L’une de mes plus proches amies y a aussi grandi, elle est professeure de lycée là-bas, et évidemment elle est dévastée. C’est un moment difficile pour tout le monde autour de la maison. C’est une telle tragédie. Je veux aider de toutes les manières possibles. Humboldt, c’est ma maison.»

MATHIEU BAKER SE SOUVIENT

Samedi matin, en apprenant la terrible tragédie impliquant l’équipe des Broncos, Mathieu Baker n’a pu faire autrement que de se rappeler une certaine nuit du mois d’août 2002, alors que le Titan s’en revenait d’un match préparatoire disputé à Rimouski.

Il était aux environs de deux heures du match quand l’autobus a frappé de plein fouet un énorme orignal sur la route 11 entre Campbellton et Bathurst. Si le chauffeur a été l’unique blessé de l’accident, il n’empêche que les joueurs avaient été fort secoués.

«J’étais assis dans le milieu et je sommeillais tout en écoutant un film. En fait, pas mal tout le monde dormait sauf moi. Je ne me souviens pas du film en question, mais je me souviens que ça avait cogné fort. J’ai tout de suite quitté mon siège pour me rendre vers l’avant de l’autobus où j’ai vu que le chauffeur avait une fracture ouverte à une jambe», raconte l’Acadien d’Inkerman.

«Je peux aussi te dire que si ça n’avait pas été de Réal Paiement, nous aurions frappé un mur de roches. Lors de l’impact, voyant que le chauffeur était blessé, Réal a rapidement eu le réflexe de prendre le volant afin de s’assurer que l’autobus reste sur la route. Sans lui, c’est certain que l’autobus fonçait dans les roches», mentionne-t-il.

«Tu aurais dû voir l’autobus après à quel point il était magané. Tu ne peux pas croire qu’un seul original ait pu causer autant de dégât. Tout le métal à l’avant était tordu», dit-il.

«Samedi matin, quand j’ai appris l’accident des Broncos, j’avoue que j’ai eu un flash sur notre accident de 2002. Je suis là à te parler et j’en ai des frissons juste à penser à la tragédie des Broncos. Ce qui vient d’arriver à cette équipe aurait pu arriver à n’importe quelle équipe de hockey. Dieu sait comment nous en faisons des kilomètres à bord d’un autobus quand tu joues au hockey. Personnellement, je n’ai jamais été à l’aise dans ces déplacements», affirme Baker.

«Si tu le veux bien, j’aimerais que tu puisses écrire que j’offre mes sympathies aux familles des victimes de Humboldt. Mes pensées et mes prières sont avec eux», ajoute-t-il.

En trois saisons dans l’organisation du Titan, Mathieu Baker a pris part à 12 rencontres officielles dans la LHJMQ, sans toutefois voir une seule seconde d’action puisqu’il s’était contenté du rôle d’adjoint.

Le gardien a évolué principalement dans la Ligue de hockey junior des Maritimes (MHL), où en quatre saisons il a évolué pour les Timberwolves de Miramichi, les Tigres de Campbellton, les Ramblers d’Amherst, le Pepsi de Halifax et les Western Capitals de Summerside.

Baker a ensuite fait le saut dans le hockey senior et il est d’ailleurs l’un des rares joueurs à avoir porté les couleurs des quatre principales municipalités de la Péninsule acadienne, soit les Acadiens du Grand Caraquet, les Marchands de Shippagan, le Capitaine Frank de Tracadie et le Au P’tit Mousse de Lamèque. Il a également évolué à Causapscal et les JC’s de Bouctouche.

FILION ET RUSSO SE SOUVIENNENT AUSSI

Joint en fin d’avant-midi, lundi, Olivier Filion et Adam Russo se souviennent eux aussi assez bien de l’accident de 2002.

«Je me rappelle que le chauffeur était coincé et qu’il avait les deux jambes cassées. Il fallait que nous passions par-dessus lui pour sortir de l’autobus», m’a confié Russo.

