Daniel LeBlanc à la place de Roger Shannon?

À la suite du congédiement du directeur des opérations hockey Roger Shannon chez les Wildcats de Moncton, qui voyez-vous pour lui succéder?

Pour ma part, j’aimerais vous suggérer le nom de Daniel LeBlanc, l’actuel directeur du recrutement des Huskies de Rouyn-Noranda. Non seulement je le considère comme un excellent candidat, mais si j’étais Robert Irving, je le placerais au sommet de ma liste.

Daniel LeBlanc a l’avantage d’être de la région (Cap-Pelé), de connaître la LHJMQ comme le fond de sa poche et, qui plus est, n’a pas son pareil pour évaluer le jeune talent. Je vous rappelle que LeBlanc a grandi dans une organisation (Rouyn-Noranda) qui est réputée pour la qualité de son recrutement.

La seule chose qui pourrait jouer contre lui est le fait qu’il n’est pas un gros nom comme peut l’être, par exemple, Ted Nolan. D’ailleurs, je me suis laissé dire que Nolan sera probablement approché par le propriétaire des Chats sauvages. C’est effectivement une très bonne possibilité.

Mais je n’en démords pas, Daniel LeBlanc serait mon choix.

Par ailleurs, il n’y a pas qu’à Moncton qu’on recherche du personnel. C’est aussi le cas dans au moins deux autres villes du circuit et ça me dit que les prochaines semaines s’annoncent pas mal intéressantes.

Ainsi, les Foreurs de Val-d’Or sont à la recherche d’un entraîneur, eux qui n’ont toujours pas remplacé Mario Durocher depuis sa démission en janvier. Le directeur général Pascal Daoust a assuré l’intérim pour le reste de la campagne, mais il a clairement fait savoir qu’il était à la recherche d’un homme de hockey.

À Québec, les postes de directeur général et d’entraîneur-chef des Remparts s’est libéré à la suite du départ de Philippe Boucher. Vous pouvez être certain que les candidats vont se bousculer pour obtenir le double emploi.

Et c’est sans oublier que les rumeurs se font de plus en plus persistantes à l’effet que le Canadien de Montréal serait grandement intéressé à embaucher Dominic Ducharme et Joël Bouchard, eux qui occupent respectivement les doubles fonctions de directeur général et entraîneur-chef des Voltigeurs de Drummondville et de l’Armada de Blainville-Boisbriand. Si ça devait arriver, ce sont là deux autres endroits qui seront très prisés par les hommes de hockey en quête de promotion.

Plusieurs noms commencent déjà à circuler ici et là dans le circuit, dont quatre gros noms de la Ligue de hockey midget AAA du Québec.

Il y a d’abord Guillaume Latendresse, qui vient justement de quitter la barre des Riverains du Collège Charles-Lemoyne. L’ancien attaquant du CH serait sur les rangs à Val-d’Or et à Québec. Et si jamais Ducharme devait quitter Drummondville, vous pouvez aussi ajouter les Voltigeurs dans l’équation, étant donné le passé de Latendresse avec cette organisation. Pour ceux et celles qui se demandent où je veux en venir, sachez que c’est à Drummondville que Latendresse a joué son hockey junior. Plusieurs d’entre vous connaissent sans doute mieux Latendresse l’analyste puisqu’il travaille aussi au Réseau des Sports (RDS) depuis quelques années.

L’actuel entraîneur des Cantonniers de Magog, Félix Potvin, se veut aussi un candidat de choix. L’ancien gardien étoile des Maple Leafs de Toronto me paraît même une option plus intéressante que Latendresse.

Potvin, dont l’équipe prendra part la semaine prochaine au Championnat canadien (Coupe Telus) à Sudbury, sera assurément approché par des équipes de la LHJMQ dans les prochaines semaines, que ce soit à Québec ou ailleurs.

