Les souvenirs de Donald McGrath

Samedi 5 mai 1987, Colisée Jean-Béliveau de Longueuil. C’est le cinquième match de la finale entre les Chevaliers et les Saguenéens de Chicoutimi. Les représentants de Longueuil mènent la série 3-1 et un peu tout le monde s’entend pour dire que ce n’est qu’une question de temps avant que les Saguenéens ne s’écroulent.

Après un début de match à l’avantage des Saguenéens qui prennent les devants 2 à 1, les Chevaliers explosent avec trois buts en l’espace de 47 secondes à la 15e minute de jeu. Puis, dès la deuxième minute du second engagement, le défenseur Donald McGrath complète une passe de son coéquipier Richard Laplante pour inscrire le cinquième but des Chevaliers.

Un but qui s’avérera finalement le but vainqueur puisque les Chevaliers l’emporteront 10 à 4.

Dans exactement quatre jours, cela fera 31 ans que Donald McGrath a réussi le plus important but de sa carrière. Encore aujourd’hui, il considère le printemps 1987 parmi les moments forts de sa vie d’athlète qui s’est poursuivi dans les rangs professionnels jusqu’à la fin des années 1990.

J’ai pensé que ce serait une bonne idée, alors que nous sommes à quelques jours d’entamer la grande finale, de discuter de hockey junior avec ce grand gaillard de Tracadie que j’ai déjà eu comme colocataire à Moncton et qui demeure encore à ce jour un bon ami à moi.

En 1986-1987, les Chevaliers ont certes un bon club avec les Marc Bureau, Marc Saumier, Ronnie Stern, Mario De Bénédictis, Richard Laplante, Martin Desjardins et Éric Couvrette à l’attaque, Yves Racine et Donald Dufresne à l’arrière, ainsi que Robert Desjardins devant le filet.

Sauf que les grands favoris pour tout rafler cette année-là, ce sont les Bisons de Granby, dirigés par un jeune Réal Paiement. Un club truffé de vedettes, à commencer par les Pierre Turgeon, Claude Dumas, Éric Desjardins, Stéphane Roy, Benoit Groulx, Stéphane Quintal, Everett Sanipass, Daniel Lacroix et Alain Côté. Ils se feront sortir dès la première ronde.

«Je suis arrivé à Longueuil à la suite d’une transaction avec Verdun. Nous avions une bonne équipe avec Guy Chouinard comme entraîneur, mais nous n’avions pas la profondeur des véritables puissances la ligue. Nous étions davantage une équipe de travaillants», raconte-t-il.

Un événement viendra toutefois changer la donne au début des séries éliminatoires. Le 3 avril, le père du capitaine Ronnie Stern, David Stern, est assassiné par la mafia dans l’explosion de sa voiture. David Stern, qui avait des liens avec le milieu interlope, devait témoigner contre ses anciens partenaires et ces derniers ont préféré le réduire au silence en plaçant une bombe sous sa voiture.

«Ils l’ont tué pour ne pas qu’il parle», m’a confié Donald.

«Le père de Ronnie était âgé, il avait plus de 70 ans, mais il était très aimé dans l’entourage de l’équipe. Il venait régulièrement nous voir dans le vestiaire après les matchs. Pour nous, c’est comme si nous avions perdu un père. C’était un monsieur qui était vraiment impliqué dans l’équipe. D’autant plus que Ronnie était notre capitaine», m’a-t-il raconté.

«Nous sommes allés aux funérailles ensemble et je te dirais que c’est à ce moment-là que les choses ont changé. Ç’a soudé tous les gars dans l’équipe. Tout ce que nous voulions à compter de ce jour-là c’était de gagner. L’équipe était devenue la chose la plus importante de chaque joueur. À partir de ce jour-là, il n’y avait plus d’individualisme, seulement un groupe qui se tenait ensemble», dit-il.

«Ces séries éliminatoires avec la victoire en bout de ligne aura été une très belle expérience. Je me souviens que l’aréna était plein de recruteurs de la Ligue nationale pour la finale. C’est le fun pour un jeune d’expérimenter quelque chose comme ça.»