Filion m’a également confirmé la condition du chauffeur.

«Il avait les deux genoux brisés. Je me souviens que nous n’avions pas de cellulaire pour appeler des secours (la police). Réal (Paiement) en avait un, mais il l’a perdu dans l’accident. D’ailleurs, une chance que Réal a pris le volant parce que nous étions alors en sens inverse sur la route», raconte Filion.

LES TIGRES DANS LE SIÈGE DU CONDUCTEUR

Après avoir perdu le premier match dans leur série contre les Voltigeurs de Drummondville, les Tigres de Victoriaville ont rebondi avec une belle victoire de 4 à 1, samedi. J’ai pensé que le moment est idéal pour vous donner des nouvelles des Félins et qui de mieux que la première étoile du match, Jimmy Huntington, pour nous en dire plus long.

«Nous savions très bien que cette série n’allait pas se terminer en quatre matchs et notre objectif était de remporter au moins une partie à Drummondville et nous avons réussi, indique Huntington. Maintenant que nous avons l’avantage de la glace, c’est à nous d’en profiter. Il y a une belle rivalité entre les deux équipes.»

Quand je lui ai demandé comment il composait avec les «sportifs de salon» qui s’amusent à colporter que les Tigres ne sont qu’une équipe à un trio (Vitalii Abramov, Maxime Comtois et Ivan Kosorenkov), Huntington n’a pas utilisé la langue de bois dans sa réaction.

«C’est justement pour des affaires comme ça que nous essayons de rester loin des réseaux sociaux, confie l’ancien attaquant du Titan. Mais honnêtement, je ne crois pas que nous sommes une équipe à un trio. D’accord que dans la série contre Gatineau, ç’a été un peu long avant que les autres trios se mettent en marche, mais aujourd’hui je peux te dire que tous les trios contribuent comme nous le voulons.»

Les Tigres tenteront par ailleurs de prendre les devants 2-1 dans la série dès lundi soir devant leurs partisans au Colisée Desjardins. Huntington ne doute pas un instant que les partisans sauront tenir à merveille le rôle de sixième joueur.

«Nos partisans nous aident vraiment, souligne-t-il. Ça fait trois ans que je suis à Victoriaville et je n’ai jamais vu la ville être derrière nous comme c’est le cas actuellement. Quand nous jouons à la maison, grâce à notre sixième joueur, nous jouons avec plus de confiance et de combativité. En fait, nous sommes meilleurs dans toutes les facettes du jeu. J’ai hâte de voir l’ambiance dans l’aréna demain et vendredi.

Par ailleurs, j’ai pensé demander à Jimmy comment lui et ses coéquipiers ont réagi au sujet de la tragédie de Humboldt.

«C’est sûr que ça nous a ébranlés comme équipe, affirme-t-il. Quand des incidents comme ça arrive et que tu es un joueur de hockey ou encore le parent d’un joueur, le sport passe alors en deuxième.»

«Nous, chez les Tigres, ça nous a vraiment fait réfléchir. Nous voyageons beaucoup en autobus et ce qui est arrivé aux Broncos pourrait aussi nous arriver n’importe quand. En passant, j’aimerais souhaiter un bon rétablissement aux survivants de cet accident et mes condoléances aux familles», a ajouté Huntington.

MAIS QU’ONT MANGÉ LES ISLANDERS DE CHARLOTTETOWN?

La plus belle surprise de cette deuxième ronde des séries éliminatoires, on la doit aux Islanders de Charlottetown qui ont remporté les deux premiers matchs au domicile des Mooseheads de Halifax, pourtant largement favoris.

Pour le défenseur Olivier Desjardins, il ne fait aucun doute qu’on peut résumer les deux victoires des Islanders par un effort soutenu de la part de chacun des membres de l’équipe.

«C’est une série qui oppose deux bonnes équipes, dit-il. Cependant, nous travaillons très fort et nous faisons attention aux moindres petites détails. Nous avons un plan de match et nous le suivons.»

