Et le gagnant est…

Depuis 1990, il est seulement arrivé huit fois que les deux premières équipes du classement général se sont retrouvées en finale. Et les cinq dernières fois, c’est la formation qui a remporté le trophée Jean-Rougeau qui a mis la main sur la Coupe du Président.

Les Huskies l’ont emporté en 2016 devant les Cataractes. Ç’a été la même chose pour les Mooseheads en 2013 face au Drakkar. Idem pour les MAINEiacs de Lewiston en 2007 contre les Foreurs, les Wildcats en 2006 aux dépens des Remparts et l’Océanic en 2005 vis-à-vis des Mooseheads.

En fait, la dernière fois que les champions de la saison régulière ont baissé pavillon en finale contre l’équipe qui avait pris le deuxième rang remonte à 1994, alors que les Faucons de Sherbrooke avaient battu… le Titan de Laval.

Est-ce que ça peut avoir un impact sur la finale qui opposera l’Armada au Titan? Pas du tout. Pourquoi je vous raconte tout ça alors? Simplement pour vous donner des informations que vous n’aviez pas ce matin en vous levant.

Alors qui va gagner cette finale?

Bon, vous avez d’un côté le Titan qui vient d’éliminer coup sur coup le Phoenix et les Tigres en quatre matchs consécutifs, ce qui a eu pour effet de leur procurer deux longs repos. Ç’a aussi permis aux joueurs de guérir leurs bobos.

De l’autre côté, nous avons l’Armada. Les hommes de Joël Bouchard viennent de compléter une longue et difficile série contre les Islanders, l’équipe Cendrillon qui a conquis le coeur de la plupart des partisans à la grandeur du circuit. L’Armada, donc, qui a dû investir énormément d’émotion, d’effort et d’énergie (ça fait beaucoup de mots commençant par «e») afin d’obtenir son laissez-passer pour la finale.

Là-dessus, je dois admettre que ça peut avoir un impact sur la série, et cela quand bien même que les joueurs et les entraîneurs du Titan s’entêteront à me (vous) dire le contraire. La vérité, c’est que de la fatigue accumulée, ça reste de la fatigue accumulée.

Cela dit, on ne sait jamais. Joël Bouchard est un entraîneur rusé et l’Armada peut compter sur une arme de destruction massive avec sa première unité composée d’Alex Barré-Boulet, Alexandre Alain et Drake Batherson. Remarquez que j’avais dit la même chose au sujet du premier trio des Tigres et vous avez vu ce qui est arrivé.

En passant, juste pour vous bourrer le crâne avec davantage d’infos, saviez-vous que les joueurs de l’Armada possèdent 610 matchs d’expérience en séries éliminatoires contre 542 pour le Titan? Et saviez-vous qu’au niveau des points en séries, les joueurs de Blainville-Boisbriand sont également avantagés par une récolte de 118 buts, 194 passes et 312 points, contre 93 filets, 173 mentions d’aide et 266 points pour Acadie-Bathurst?

Est-ce que ça peut avoir un impact sur la finale? Encore une fois, je vous dis pas du tout.

Je sens que j’use de votre patience. Quand est-ce qu’il va nous la donner sa maudite prédiction?

Bon d’accord, je me mouille.

Voilà, parce que leur big three défensif est d’une grande qualité et parce que l’Armada devrait logiquement finir par manquer de souffle, je dis le Titan en 6.

Bonne finale.