L’ancien entraîneur adjoint des Remparts Martin Laperrière, qui dirige le Blizzard du Séminaire Saint-François, et Bruce Richardson, l’actuel entraîneur des Grenadiers de Châteauguay, sont d’autres noms qui circulent.

Idem pour Steve Hartley, l’adjoint de Dominique Ducharme à Drummondville, Daniel Jacob, l’adjoint de Joël Bouchard chez l’Armada, et le vétéran Mario Durocher, qui a terminé la saison à titre d’adjoint à son bon ami Martin Bernard à Baie-Comeau. Je tiens cependant à préciser que Hartley et Jacob pourraient fort bien être les choix des Voltigeurs et de l’Armada si jamais Ducharme et Bouchard quittent le navire pour le Bleu Blanc Rouge.

Bryan Lizotte, l’adjoint de Mario Pouliot à Bathurst, est un autre homme de hockey dont le curriculum vitae porte à réflexion. Lizotte a connu beaucoup de succès à la tête du Blizzard du Séminaire Saint-François qu’il a guidé de 2011 à 2016.

Toutefois, il ne faudrait pas se surprendre si Patrick Roy accepte de reprendre du service, lui qui est sans emploi depuis son départ du Colorado en août 2016. N’oublions pas que Roy et Jacques Tanguay, le président des Remparts, sont de très grands amis.

Mais si j’avais à parier sur celui qui risque de se retrouver à Québec advenant que Patrick Roy décline l’offre qui viendra sûrement, mon choix se porterait sur Éric Veilleux, celui-là même qui a guidé les Cataractes de Shawinigan à la conquête de la coupe Memorial en 2012. Veilleux vient juste de s’ajouter parmi les prétendants à la suite d’une confirmation comme quoi il ne sera pas de retour à la tête du Rampage de San Antonio, le club-école de l’Avalanche du Colorado dans la Ligue américaine.

Pour ma part, j’aimerais suggérer un autre candidat de choix, soit le Néo-Brunswickois Gordie Dwyer, qui a dirigé le Rocket de l’Île-du-Prince-Édouard de 2011 à 2013, puis les Islanders de Charlottetown de 2013 à 2015.

Non seulement le natif de Dalhousie est bilingue, mais il connaît aussi très bien Québec pour y avoir joué avec les Remparts (1997-1998) et aussi avec les Citadelles (1999-2000) dans la Ligue américaine.

Depuis 2015, Dwyer poursuit sa carrière dans la KHL. Après deux campagnes derrière le banc du Medvescak de Zagreb, il s’est joint l’été dernier au Dynamo de Minsk, où il est d’ailleurs toujours sous contrat.

Je lui ai demandé si le poste chez les Remparts l’intéressait et voici ce qu’a été sa réponse.

«J’ai beaucoup aimé mon séjour à Québec, surtout que je considère que c’est l’une des meilleures organisations de la Ligue canadienne de hockey. J’y ai d’ailleurs de la famille», dit-il.

«Bien sûr, j’ai un excellent travail à Minsk et je me suis construit un beau curriculum vitae dans la KHL. Cela dit, c’est évident que j’apprécierais d’être considéré pour le poste à Québec. Qui ne le serait pas? Par contre, je viens tout juste de parapher une nouvelle entente avec l’organisation de Minsk et l’idée de quitter cette équipe ne fait pas partie de mes plans pour le moment. Mais c’est certain que j’aimerais avoir cette chance», m’a confié Dwyer.

En passant, toujours au sujet de Dwyer, on retrouve parmi ses joueurs à Minsk quelques visages bien connus des amateurs de hockey. Il y a, entre autres, le gardien Jhonas Enroth, qui a porté les couleurs des Sabres de Buffalo pendant quelques saisons, l’ancien défenseur du Rocket de l’Île-du-Prince-Édouard Marc-André Gragnani et l’ex-attaquant du Drakkar de Baie-Comeau Charles Linglet. Mais le plus connu des partisans du Titan est sans aucun doute Alexander Matierukhine.