Desjardins, qui se joindra aux Aigles Bleus de l’Université de Moncton à l’automne, trépigne d’impatience à l’idée de retrouver les partisans de l’équipe, mardi soir, au Centre EastLink.

«L’ambiance va être très bonne mardi soir. J’ai vraiment hâte de vivre ça. Pour nous, il sera primordial de continuer de travailler aussi fort. Nous voulons continuer de nous améliorer. Mais le plus important, c’est de respecter le plan de match», mentionne-t-il.

Et Matthew Welsh dans tout ça? Comment se comporte la bête noire du Titan?

«Matthew est toujours très bon. Et même si tout le monde sait à quel point il est bon, je crois qu’il est néanmoins encore sous-estimé. Matthew est là pour l’équipe chaque soir», révèle Olivier Desjardins.

En passant, j’ignorais jusqu’à aujourd’hui que le défenseur Nicholas Welsh, des Wildcats, était le frère aîné de Matthew. J’ai appris la chose dans un reportage de la CBC. D’ailleurs, dans ce reportage, j’y apprends également qu’un troisième membre de la famille pourrait à son tour évoluer dans la LHJMQ. Âgé de 14 ans, Chris Welsh est un grand défenseur qui évolue en ce moment pour la formation bantam AAA de Halifax. Il n’y a pas à dire, il y a du talent dans la famille Welsh.

LE PREMIER CHOIX AUX SAGUENÉENS

Ce sont finalement les Saguenéens de Chicoutimi qui auront le premier choix du prochain repêchage, en juin. Eux qui devaient parler au quatrième rang ont réussi à se hériter de la toute première sélection en remportant la loterie, jeudi.

Ça veut donc dire que Yanick Jean aura la première et la 10e sélection, puisque le choix des Islanders de Charlottetown leur appartient depuis que le directeur général du Titan Sylvain Couturier le leur a cédé, en décembre, en retour des choix de 1er et 3e tours des Sags en 2019. À l’origine, le Titan a acquis ce choix lors de la transaction qui a envoyée Guillaume Brisebois à Charlottetown en 2016.

Les Islanders ne sont malgré tout pas en reste puisqu’ils repêcheront au quatrième rang à la place des Foreurs de Val-d’Or. Dans leur cas, ils ont obtenu ce droit après avoir envoyé David Henley à Val-d’Or en 2015.

Les Sea Dogs de Saint-Jean (2e), les Cataractes de Shawinigan (3e) et le Phoenix de Sherbrooke (5e) ont également pris part à la loterie.
J’ai bien hâte de voir si les Sea Dogs sélectionneront au deuxième rang le Néo-Brunswickois Joshua Lawrence, lui qui aurait semble-t-il déjà une entente avec la formation de Boston University dans la NCAA.

VINCENT LAPALME COMBLÉ

Parlant des Saguenéens, je vous ai parlé la semaine dernière de Vincent Lapalme qui était en nomination pour le trophée du joueur humanitaire au Gala des Rondelles d’Or. C’est justement lui qui a remporté le trophée et j’ai réussi à obtenir ses réactions.

«D’entendre mon nom a été quelque chose de très plaisant, dit-il. Et comme je suis très proche d’Oli (Olivier Galipeau), c’était le fun également d’être là pour le voir recevoir le prix du meilleur défenseur de la ligue. Ç’a été une soirée parfaite et mémorable. C’était aussi très bien organisé. Un autre moment marquant dans la soirée a été l’intronisation de Marc Denis au Temple de la renommée. Marc a porté le chandail des Sags et le discours qu’il a livré était incroyable.»

SYLVAIN COUTURIER N’A PAS APPRÉCIÉ

Sylvain Couturier n’a vraiment pas apprécié de lire dans le quotidien La Tribune que l’organisation attachait plus d’importance à l’argent qu’à la sécurité des joueurs. Même si son nom n’était pas mentionné, il s’est évidemment senti visé par les propos du confrère Jérôme Gaudreau qui a depuis nuancé ses propos dans son billet.