Malheureusement pour les Chevaliers, les choses ont beaucoup moins bien été au tournoi de la Coupe Memorial. Les Chevaliers, qui ne roulaient pas sur l’or, décident de ne plus payer les joueurs et c’est avec beaucoup d’amertume que l’équipe se présentera à Oshawa. Le directeur général des Chevaliers,  l’époque, était Michel Larocque, l’ancien gardien des Canadiens de Montréal.

«Ils ont arrêté de nous payer et ç’a frustré tous les gars, se souvient-il. Et ce qui n’aidait pas, c’est que l’équipe, pour sauver de l’argent, a préféré louer un motel à Toronto et nous devions donc faire chaque jour le trajet Oshawa-Toronto. Il y avait trop de choses qui jouaient contre nous. Nos propriétaires considéraient ce tournoi comme une dépense», mentionne-t-il.

Les Chevaliers ont néanmoins entamé le tournoi avec aplomb malgré la défaite.

«Nous avons perdu 3 à 2, mais nous avons dominé ce match de bout en bout. Par la suite, ça s’est gâté. Nous avons été impliqués dans plusieurs bagarres. Même que Ronnie Stern a sauté dans les gradins pour aller se battre quand quelqu’un a tenté de s’en prendre à sa sœur. Ça n’avait pas été beau», révèle-t-il.

Les Chevaliers subiront la défaite dans chacune de leurs cinq parties et ce sont finalement les Tigers de Medicine Hat qui triomphent en finale devant les Generals d’Oshawa.

«N’empêche que c’est ce printemps-là que j’ai joué mon meilleur hockey. Nous avions des défenseurs repêchés dans la LNH comme Yves Racine et Donald Dufresne, mais j’avais quand même plus de temps de jeu que ces gars-là. Honnêtement, je ne me suis jamais vu comme un goon. Bien sûr, quand on regarde les statistiques, on peut croire le contraire. Mais je jouais pourtant beaucoup. J’étais davantage un défenseur combatif qui n’hésitait pas à aller défendre un coéquipier qui était dans le trouble», mentionne-t-il.

Comme la discussion allait bon train, j’en ai évidemment profité pour recueillir d’autres souvenirs.

Par exemple, la faible représentation des joueurs du Nouveau-Brunswick est venue sur le tapis.

«Dans ce temps-là, les gars du Nouveau-Brunswick n’étaient pas nécessairement les bienvenues dans la LHJMQ, soutient-il. Nous étions même reconnus comme des voleurs de job. La plupart des gars des Maritimes qui étaient choisis c’était parce qu’ils avaient du cœur.»

Et dans ce cas-ci, avoir du cœur voulait surtout dire que les gars des Maritimes, à quelques exceptions près, n’hésitaient jamais à jeter les gants. Outre McGrath, on a qu’à penser à Jacques Pinet, de Bertrand, Scott MacTavish, de Fredericton, les Néo-Écossais Hal Turner et Paul Manson, ou encore le Terre-Neuvien Todd Gillingham. Même un surdoué comme Everett Sanipass, d’Elsipogtog, ne donnait pas sa place à ce chapitre.

Donald avait d’ailleurs deux anecdotes à me raconter à ce sujet et impliquant Pinet et Sanipass, pourtant deux de ses meilleurs amis.

«Je me souviens d’un match contre Laval en séries. Comme moi, Jacques jouait du côté droit en défensive. À un moment donné, Jacques s’est retrouvé devant notre filet pendant un avantage numérique. Dans le feu de l’action, je lui ai servi un double-échec dans le dos sans savoir que c’était lui. Jacques qui était tombé sur le coup s’est relevé et il était enragé. Quand je l’ai reconnu, j’ai crié  »Hey Jacques! » Il était vraiment furieux. Il m’a reproché de lui avoir cassé mon bâton dans le dos. Heureusement, ça n’a pas été plus loin. Nous étions combatifs quand on se retrouvait l’un devant l’autre, mais nous nous respections beaucoup entre gars des Maritimes», dit-il.