LA FAMEUSE FINALE DE 2002

Au cours des 20 dernières années, les Tigres de Victoriaville et le Titan d’Acadie-Bathurst se sont affrontés à deux reprises en séries éliminatoires.

Certes, le duel de première ronde en 2011 n’avait guère soulevé les passions et les Félins s’était d’ailleurs payés un petit festin de quatre matchs. Je me souviens que l’équipe avait à peine attiré 2000 spectateurs pour le premier duel et il y en avait eu encore moins pour la partie suivante.

Ce fut toutefois une toute autre histoire au printemps de 2002. D’autant plus que ce premier rendez-vous éliminatoire entre les deux équipes s’est avéré être la grande finale.

Un rendez-vous haut en couleurs qui nécessita six rencontres et qui aura été marqué par l’indiscipline du Titan.

Une chose est sûre, il y avait beaucoup de talent dans les deux camps, un peu comme ce sera le cas d’ailleurs à compter de vendredi.

D’un côté, il y avait le gardien Adam Russo, les arrières Antoine Bergeron, Miroslav Durak, Tyler Reid et Bruno Gervais et un premier trio composé de Janis Sprukts, Olivier Filion et Jonathan Ferland. Roberto Bissonnette, Simon St-Pierre, Michael Tessier et Karl Fournier étaient d’autres éléments importants à l’attaque.

Dans l’autre camp, si le portier Daniel Boisclair et le défenseur Danny Groulx étaient excellents, c’était surtout leur offensive qui retenait l’attention avec les Matthew Lombardi, Carl Mallette, Antoine Vermette, Mathieu Brunelle, Mikhail Deev et Pierre-Luc Sleigher .

Encore dynamisé par leur victoire face aux Screaming Eagles du Cap-Breton en demi-finale, le Titan remporte avec beaucoup de facilité le premier duel au compte de 5 à 1. Non seulement les Tigres ont été dominés au chapitre des tirs au but (40-25), avec un Antoine Bergeron qui avait d’ailleurs envoyé sa puissante garnotte à pas moins de 12 reprises vers le filet de Daniel Boisclair, mais ils ont aussi été maltraités sur le plan de la robustesse. Un duel inégal qui avait d’ailleurs fait croire que la série serait possiblement une promenade dans le parc.

Les Tigres trouvent cependant le moyen de rebondir dans la partie suivante. Alors que le pointage était à égalité 3 à 3, une pénalité de Miroslav Durak mène d’abord au but chanceux de Carl Mallette en milieu de deuxième période. Pierre-Luc Sleigher confirmera ensuite le gain de 5 à 3 dans une cage déserte en fin de troisième.

C’est cependant lors des troisième et quatrième rencontres de la série présentées au Colisée des Bois-Francs que la série allait vraiment se jouer. L’indiscipline des hommes de Réal Paiement, qui écopent chaque fois de huit infériorités numérique, explique les revers de 5 à 2 et de 5 à 1. Ç’a d’autant plus coûté cher que le grand leader de l’équipe dans le vestiaire, le regretté Roberto Bissonnette, a été suspendu pour trois rencontres à la suite d’un double-échec à la tête de Pierre-Luc Sleigher pendant la troisième partie de la série.

De retour au Centre régional K.-C.-Irving pour le cinquième duel, le Titan trouve quand même une façon de redonner de l’espoir aux partisans en liquidant leurs rivaux au compte de 6 à 1. Le premier trio a été particulièrement dominant avec une performance de deux buts de Janis Sprukts, ainsi que d’un but et deux mentions d’aide pour Jonathan Ferland. Olivier Filion, lui, a amassé deux passes.

Malheureusement, le 12 mai, alors que le Titan dominait pourtant 3 à 2 avec moins de 10 minutes à écouler au tableau, le ciel leur tombe sur la tête, ou plutôt la première unité offensive des Félins composée de Mathieu Brunelle, Carl Mallette et Matthew Lombardi. Ils y vont chacun d’un but pour se sauver avec la victoire et la coupe du Président aux Tigres.