J’en traite davantage dans une entrevue que m’a accordée Sylvain Couturier à ce sujet.

Certes, Jérôme Gaudreau soulève un bon point au sujet des longs voyages en autobus, surtout qu’ils sont présentement au cœur de bien des conversations à la suite de la tragédie des Broncos de Humboldt.

Sauf qu’il y a toutefois la manière d’en parler. Et, surtout, il aurait dû éviter de mélanger deux histoires dont le contexte est on ne peut plus différent.

Je comprends fort bien que Sylvain soit en colère de se retrouver avec l’étiquette d’un homme de hockey qui n’en a rien à cirer de la sécurité des joueurs. C’est non seulement faux, mais également d’une grande maladresse de la part de Jérôme Gaudreau.

Le journaliste de La Tribune a tout à fait raison de vouloir provoquer une réflexion sur les longs voyages en autobus, mais encore faut-il qu’il s’assure d’en parler sans s’attaquer à la crédibilité d’une homme qui ne mérite pas de porter le chapeau d’un monstre.

LE PHOENIX DÉTERMINÉ À REBONDIR

Par ailleurs, le journaliste de la Tribune s’est entretenu avec quelques joueurs du Phoenix concernant le match de mardi soir au Palais des Sports Léopold-Drolet.

«Ça nous prend deux victoires, a mentionné Hugo Roy à La Tribune. Surtout lors du prochain match afin d’aller chercher le momentum. On est contents de retrouver nos partisans. Depuis le début des séries, ils sont présents pour nous, ce qui a aidé tous nos joueurs lors de nos affrontements contre les Huskies au premier tour.»

«Je crois que notre retour devant nos partisans à Sherbrooke sera bénéfique, a indiqué le Russe Yaroslav Alexeyev. J’espère surtout que nous leur réservons une victoire dès mardi. Pour y parvenir, on devra lancer encore plus au filet et jouer notre style de jeu comme lors de la série contre les Huskies et même durant les dernières parties de la saison.»

Le vétéran Thomas Grégoire, qui joue plus de 35 minutes par match en l’absence de Luke Green, a pour sa part fait savoir qu’il était important de compliquer davantage la vie d’Evan Fitzpatrick devant la cage du Titan.

«On a une absence à combler avec la blessure à Luke Green. On se débrouille bien malgré tout. Il faut faire bouger la rondelle et amener de la vitesse. Maintenant, on veut gagner au Palais. Ce sera important de s’appliquer encore plus et de miser sur nos forces ainsi que sur les points positifs des deux derniers matchs. Evan Fitzpatrick l’a un peu trop facile présentement. Comme le Titan au match 1 et 2, on devra prendre des tirs de qualité et non pas en périphérie», a révélé Grégoire à La Tribune.

DEUX RECORDS PERSONNELS POUR ANTOINE MORAND

Antoine Morand a profité du match de samedi pour réaliser deux marques personnelles sur le plan offensif avec cinq passes, donc cinq points.

«Je n’étais vraiment pas satisfait de mon jeu dans la première ronde face aux Saguenéens et j’ai donc apporté quelques correctifs à ma préparation. En fait, ce sont surtout des changements dans ma préparation mentale. J’ai aussi décidé de m’impliquer beaucoup plus dans tous les aspects du jeu. Je veux exceller dans les 200 pieds de la patinoire», m’a confié Morand après la victoire de samedi.

DES ABSENTS DE MARQUE POUR LE DÉFI GATORADE

Le Nouveau-Brunswick sera bien représenté au Défi d’excellence Gatorade, du 25 au 29 avril, à Blainville-Boisbriand, mais il aurait pu l’être davantage si la LHJMQ avait eu la présence d’esprit de repousser leur tournoi d’une petite semaine.