«En fait, la seule fois que je me suis battu contre un gars du Nouveau-Brunswick dans la LHJMQ c’est avec Everett. C’était ma première saison et l’entraîneur (André Dupont) m’a demandé d’aller me battre. C’est d’ailleurs la seule fois qu’un entraîneur m’a demandé de le faire. J’ai même l’impression que c’était plutôt un test que Moose Dupont me faisait passer pour voir si j’allais suivre ses directives. J’étais une recrue et il voulait voir si j’étais prêt à faire n’importe quoi pour l’équipe. En m’envoyant me battre contre mon ami, il savait que ce ne serait pas facile pour moi. Ça fait que Moose me tape sur l’épaule et il me dit d’aller chercher le numéro 15 de l’autre bord. C’est comme ça que le hockey se jouait dans le temps.»

«Ça fait qu’à la mise en jeu, me voilà sur la glace et je m’en vais voir le numéro 15. C’était Everett. Je lui dis que l’entraîneur m’envoie me battre contre lui et il me dit que c’est ok. Il m’a même dit qu’il allait me laisser lui donner deux ou trois coups et qu’il m’en donnerait lui aussi deux ou trois. C’est exactement ce que nous avons fait. Ça faisait quand même drôle de me battre contre un gars que je considérais comme l’un de mes meilleurs amis. Everett, nos chemins se sont souvent croisés au fil des ans. Nous avons été coéquipiers dans le midget AAA avec les Flyers de Moncton, à Verdun dans la LHJMQ et on s’est revu au camp des Blackhawks de Chicago», me dit-il.

Donald m’a ensuite raconté sa rivalité avec le géant Gerry Fleming, un pan de mur de 6 pieds 5 pouces et 255 livres.

«La première fois qu’on s’est battu, nous étions au centre de la glace à Trois-Rivières et Jean-Claude Latour, que tu as bien connu avec les Aigles Bleus, est arrivé derrière Gerry et l’a piqué derrière le genou avec son bâton. Gerry a alors perdu l’équilibre et j’en ai profité pour lui sauter dessus. J’ai gagné mon combat, mais j’avoue que c’était salaud. Nous nous sommes retrouvés la partie suivante à Verdun et ce combat n’a pas vraiment réglé notre histoire.»

«Le problème, c’est que j’ai été échangé à Verdun dès le lendemain. Et voilà que ma nouvelle équipe voulait que je sois là pour le match la journée suivante. J’étais dans ma voiture, je me dirigeais vers Verdun et j’étais nerveux. J’avais le sentiment que Gerry avait de la rancune contre moi. Gerry, c’était quand même un monstre. Je me demandais s’il n’allait pas me sauter dessus quand j’allais entrer dans le vestiaire de ma nouvelle équipe. Finalement, c’est Gerry qui m’a présenté à tous les gars. Il m’a tout de suite fait sentir comme si j’étais dans l’équipe. Il agissait comme si nous étions les meilleurs amis du monde alors que ma seule expérience avec lui avait été nos deux combats», affirme-t-il en riant.

Je lui demande s’il se souvient contre qui il a livré son premier combat dans la LHJMQ.

«Luc Robitaille, qu’il me répond aussitôt. Il jouait pour les Olympiques de Hull dans le temps. Il a eu une belle carrière Luc. C’est vraiment un bon gars.»

Parmi les autres joueurs contre qui Donald McGrath a dû jeter les gants au fil de ses quatre saisons dans la LHJMQ, on retrouve le plus influent agent de joueurs dans la LNH, Pat Brisson, en plus de Vincent Damphousse, Stéphane Richer, Stéphane Quintal, Cam Russell, Stéphane Matteau et même Éric Bissonnette, l’actuel entraîneur-chef des Caps de Fredericton dans la Ligue midget AAA.

Parmi les autres anecdotes qui sont sorties lors de notre longue conversation, il m’a entre autres vanté les talents de joueur de Guy Chouinard.

«Guy a été mon entraîneur à Verdun et à Longueuil et je peux te dire qu’il aurait été encore capable de jouer dans la Ligue nationale. Il s’amusait carrément avec nous sur la glace. C’est incroyable le talent que ce gars-là possédait», dit-il.