J’ai eu l’occasion de discuter un brin de cette série avec Adam Russo plus tôt cette semaine. Voici ce qu’il avait à m’en dire.

«Nous avions laissé beaucoup d’énergie dans notre série contre les Screaming Eagles. Nous étions non seulement épuisés émotionnellement mais également physiquement. Nous étions brûlés et plusieurs gars jouaient blessés. Et puis, personnellement, je dois admettre que je n’ai pas connu ma meilleure série. J’étais nerveux et vraiment pas à mon top», m’a confié le gardien.

J’aurai par ailleurs l’occasion de vous en dire davantage sur cette série dans un texte qui sera publié dans les pages du journal de l’édition de mercredi.

COUTURIER SE SOUVIENT DE LA DEMI-FINALE DE 2006

Sylvain Couturier se souvient encore fort bien de la dernière fois que son club a pris part à une série demi-finale. Ça remonte à 2006 et le Titan s’est fait sortir au bout de sept matchs par les Remparts de Québec.

«Peut-être que les Remparts avaient un meilleur club, mais nous avons surtout été battu par Alexander Radulov qui a réussi 10 buts (et 19 points) pendant la série. Nous étions vraiment très près. Si nous avions gagné ce septième match, nous nous serions retrouvés automatiquement au tournoi de la Coupe Memorial puisque les Wildcats de Moncton, également en finale, étaient les hôtes du tournoi», raconte le directeur général du Titan.

«Je crois encore que nous avions le club pour les battre. Nous avions une profondeur à l’attaque qui ressemble pas mal à ce que nous avons cette année. Nous avions trois gros marqueurs en Olivier Labelle, Mathieu Roy et Thomas Beauregard, en plus de plusieurs autres bons attaquants comme la recrue Mathieu Perreault, qui jouait alors dans un troisième trio, Jordan Clendenning, Petr Pohl, Dave Bouchard, Jonathan Duchesneau et Renaud Des Alliers. En défensive, sans avoir de superstars, nous avons des gars comme Mathieu Carle, Mathieu Labrie, André Joanisse et Alexandre Dulac-Lemelin. Nous étions gros et robustes et nous avions du talent offensif. Gabriel Bouthillette était notre gardien», souligne-t-il.

Outre Radulov, les Remparts n’étaient eux aussi pas dépourvus de profondeur puisqu’ils comptaient sur les arrières Marc-Édouard Vlasic et Michal Sersen, de même que les attaquants Mathieu Melanson, Angelo Esposito, Simon Courcelles, Jordan LaVallée, Brent Aubin et Maxime Lacroix. Et devant les buts, on retrouvait le Néo-Brunswickois Cédrick Desjardins.

TROIS JOUEURS DE LA LHJMQ DANS LE TOP-10

La Centrale de recrutement de la Ligue nationale de hockey a dévoilé sa liste finale en vue du prochain repêchage et on y retrouve trois joueurs de la LHJMQ parmi les 10 premiers au niveau des joueurs nord-américains.

Il s’agit de l’attaquant Filip Zadina, des Mooseheads de Halifax, au 3e rang, du défenseur Noah Dobson, du Titan d’Acadie-Bathurst, au 5e échelon, et de joueur de centre Joseph Veleno, des Voltigeurs de Drummondville, en 8e place.

Certes, il est encore tôt pour spéculer et, surtout, il faut aussi tenir compte des espoirs européens, mais il n’en reste pas moins une mince chance qu’ils sont trois trois sélectionnés dans le top-10.

Dans toute l’histoire de la LHJMQ, c’est seulement arrivé deux fois. La première fois remonte à 1977, alors que Robert Picard (3e, Washington), Jere Gillis (4e, Vancouver) et Lucien DeBlois (8e, NY Rangers) avaient trouvé preneurs.