Car voyez-vous, ce tournoi qui regroupe les meilleurs espoirs en vue du prochain repêchage a lieu en même temps que le Championnat canadien midget AAA (Coupe Telus) à Sudbury, en Ontario.

Et comme les Flyers de Moncton y participent, c’est donc dire que l’entraîneur-chef Charles LeBlanc sera privé du défenseur Lukas Cormier, ainsi que des attaquants Yannic Bastarache, Cole Cormier et Patrick LeBlanc. Les quatre joueurs seront assurément repêchés en juin. Même que Lukas Cormier a de bonnes chances de sortir parmi les 10 premiers du premier tour.

Le talent sera néanmoins nombreux dans le camp néo-brunswickois avec, entre autres, le gardien Ethan Pearson, l’arrière Nicholas Savoie et l’attaquant Alexandre David, tous trois avec la Newbridge Academy que dirige l’ancienne vedette du Titan d’Acadie-Bathurst, Olivier Filion. Parmi les autres joueurs à surveiller, notons les avants Joshua Lawrence (Selects Academy), Dawson Stairs (Rothesay Netherwood), Jérémie Gagnon (Stanstead), Connor Richard (Saint-Jean) et Adam Bowness (Saint-Jean).

Le Nouveau-Brunswick n’est pas la seule province qui sera pénalisée au Défi d’excellence, puisque les Cantonniers de Magog seront eux aussi à la Coupe Telus. Et chez les Cantonniers, on retrouve trois joueurs qui devraient normalement être sélectionnés en première ronde, soit le défenseur William Villeneuve, de même que les attaquants Patrick Guay et Charles Beaudin.

IL ÉTAIT UNE FOIS… DES COUPLES D’ATHLÈTES

Savez-vous quel est le couple de l’heure actuellement dans le merveilleux monde du sport néo-brunswickois? C’est sans aucun doute celui composé d’Ethan Crossman, du Titan, et Britney Snowdon, la jeune vedette de l’Attack de l’Atlantique en ringuette.

Imaginez-vous donc que les deux athlètes sont en bonne position pour marquer l’histoire de leur équipe respective. Alors qu’Ethan et ses coéquipiers ont faim d’une coupe du Président, Britney, elle, va tenter cette semaine avec ses coéquipières de l’Attack de remporter un premier titre canadien. Vous vous doutez bien que s’ils parviennent à leur fin, ces deux-là vont passer un été de rêve.

Parlant de couples sportifs, en voilà quelques autres qui nous confirme que tout ce qui se ressemble s’assemble.

Ainsi, l’ex-joueur du Titan Robert Pelletier est en couple avec l’ex-patineuse artistique Samia Gould. Toujours au hockey, le gardien Brandon Thibeau, qui a porté les couleurs des Wildcats de Moncton, est le conjoint de la triathlète Kamylle Frenette.

Parmi les autres couples de sportifs bien connus, notons Patty Blanchard et Marc Beaudin, Rémi Poitras et Roxanne Pelletier, Matt McNeil et Michelle Reddy, Evan Grant et Stéphanie Doiron, ainsi qu’Anouk Pelletier et Jean-Marc Doiron.

Petite parenthèse ici pour vous signaler que Stéphanie et Jean-Marc sont frères et sœur. À ce sujet, j’ai d’ailleurs taquiné Jean-Marc, qui est un collègue au journal. «Jean-Marc, je m’imagine fort bien ton père et ta mère, lorsque vous êtes arrivés à la maison pour la première fois avec votre ami(e) de cœur, lui demander:  »Est-ce que tu fais du sport? » Et si cette personne a le malheur de répondre non, je les vois répliquer fermement:  »Dehors! T’as pas d’affaire icitte! » Jean-Marc, qui l’a trouvé bien bonne, m’a tout  de même confirmé qu’il serait effectivement difficile de survivre chez les Doiron sans être un athlète.

