Ramener le «fun dans le stade»

Les différentes équipes sportives de l’Université de Moncton ont refait le plein de jeunes talents en vue de la saison 2018-2019.

On pense à des athlètes comme Étienne Montpetit, Mélika Florent, Chelsea Burnam, Arianna Racine ou Isadora Quirion.

Du beau talent qui viendra assurément rehausser la qualité des formations sportives des Aigles Bleu(e)s.

S’agira-t-il d’un temps nouveau en terme de résultats et de performances? Tout le monde le souhaite.

Cette compétitivité retrouvée suffira-t-elle à ramener les étudiants et les étudiantes dans les gradins? Rien n’est moins certain.

Depuis plusieurs années, les jeunes ne semblent pas du tout intéressés à appuyer leurs équipes sportives.

À la lumière des performances très ordinaires des différentes formations, on ne peut pas leur placer tout le blâme sur le dos. Mais ils devront faire leur part.

Ce n’est pas normal qu’ils boudent systématiquement l’aréna J.-Louis-Lévesque, le Ceps Louis-J.-Robichaud ou les sentiers du campus de Moncton. Surtout avec le vent de renouveau qui souffle présentement sur la plupart des équipes sportives de l’U de M.

On a l’impression qu’ils n’éprouvent tout simplement aucun sentiment de fierté envers leur institution ou leurs équipes sportives. On ne sent aucune fébrilité à propos du Bleu et Or quand on se promène sur le campus.

Si on fait le tour de la ligue du Sport universitaire de l’Atlantique (SUA), on se rend compte que les étudiants ont le logo de leur institution tatoué sur le coeur.

Allez faire un tour à Wolfville ou à Fredericton et vous allez voir c’est quoi, de la fierté.

On peut également montrer du doigt les athlètes eux-mêmes. Très peu se donnent la peine d’aller encourager leurs collègues des autres sports. Ils sont pour la plupart de très mauvais vendeurs de leur propre sport.

On a clairement l’impression que, dans cette ère des médias sociaux et des petits groupes d’amis refermés sur eux-mêmes, les étudiants ne s’intéressent à rien à l’extérieur de leur petite bulle.

Tout ce qui semble les intéresser, ce sont leurs cours, leur boulot, leur vie sociale, leur petit train-train quotidien quoi.

La direction de l’université a également une grosse part de responsabilité là-dedans. L’horaire des parties, notamment les rencontres au beau milieu de l’après-midi, n’est évidemment pas de nature à attirer une grosse clientèle.

L’ambiance morne lors des parties de hockey n’aide pas non plus. On doit trouver des façons plus efficaces et surtout plus originales d’attirer les étudiants et étudiantes.

On doit oser, innover, inventer, risquer, sortir du moule traditionnel. Le statu quo n’est plus acceptable.

Espérons que l’ascension des différentes formations vers le sommet qu’on observe présentement sera accompagnée d’un renouveau du sentiment d’appartenance des étudiants envers l’aigle.

Souhaitons également que la direction de l’U de M aura un plan à proposer à la communauté étudiante pour faire rayonner ses équipes sportives et ramener le «fun dans le stade».