Puis, en 1986, Jimmy Carson (2e, Los Angeles), Vincent Damphousse (6e, Toronto) et Jocelyn Lemieux (10e, St. Louis) ont également eu le privilège d’entendre leur nom parmi les 10 premiers de classe.

C’est également venu bien près à quatre autres reprises, alors que trois joueurs de la LHJMQ ont été repêchés parmi les 11 premiers.

D’abord en 1984 avec Mario Lemieux (1er, Pittsburgh), Jean-Jacques Daigneault (10e, Vancouver) et Sylvain Côté (11e, Hartford). Ensuite en 1987 avec Pierre Turgeon (1er, Buffalo), Jimmy Waite (8e, Chicago) et Yves Racine (11e, Detroit).  Ensuite en 2006 avec Derick Brassard (Columbus, 6e), James Sheppard (9e, Minnesota) et Jonathan Bernier (11e, Los Angeles). Et enfin en 2013 avec Nathan MacKinnon (1er, Colorado), Jonathan Drouin (3e, Tampa Bay) et Samuel Morin (11e, Philadelphie).

On retrouve par ailleurs, trois autres produits de la LHJMQ dans le top-31 des joueurs nords-américains, soit l’arrière Jared McIsaac (13e) et l’attaquant Benoit-Olivier Groulx (20e), tous deux des Mooseheads, ainsi que le défenseur Nicolas Beaudin (31e), des Voltigeurs de Drummondville.

Alexander Khovanov (43e), des Wildcats de Moncton, Gabriel Fortier (49e), du Drakkar de Baie-Comeau, et Philipp Kurashev (61e), des Remparts de Québec, sont pour leur part répertoriés comme d’éventuels choix de deuxième ou troisième tour.

Parmi les 21 autres représentants de la LHJMQ répertoriés par la centrale, notons le défenseur Radim Salda, des Sea Dogs (70e), les attaquants Anderson MacDonald (101e), des Wildcats, Justin Ducharme (103e), du Titan, et Jeremy McKenna (162e), également des Wildcats, de même que l’arrière Michal Ivan (169e), du Titan.

Anderson MacDonald n’est toutefois pas le seul Néo-Brunswickois en lice puisqu’on retrouve également le défenseur Adam McCormick (156e), des Screaming Eagles du Cap-Breton, ainsi que le gardien Daniel Moody, des Voltigeurs, qui est considéré comme le 29e plus bel espoir parmi les gardiens évoluant en Amérique du Nord.

Parlant de gardiens, les trois premiers sont des produits de la LHJMQ, soit Olivier Rodrigue (1er), des Voltigeurs, Kevin Mandolese (2e), des Screaming Eagles, et Alexis Gravel (3e), des Mooseheads. L’excellent Zachary Bouthillier, des Saguenéens de Chicoutimi, que les partisans du Titan ont découvert lors de la première ronde des séries éliminatoires, pointe au 6e rang.

Je vous souligne que le repêchage de la LNH aura lieu les 22 et 23 juin à Dallas.

NICOLAS BEAUDIN SORT DE L’OMBRE

Le défenseur Nicolas Beaudin, des Voltigeurs de Drummondville, est certes l’un des belles histoires de la dernière saison.

De simple espoir de catégorie C qu’il était il y a à peine six mois, le voilà maintenant catalogué comme l’un des 31 plus beaux espoirs parmi les joueurs évoluant en Amérique du Nord.

«Depuis quatre ans, j’ai appris à connaître tant la personne que le joueur de hockey, a mentionné l’entraîneur adjoint des Voltigeurs Steve Hartley à l’hebdomadaire L’Express. Nicolas a un feu compétitif qui brûle en dedans de lui. C’est un fier compétiteur, un gars qui aime le défi. Il veut sans cesse repousser ses propres limites afin de devenir meilleur. Ce n’est pas de l’arrogance, car il reste terre-à-terre, mais il sait à quel point il peut être bon.»

QUELQUES POTINS CONCERNANT LE TITAN ET LES TIGRES

Lors des deux matchs qui ont opposé les deux équipes l’automne dernier, le Titan a triomphé de décisive façon par les marques de 4 à 1 et 5 à 1.