Parmi les autres couples de sportifs, il y a l’ex-cycliste de niveau international Cam MacKinnon, aujourd’hui recyclé en triathlète comme sa compagne Marie-Ève LaForest. Un autre triathlète, Marc Arseneau, partage pour sa part sa vie avec l’ancienne gymnaste de niveau national Sylvie Ruest.

L’olympienne et spécialiste du 3000m steeple, Geneviève Lalonde, est elle aussi en couple avec un triathlète, John Erik Rasmussen. Manifestement, les triathlètes sont très recherchés.

La sprinteuse Alexa-Maude Mallais, de son côté, est la conjointe du joueur de soccer Samuel Charron. On retrouve aussi les coureurs Vincent LeClair et Josianne Guay, de même que la joueuse de soccer Alexandra Maltais et le joueur de baseball Marcus Coates.

C’EST ARRIVÉ UN 10 AVRIL

1975 – Sid Veysey récolte un but et trois passes dans une victoire facile de 11 à 3 des Castors de Sherbrooke sur les Saguenéens de Chicoutimi. Veysey n’est toutefois pas le seul Néo-Brunswickois qui s’était illustré dans ce match puisque dans l’autre camp, Jean-Paul LeBlanc y était allé d’un but et une passe. Avec cette victoire, les Castors prenaient les devants 1-0 dans cette demi-finale qu’ils ont totalement dominé comme en témoignent les 33 buts marqués contre seulement six lors de ce balayage en quatre duels. Veysey, lui, a complété la série avec trois buts et six passes pour neuf points.

2002 – Dans une cause perdante, Dominic Noël réussit un tour du chapeau alors que les Mooseheads de Halifax ont néanmoins le dernier mot sur les Screaming Eagles du Cap-Breton avec un gain de 4 à 3 en prolongation. Une victoire qui permettait aux Orignaux d’égaler cette série quart de finale 2-2. Noël et ses coéquipiers se reprendront lors des deux parties suivantes en remportant la série au terme de six matchs.

2007 – Jordan Clendenning compile un but et deux passes pour conduire le Titan d’Acadie-Bathurst à un triomphe de 4 à 3 en prolongation face aux Screaming Eagles du Cap-Breton. Dans la défaite, les trois Acadiens des Aigles Criards ont tous participé à la feuille de pointage avec au moins une passe. Deux mentions d’aide dans le cas de Dean Ouellet, et une passe pour Luc Bourdon et Jean-Claude Sawyer. Si la victoire a permis au Titan de réduire l’écart à 1-2 dans cette série quart de finale, la formation de Sydney a rapidement rebondi en remportant les deux duels suivants pour passer aux demi-finales.

LES ANNIVERSAIRES DE LA SEMAINE

10 avril – Samuel Dove-McFalls (21), Alexander Mann (22), Enrico Ciccone (48), Donald Dufresne (51).
11 avril – Nico Blachman (20), Alexandre Burrows (37), Mathieu Chouinard (38), Marc Bouchard (40), Richard Sévigny (61), Michel Lachance (63).
12 avril – Alexander Khovanov (18), Antoine Tardif (28), Kevin Poulin (28), Adam Russo (35), Stéphane Guérard (50).
13 avril – Jacob Arsenault (19), Samuel L’Italien (20), Alec-Jon Banville (24), Raymond Leroux (29), Shawn Doucet (34).
14 avril – Kyle Haas (24), Érik Robichaud (25), Kevin Gagné (26), Daniel Milan (26), Brad Smith (30), Sébastien Strozynski (36), Jarrod Thomas (40), Jeffrey Benett (41), Steve Larouche (47), Alain Côté (51).
15 avril – Dawson Theede (21), Jérémie Malouin (26), Steve Gleeson (26), Charles Vouligny (28), David Stich (29), Kelan Herr (30), Gerry Cicciu (41), Jimmy Waite (49), Pierre Aubry (57), Kevin Lowe (59).
16 avril – Jordan Mock (27), Samuel Séguin (37), Éric Bertrand (43).