En 192 rencontres de saison régulière avec les Draveurs de Trois-Rivières, le Canadien junior de Verdun, les Chevaliers de Longueuil et les Tigres de Victoriaville, McGrath a accumulé cinq buts et 44 mentions d’aide pour 49 points. Il a aussi purgé 1095 minutes de pénalités, ce qui le place au 19e rang dans l’histoire de la ligue à ce chapitre. Il a ajouté trois buts et sept passes pour 10 points en 30 parties éliminatoires, en plus de passer 152 minutes au banc des punitions.

C’EST ENCORE LA SEMAINE D’EVAN FITZPATRICK

Evan Fitzpatrick

Y a-t-il quelqu’un qui s’ennuie de Reilly Pickard?

Evan Fitzpatrick vient d’être choisi le joueur par excellence de la semaine pour une deuxième fois en avril.

Le gardien du Titan, qui avait également été honoré dans la semaine du 9 au 15 avril, a cette fois reçu son prix à la suite des ses deux victoires consécutives. Fitzpatrick a maintenu une moyenne de buts alloués de 2,00 et un taux d’arrêts de ,938.

En fait, depuis la cinquième rencontre de la première ronde contre les Saguenéens de Chicoutimi, Fitzpatrick a remporté ses 10 dernières décisions tout en affichant une moyenne de 1,99 et un taux d’efficacité de ,943.

Le gardien Matthew Welsh (2,39, ,928), des Islanders de Charlottetown, et l’attaquant Drake Batherson (3-3=6), de l’Armada de Blainville-Boisbriand, ont également été considérés.

Par ailleurs, l’organisation du Titan a déjà annoncé que les deux premiers matchs locaux de la finale au Centre régional K.-C.-Irving seront à guichets fermés. Tous les billets se sont envolés dans une petite heure.

MAXIME COMTOIS À DRUMMONDVILLE

Selon le confrère Stéphane Leroux, de RDS, les Tigres de Victoriaville procéderont à une méga transaction avec les Voltigeurs de Drummondville avant le repêchage de juin.

Ainsi, les Tigres enverraient aux Voltigeurs les attaquants Maxime Comtois et Félix Lauzon afin d’obtenir en retour des choix de première ronde en 2018, 2019 et 2020, de même que des sélections de deuxième tour en 2018 et 2019.

Avec Comtois et Lauzon qui viennent s’ajouter aux Joseph Veleno, Robert Lynch, Nicolas Guay, Cédric Desruisseaux, Xavier Simoneau, Pavel Koltygin et Dawson Mercer, les Voltigeurs seront assurément une puissance offensive la saison prochaine.

En défensive, si Nicolas Beaudin et Xavier Bernard seront les têtes d’affiches, les jeunes Gregory Kreutzer et Thomas Pelletier seront également à surveiller. Reste à voir qui de Marc-Olivier Duquette ou Daven Castonguay seront de retour comme joueur de 20 ans. Les attaquants Robert Lynch et Félix Lauzon seront évidemment les deux autres.

Les Voltigeurs sont également solides devant les buts avec Olivier Rodrigue et Daniel Moody.

LA BELLE HISTOIRE DES ISLANDERS

Que les Islanders de Charlottetown remportent ou perdent le septième match de leur série demi-finale contre l’Armada de Blainville-Boisbriand, ils ont déjà mon vote pour l’équipe la plus inspirante de la saison 2017-2018.

Qu’une équipe dont plusieurs «experts» prédisaient une exclusion des séries éliminatoires se retrouve dans le carré d’as est un exploit qui dépasse pratiquement l’entendement.

Peu importe ce qui arrivera mardi soir, ce club, qui ne compte pourtant que huit joueurs âgés de 19 ou 20 ans, sera à surveiller la saison prochaine. L’expérience acquise par les Matthew Welsh, Pierre-Olivier Joseph, Hunter Drew, Saku Vesterinen, Derek Gentile, Keith Getson, Nikita Alexandrov, Sullivan Sparkes, Brett Budgell et Daniel Hardie est inestimable pour une organisation.