Ethan Crossman a été particulièrement efficace lors de ces victoires avec deux buts dans chaque rencontre. Le défenseur Keenan MacIsaac en est un autre qui s’est illustré face aux Félins avec quatre mentions d’aide.

Saviez-vous qu’on retrouve pas moins de cinq anciens membres de l’organisation du Titan d’Acadie-Bathurst au sein des Tigres? Il s’agit des défenseurs Félix Boivin et Jérôme Gravel, de l’attaquant Jimmy Huntington, de l’entraîneur des gardiens Maxime Joyal et du thérapeute athlétique Jessy Laroche.

La dernière fois que les Tigres ont réussi à vaincre le Titan remonte au 4 février 2016. Ce soir-là, les Félins l’avaient emporté 1 à 0 au Centre régional K.-C.-Irving.

KEVIN CLOUTIER N’EST PAS CONTENT

Le directeur général des Tigres de Victoriaville Kevin Cloutier ne s’est pas gêné pour dénigrer le dernier relevé de la Centrale de recrutement de la LNH. Selon Cloutier, l’absence du gardien Tristan Côté-Cazenave est un non-sens.

«Ça manque complètement de sérieux, a révélé Cloutier à l’hebdomadaire La Nouvelle. Côté-Cazenave a savouré 25 victoires en plus d’être un élément très important dans notre saison régulière. Il a également présenté un pourcentage d’arrêts de 90,3%. Ça ne lui a même pas valu d’être sur la liste alors que d’autres y sont.»

S’il est vrai que le jeune portier des Tigres a perdu son poste de numéro un avec l’arrivée d’Étienne Montpetit, ça n’enlève absolument rien au potentiel de Côté-Cazenave, estime Cloutier.

«Notre équipe est plutôt vieille, donc nous ne nous attendions pas à voir plusieurs noms de notre formation sur cette liste. Par contre, un gars comme Côté-Cazenave devait y être. Je sais d’ailleurs que quelques clubs le surveillent de près, dont certains qui l’ont rencontré plus d’une fois. Oui, cette liste ne veut rien dire et que ça n’empêchera pas Tristan d’être repêché ou invité à un camp, mais ça demeure décevant de voir ça», a ajouté Kevin Cloutier à mon confrère Matthew Vachon.

PROLONGATION DE CONTRAT POUR SERGE BEAUSOLEIL

L’Océanic de Rimouski a décidé d’ajouter trois autres années au contrat de leur directeur général et entraîneur-chef Serge Beausoleil. Une sage décision de l’organisation de l’Océanic.

J’ai beau avoir été déçu du comportement de Beausoleil lors de leur série contre les Wildcats de Moncton, alors qu’il a carrément réveillé ces derniers en s’en prenait gratuitement et publiquement au gardien Mark Grametbauer. Une stratégie qui lui a d’ailleurs sauté au nez puisque les Wildcats ont remporté les deux derniers duels de la série pour éliminer (et surprendre) l’Océanic.

Cela dit, ça n’enlève rien aux qualités de Beausoleil qui demeure l’un des bons hommes de hockey de la LHJMQ. Avec un club très jeune, Beausoleil a quand même réussi à mener son équipe au troisième rang du classement général. Ce n’est pas rien.

OLIVIER GALIPEAU S’APPROCHE DU RECORD

Avec 73 rencontres derrière la cravate, le défenseur Olivier Galipeau n’est plus qu’à cinq matchs du record de 78 parties éliminatoires en carrière dans la LHJMQ que détiennent conjointement deux autres anciens porte-couleurs de l’équipe, Marc Bouchard et Danny Groulx.

Galipeau, qui occupe pour l’instant le sixième échelon, doit d’abord rattraper l’ancien attaquant des Sea Dogs de Saint-Jean Stephen MacAulay avec 75 parties. À moins d’une blessure, ce sera donc chose faite après les deux premiers duels contre les Tigres de Victoriaville, vendredi et samedi.

