L’éclaircie au-dessus de Blaine Higgs

Les progressistes-conservateurs viennent de connaître une bonne semaine pour la première fois depuis des lunes.

Il y a tout d’abord eu le maintien de l’affaire Chris Collins dans l’actualité, un cadeau pour eux.

Ce vétéran de la politique provinciale dit qu’il se défendra bec et ongle face à aux allégations de harcèlement dont il fait l’objet, mais il joue contre la montre.

Le temps file et les libéraux risquent de se choisir un candidat dans Moncton-Centre avant que l’enquête ne soit terminée (et qu’il puisse présenter sa candidature).

S’il rate le train, les progressistes-conservateurs pourront rêver reprendre ce siège en septembre prochain (et encore plus si jamais il se présente comme candidat indépendant).

Ce gain est possible, mais loin d’être certain. On se rappelle que Chris Collins a remporté cette circonscription les doigts dans le nez en 2014 même si sa principale rivale était la ministre sortante progressiste-conservatrice Marie-Claude Blais.

Ce n’est pas tout. La semaine passée, Robert Gauvin a confirmé qu’il briguera l’investiture progressiste-conservatrice dans Shippagan-Lamèque-Miscou.

Cet humoriste et comédien est un nouveau venu en politique, mais sa notoriété comme artiste et ses racines (son père, Jean Gauvin, a représenté le coin pendant trois mandats) font de lui un candidat-vedette.

Son arrivée tombe à point pour Blaine Higgs, un politicien unilingue qui a déjà milité dans le parti CoR et dont l’aptitude à recruter des candidats francophones de calibre a été remise en question par le passé.

Comme Robert Gauvin se présente dans l’ancien fief de Paul Robichaud et contre un député d’arrière-ban (Wilfred Roussel) qui a remporté son siège par 44 voix en 2014, il est tout à fait possible que cette circonscription bascule et aide les bleus à décrocher une mince majorité en septembre prochain.

Bref, les derniers jours ne changent pas complètement la donne, mais Blaine Higgs peut tout de même commencer la semaine avec le sourire au visage.