La saison 2018-2019 s’annonce des plus captivantes avec plusieurs formations qui ont, du moins sur papier, les éléments pour faire un bon bout de chemin. On a qu’à penser aux Mooseheads de Halifax, qui seront d’ailleurs les hôtes du tournoi de la Coupe Memorial, à l’Océanic de Rimouski, aux Voltigeurs de Drummondville, au Drakkar de Baie-Comeau, aux Huskies de Rouyn-Noranda, aux Wildcats de Moncton et au Phoenix de Sherbrooke. Vous pouvez maintenant définitivement ajouter les Islanders dans ce groupe.

BRAD MORRISSEY DANS LA NCAA

Parlant des Islanders, ils devront vraisemblablement oublier le jeune espoir Brad Morrissey qui aurait pris la décision de joindre les rangs des Black Bears de l’Université du Maine à compter de l’an prochain.

Morrissey, qui est pourtant originaire de Tignish, sur l’Île-du-Prince-Édouard, a été le choix de troisième ronde (53e au total) des Islanders en juin.

Il vient tout juste d’aider les Hounds de Notre Dame à remporter le championnat canadien midget AAA (Coupe Telus) face aux Cantonniers de Magog.

J’ai d’ailleurs discuté de la situation de Morrissey avec l’entraîneur des Hounds, Devan Praught, lui-même un ancien porte-couleurs du Rocket de l’Île-du-Prince-Édouard.

«Brad est revenu avec nous cette année en tant que vétéran et il a apporté son jeu à un autre niveau, affirme Praught. Brad est un joueur de centre qui a le don de rendre meilleur tout le monde qui joue avec lui. Il est non seulement un patineur puissant avec de grandes habiletés offensives, mais il voit aussi très bien le jeu et il possède un excellent tir.»

«Il a terminé au quatrième rang des pointeurs de notre ligue, a dominé les séries éliminatoires et il menait les pointeurs de la Coupe Telus avant qu’il ne se blesse», révèle Praught.

«Brad s’est engagé à jouer dans la NCAA pour l’Université du Maine et il devrait faire le saut dans le junior A la saison prochaine. Je suis convaincu qu’il sera un contributeur peu importe le niveau dans lequel il va évoluer», ajoute Praught.

À moins d’une surprise, Morrissey sera vraisemblablement l’un des deux choix territoriaux des Western Capitals de Summerside dans quelques semaines. Sinon, vous pouvez parier pas mal de sous qu’il sera un joueur très en demande lors du repêchage de juin.

DEVAN PRAUGHT, UN ENTRAÎNEUR À SURVEILLER

Pendant ma conversation avec Devan Praught, je lui ai bien sûr demandé quels étaient ses plans d’avenir puisque de toute évidence il deviendra avant longtemps un entraîneur recherché par les formations junior des Maritimes.

Âgé de 30 ans, Praught est arrivé à Notre-Dame à temps pour la saison 2013-2014. Il a d’abord dirigé l’équipe des Hounds au niveau midget AA avant de d’hériter du club AAA il y a deux ans.

«Quand je suis arrivé ici, il y a cinq ans, mon objectif était de mener un jour les Hounds à la conquête d’un championnat canadien. Je me suis vu confier la responsabilité de diriger l’équipe AAA il y a deux ans et j’apprécie beaucoup ce défi», indique Praught, qui se dit encore en période d’apprentissage.

«Je fais de mon mieux. Je viens à l’aréna chaque jour rempli d’énergie et bien préparé. C’est clair que je veux monter les échelons comme entraîneur, mais je ne suis pas pressé. Il faudrait que ce soit une offre impossible à refuser pour que je quitte les Hounds, tant sur le plan personnel que professionnel. Je suis également un enseignant au collège Notre Dame. J’enseigne les mathématiques aux élèves de 9e année. Ma fiancé et moi vivons à Wilcox et je ne nous vois pas ailleurs dans un avenir rapproché. D’ailleurs, je suis excité à l’idée de revenir ici en septembre. Mon plan est de ramener les Hounds au championnat canadien dès 2019», ajoute Devan Praught.