Puis, dès la première rencontre à Victoriaville, Galipeau rejoindra au troisième rang l’ancien des Wildcats de Moncton Philippe Dupuis et le Néo-Brunswickois Matt Murphy qui totalisent tous deux 76 matchs.

Pour égaler le record, Galipeau doit donc s’assurer de voir son club provoquer à tout le moins une cinquième partie dans cette série. Un match qui, à moins que la série ne se termine en quatre duels, aura lieu au Centre régional K.-C.-Irving.

LES SOUVENIRS DE BRUNO GERVAIS

J’ai eu une longue conversation téléphonique avec Bruno Gervais ce matin. L’ancien capitaine du Titan, qui sera l’invité d’honneur pour les deux rencontres du week-end contre les Tigres de Victoriaville, n’a pas mis les pieds à Bathurst depuis le milieu des années 2000.

L’ancien numéro 27 m’a révélé qu’il avait vraiment très hâte de rencontrer les partisans. Je le crois sans problème puisqu’il a même annulé un voyage à Boston avec trois autres ex-joueurs du Titan, Éric Fournier, Sébastien Morissette et Nicolas Laplante, où ils voulaient aller encourager un autre de leur ami, un certain Patrice Bergeron.

«C’est à Bathurst où j’ai eu la chance pour la dernière fois de jouer pour un championnat et je n’avais que 17 ans. Ça ne m’est pas arrivé une seule fois chez les professionnels. C’est tellement difficile de remporter un championnat. Je sais qu’il qu’il y a des joueurs qui y parviennent dès leur première saison, mais c’est rare. Il faut vraiment que tu te retrouves au bon endroit et bon moment», dit-il.

Gervais dit avoir gardé contact avec plusieurs anciens coéquipiers du Titan. Outre les trois mentionnés ci-haut, on y retrouve aussi Jean-Philippe Côté, Jonathan Ferland et Olivier Filion.

«C’est plus facile aujourd’hui de garder le contact grâce aux médias sociaux. Éric Fournier est mon grand ami et je suis même le parrain de son premier fils. Olivier, lui, je suis le rendement de son équipe de Newbridge grâce à Facebook. Je parle encore à Ferland et Morissette à l’occasion, de même qu’à Jean-Philippe Côté. Le mois dernier, le hasard a même voulu que je croise Matthew Doherty. Nous avons discuté un peu.»

Obligé de se retirer en raison de blessures, Bruno Gervais n’a pas eu à se croiser les bras bien longtemps puisque le Réseau des Sports (RDS), qui avait déjà fait appel à lui dans le passé, lui a offert un emploi à plein temps.

«RDS m’a ouvert une porte et j’en suis très reconnaissant. J’adore mon travail. Ce n’était pas si évident de me retirer. Les athlètes professionnels vivent des vies qui ne sont pas normales et, pour plusieurs, la retraite signifie le retour à une vie normale. Tout ce que l’athlète a connu auparavant disparaît. C’est quelque chose que nous n’entendons pas souvent parler, comme si c’était tabou. Mais je peux te dire que ce n’est pas facile de tout arrêter. Moi, comme je l’ai dit, j’ai été chanceux que RDS me donne ces occasion», raconte-t-il.

Pour le reste de notre entretien, je vous invite à lire la suite dans l’édition papier, où je travaille exclusivement de la finale de 2002 entre les Titan et les Tigres.

Et tandis que j’y suis, je vais vous confier un truc au sujet de Bruno Gervais. Je ne crois pas le lui avoir déjà raconté. Ça remonte à son premier camp d’entraînement avec le Titan en août 2001. Il n’est alors qu’un adolescent de 16 ans et dont les muscles commencent à peine à prendre naissance. N’ayons pas peur des mots, il était gros comme un clou.

