Blizzard: la tempête parfaite

Le Blizzard d’Edmundston a pris le monde du hockey d’assaut cet hiver. L’équipe qui en est à sa première saison dans la Ligue de hockey des Maritimes a littéralement tout balayé sur son passage.

Le groupe dirigé par Ryan Salvis a remporté le championnat de la saison régulière, avant de faire de même en série avec, comme point d’exclamation, un triomphe en six rencontres aux dépens des Mariners de Yarmouth en finale.

Le groupe du Nord-Ouest se prépare fébrilement à participer au tournoi de la Coupe Fred Page (le championnat de l’Est du Canada), à compter de mercredi à Ottawa.

Comment expliquer ce succès instantané, cette touche magique?

Il faut premièrement remonter aux défunts Commandos de Dieppe pour assister à la naissance de cette formidable machine de hockey.

Jean-François Damphousse, Steve Macpherson et Michel Gauvin ont mis sur pied un groupe de bons joueurs locaux, des patineurs rapides et intenses pour évoluer sur la surface olympique du Centre Arthur-J.-LeBlanc.

On pense à des athlètes comme Kyle Ward, Alexandre Jacob, Alex Lavoie ou Tristan Mercure.

À ce groupe de vétérans, on a greffé quelques jeunes patineurs de première qualité, des gars comme Liam Leonard, Samuel Bastille ou Maxime Grandmaison.

Mais le coup de maître de l’organisation demeure sans doute l’acquisition du gardien québécois Francis Asselin.

L’athlète originaire de Saint-Jérôme a passé la saison précédente avec les Mustangs de Ogden, dans la Western States Hockey League (États-Unis).

Il a connu toute une saison 2017-2018 à Edmundston (moyenne de 2,69 et efficacité de ,920), mais c’est en séries qu’il a révélé son véritable potentiel. L’homme masqué a eu son gros mot à dire dans la conquête du titre.

On doit aussi parler de la brigade défensive du Blizzard, qui s’est dressée comme un grand mur blanc devant ses adversaires cet hiver. Les 137 buts accordés représentent le deuxième meilleur dossier du circuit, derrière les Lumberjacks de South Shore (132).

Nolan Alward, Marc Gallie, Keenan Gillis, Alex Lavoie et Tristan Mercure sont tous des anciens des Commandos de Dieppe. L’arrivée d’Alexandre Bernier (des Sea Dogs de Saint-Jean) et de Dominic Hachey (des Islanders de Charlottetown) ont également eu tout un impact sur une brigade déjà équipée pour veiller tard.

En attaque, l’ajout de Gabriel Vanier, un ancien des Rockets du New Jersey (Ligue de hockey professionnelle des États-Unis), et celle de Dany Coulombe, un ex-porte couleurs des Rangers de Montréal-Est (Ligue de hockey junior AAA du Québec), ont apporté la touche finale à un groupe déjà très talentueux.

On doit aussi parler de Ryan Salvis.

Plusieurs pensaient qu’un Anglophone, sans expérience comme entraîneur-chef au niveau junior, allait se péter joyeusement la fiole à Edmundston. Mais c’était bien mal connaître l’ancien capitaine des Wildcats.

Il a rapidement démontré que ses qualités de leader allaient faire de lui un pilote de première classe.

Parfaitement bilingue, il s’est adapté à son nouveau milieu de vie et il a tout de suite compris la nature du marché et la réalité du Nord-Ouest. C’est aussi un entraîneur que les joueurs adorent.

Bref, le Blizzard, c’est une équipe qui n’a pas de failles. La tempête était tout simplement parfaite.