Originaire de Summerside, Praught a porté les couleurs du Rocket de l’Île-du-Prince-Édouard de 2004 à 2007. Utilisé sporadiquement, il a inscrit deux buts et 10 passes pour 12 points en 82 rencontres. Il était surtout réputé pour son jeu physique.

QUI EST ROBERT FORBES?

Vous avez peut-être entendu ou lu quelque part que Troy Crosby, le père de Sidney Crosby,  a évolué pendant deux saisons avec le Canadien junior de Verdun de 1983 à 1985. Troy Crosby, un gardien, a même été repêché par les Canadiens de Montréal en 1984 (12e ronde, 240e au total).

Toutefois, saviez-vous que l’ancienne vedette de l’Océanic de Rimouski avait également un oncle qui a joué dans la LHJMQ? Il s’agit de Robert Forbes et il était même un excellent joueur de hockey.

C’est Danny Cormier, récemment élu au Temple de la renommée du hockey de Terre-Neuve-et-Labrador, qui m’a récemment parlé de Forbes. Bien qu’il n’ait disputé que 19 rencontre avec les Voisins de Laval en 1981-1982, Forbes a quand même trouvé le moyen d’inscrire huit buts et neuf passes pour 17 points.

Il ensuite connu de belles saisons avec les Red Devils de l’Université du Nouveau-Brunswick (30 buts et 34 passes en 24 matchs), ainsi qu’avec le Spitman de Nijmegen aux Pays-Bas (62 buts et 59 passes en 47 parties), le VEU de Feldkirch en Autriche (33 buts et 44 passes en 43 rencontres) et les Wasps de Durham en Angleterre (29 buts et 26 passes en 18 matchs). Il a également eu beaucoup de succès dans la Ligue senior de Terre-Neuve avec les Royals de Corner Brook, où il a enregistré 53 buts et 64 mentions d’aide en 40 parties.

LE REPÊCHAGE DE 2019 SERA SPECTACULAIRE

Si l’encan de 2018, qui aura lieu dans un mois à Shawinigan, promet d’être riche au niveau de la profondeur, celui de 2019 sera d’une très grande qualité en terme de talent offensif, tant au Québec que dans les Maritimes.

Rien qu’au Nouveau-Brunswick, quatre joueurs sont déjà considérés comme d’éventuelles sélections de première ronde. Il s’agit des attaquants Peter Reynolds, de l’école privée Shattuck Saint-Mary’s, Cole Huckins, du Collège Stanstead, et Drew Elliott, des Vito’s de Saint-Jean, de même que le défenseur Evan Nause, des Gladiators de la Newbridge Academy.

Et ces derniers jours, David Doucet, des Hounds de Notre-Dame, s’est également approché de ce groupe sélect en aidant les Hounds de Notre Dame à remporter le championnat canadien midget AAA (Coupe Telus) en dépit d’un rôle limité.

Parmi les autres Néo-Brunswickois qui tenteront à tout le moins de se faire sélectionner dans les cinq premières rondes de 2019, on retrouve le gardien Nicholas Sheehan, des Hawks de Moncton, les défenseurs Connor LeBlanc, des Blues de Fredericton, Jack Dickie, des Sea Dogs de Saint-Jean, et MacLaren Dick, des Kings de Kennebecasis Valley, ainsi que les attaquants Dominic LeBlanc, des Flyers de Dieppe, Carter McCluskey et Charlie Jackson, des Kings, Yanic Duplessis et Alex Cormier, des Hawks, Alexis Daniel, de Stanstead, et Jake Parker, de l’Ontario Hockey Academy.

En Nouvelle-Écosse, la moisson est également d’une qualité extraordinaire avec, surtout, les attaquants Cameron MacDonald, des Gulls de Halifax, Jacob Melanson, des Bearcats de Truro, et Riley Kidney, des Rangers ACA (Sackville), le défenseur Cameron Whynot, des Wildcats de Valley, et le gardien Jake Goobie, des Gulls.