Quelques minutes après avoir quitté la patinoire à la suite de son premier entraînement, je demande à le rencontrer afin de faire une première entrevue. Après tout, il avait été le tout premier choix de l’équipe en juin et c’était plus que normal de le présenter davantage aux lecteurs et lectrices du journal.

Cette rencontre pourtant banale m’a marqué. Déjà que Gervais m’avait impressionné par son calme et ses habiletés sur la glace, il m’a carrément renversé pendant l’entrevue. Jamais je n’avais rencontré un hockeyeur si jeune doté d’un tel vocabulaire et une telle passion pour son sport. Je me souviens d’avoir dit à mon bon ami Gilles DeGrâce que ce kid allait assurément jouer dans la Ligue nationale. Le temps m’a donné raison.

D’ailleurs, seulement trois autres joueurs du Titan m’ont «forcé» à leur prédire une carrière dans la Ligue nationale dès leur premier entraînement. Ils ont pour nom Patrice Bergeron, Mathieu Perreault et Noah Dobson.

À vrai dire, j’ai également eu le même feeling quand j’ai vu Sidney Crosby et Luc Bourdon patiner pour la première fois, alors qu’ils étaient tous deux âgés de 15 ans, mais dans leur cas même un aveugle aurait pu prédire qu’ils joueraient dans la LNH.

C’EST ARRIVÉ ENTRE LES 17 ET 23 AVRIL

17 avril 2010 – Nathan Beaulieu prépare les trois premiers buts des siens, dont celui de la victoire marqué par Tomas Jurco, dans un triomphe de 5 à 1 des Sea Dogs de Saint-Jean sur les Tigres de Victoriaville. Les Sea Dogs s’emparent ainsi d’une avance de 2-0 dans cette série demi-finale.
18 avril 2010 – Kelsey Tessier inscrit deux buts et une passe pour conduire les Wildcats de Moncton à un gain de 5 à 2 sur Sean Couturier et les Voltigeurs de Drummondville. Les Wildcats prennent du même coup les devants 2-0 dans cette série demi-finale.
20 avril 2012 – Kevin Gagné obtient trois mentions d’aide dans une victoire de 4 à 1 des Sea Dogs de Saint-Jean sur les Saguenéens de Chicoutimi en lever de rideau de cette cette série demi-finale.
21 avril 2006 – Mathieu Melanson y va d’un tour du chapeau après avoir dirigé pas moins de neuf tirs au but dans une victoire facile de 7 à 2 des Remparts de Québec sur le Titan d’Acadie-Bathurst. Les Remparts entamaient ainsi sur le bon pied cette série demi-finale contre la troupe de John Chabot.

LES ANNIVERSAIRES DE LA SEMAINE

17 avril – Logan Harland (23), Daniel Hudgin (36), Jimmy Mann (59).
18 avril – Nathaniel O’Brien (24), Craig Landry (32), Kevin Dumont (34), Thierry Douville (35), Sébastien Charpentier (41), François Leroux (48).
19 avril – Chase Stewart (21), Keven Bouchard (22), Dillen Thériault (28), Olivier Ouellet (28), Luc Gauthier (54).
20 avril – Jeremy McKenna (19), Doug D’Arnall (19), Adam Erne (23), Patrick Walsh (24), Stephen MacAulay (26), Guillaume Desbiens (33), Ryan Flinn (38), Vincent Riendeau (52), Claude Verret (55), Corrado Micalef (57), Gilles Lupien (64).
21 avril – Danick Émond (25), Martin Mandeville (34), Vincent Lecavalier (38), Michel Goulet (58).
22 avril – Alexandre Gosselin (23), Jean-Philippe Côté (36), Matt Belanger (37), Carl Benoit (41).
23 avril – Brodie MacArthur (19), Mason McDonald (22), Nathan Welton (32), Kevin Coughlin (33), Patrick Coulombe (33), Patrick Poulin (45), Sylvain Couturier (50), Stéphane Richard (52), Alain Chevrier (57), Claude Julien (58).