Sur l’Île-du-Prince-Édouard, Alex Graham, du Central Attack, Jack Campbell, de l’Express d’Eastern, de même que les arrières Zach Biggar, du Prince County, et Jacob Squires, du Central Attack, semblent avoir la cote.

Du côté de Terre-Neuve-et-Labrador, les joueurs les plus intéressants sont les avant Zach Dean et Ryan Greene, du Tri Com, ainsi que le gardien William Dyke et l’attaquant Jordan Winter, de St. John’s.

Au Québec, Joshua Roy, des Corsaires de Pointe-Lévy, Israël Mianscum, des Citadelles de Rouyn-Noranda, Dovar Tinling et Alexi Van Houtte-Cachero, des Lions de Lac-Saint-Louis, sont parmi des noms qui sont régulièrement mentionnés.

C’EST ARRIVÉ ENTRE LES 1ER ET 7 MAI

4 mai 1988 – L’Acadien Guy Dupuis obtient une passe sur le but vainqueur réalisé par Martin Gélinas dans un gain de 5 à 2 des Olympiques de Hull qui remportent du même coup la Coupe du Président en sept matchs face aux Voltigeurs de Drummondville.
5 mai 1987 – Dans ce qui se veut son but le plus important en carrière, l’Acadien Donald McGrath enfile le filet vainqueur pour procurer la Coupe du Président aux Chevaliers de Longueuil dans une victoire de 10 à 4 sur les Saguenéens de Chicoutimi. Les Chevaliers n’auront mis que cinq matchs pour venir à bout des Saguenéens.
6 mai 1984 – Mario Lemieux y va d’une soirée de six buts et deux passes pour conduire les Voisins de Laval à la conquête de la Coupe du Président dans une écrasante victoire de 17 à 1 sur les Chevaliers de Longueuil lors du sixième match de cette série finale.
6 mai 2009 – Sean Couturier enregistre un but et trois passes dans un triomphe facile de 9 à 2 des Voltigeurs de Drummondville sur les Cataractes de Shawinigan dans le quatrième match de la série finale. L’ancien du Titan Dany Massé a pour sa part marqué deux fois dans la victoire. Les Voltigeurs prennent les devants 3-1 dans la série mais auront néanmoins besoin des sept matchs pour venir à bout des Cataractes.
7 mai 1999 – Marc Bouchard enfile le but vainqueur pour permettre au Titan d’Acadie-Bathurst de remporter la Coupe du Président dans une victoire de 3 à 2 dans le septième match de la série finale contre les Olympiques de Hull. Jules-Edy Laraque et Ramzi Abid ont été les autres buteurs de ce match historique.

LES ANNIVERSAIRES DE LA SEMAINE

1er mai – Matt Murphy (23), Antoine Bibeau (24), Frédérick Gaureau (25), Philippe Richer (27), Tomas Kubalik (28), Marc-André Labelle (29), Luc LeBlanc (32), Taylor Moore (32), Olivier Magnan (32), Chris Wilcox (41), Réginald Savage (48).
2 mai – Vincent Martineau (19), Luc Deschênes (21), Vaclav Karabacek (22), Justice Dundas (24), Jean-Michel Lagacé (28), Nicolas Champion (28), Kristopher Schmidt (30), Nicolas Leduc (33), Konstantin Zakharov (33), Brad Richards (38).
3 mai – Jean-Philippe Caron (26), Maxim Gougeon (30), Benoit Mondou (33), Louis Alfred (36), Paul Boutilier (55), Alain Côté (61).
4 mai – Matthew Barnaby (45).
5 mai – Dominik Tmej (19), Ryan Mooney (20), Maxime Lincourt (31), Nick Emmanuele (31).
6 mai – Garrett Johnston (23), Christophe Lalancette (24), Robbie Graham (24), Mathieu LeBlanc (30), Éric L’Italien (38), Marc Chouinard (41), Martin Brodeur (46).
7 mai – Nicholas Welsh (21), Matt Paul (21), Ryan Kelly (24), Wendell Vye (28), Kyle Kelly (30), Guillaume Mailloux (30), Guillaume Lefebvre (37).