Lukas Cormier, un jeune surdoué qui ira loin

Manifestement, la localité de Sainte-Marie-de-Kent est en train de devenir une bonne vache à lait pour le sport néo-brunswickois.

Après l’ex-hockeyeur et actuel entraîneur de golf de renommée nationale Louis Melanson et l’ancien lutteur professionnel et désormais acteur Robert Maillet (Kurggan), voilà que deux autres trouvailles sportives s’apprêtent à quitter pour de bon l’anonymat. Il s’agit du défenseur Lukas Cormier et de l’attaquant Patrick LeBlanc (lire autre texte plus loin dans la chronique), deux jeunes surdoués des Flyers de Moncton.

Je vous ai régulièrement parlé de Lukas Cormier cet hiver, que ce soit dans les pages de l’Acadie Nouvelle, ou encore dans cette chronique web axée sur la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Cormier a tout pour devenir le prochain défenseur étoile en provenance de l’Acadie après les Luc Bourdon, Philippe Myers, Guy Dupuis, Kevin Gagné, Justin Haché, Jean-Claude Sawyer, Michael Ward, Shane Doiron, Billy Bezeau, Rémi Blanchard, Douglas McGrath et autres Pierre Durepos.

Il s’en trouve même déjà plusieurs pour croire que Cormier atteindra la Ligue nationale tellement le talent lui sort par les oreilles. Lors de mes discussions avec des recruteurs cet hiver, les noms de Kevin Gagné, Kristopher Letang et Samuel Girard ont été évoqués à titre comparatif pour le jeune Cormier.

D’être comparé à ces joueurs lui fait grandement plaisir, soyez-en certain. Particulièrement en ce qui concerne Girard, un défenseur au petit gabarit comme lui qui vient de connaître une excellente saison recrue à 19 ans avec l’Avalanche du Colorado. Girard et Erik Karlsson, des Sénateurs d’Ottawa, sont d’ailleurs ses joueurs préférés dans la LNH.

De se retrouver au 10e rang des meilleurs espoirs en vue du repêchage le rend immensément fier. Il n’est cependant pas question de s’arrêter de travailler, bien conscient qu’il est que le plus difficile est à venir.

«C’est spécial d’être parmi les meilleurs espoirs, mais beaucoup de choses peuvent changer d’ici là. Tout dépend souvent de ce que les équipes recherchent», m’a révélé Cormier, qui est représenté par l’agent Francis Mac Rae, de la firme ontarienne Breton Management Group.

Cormier dit avoir discuté avec plusieurs équipes du Québec et des Maritimes. À mon collègue Stéphane Paquette, il a admis avoir parlé avec les trois formations du Nouveau-Brunswick, soit le Titan, les Wildcats et les Sea Dogs.

Les Sea Dogs sont de loin les mieux positionnés entre les trois puisqu’ils profiteront des deuxième et huitième sélections de l’encan. Les Wildcats, eux, ont le choix de l’Armada en toute fin de premier tour, alors que le Titan, pour sa part, n’a pour l’instant aucune sélection de première ronde. Bien sûr, les choses peuvent drôlement changer d’ici au 2 juin, journée de ce repêchage fort riche en profondeur qui aura lieu à Shawinigan.

«Je n’en peux plus d’attendre de connaître l’équipe qui va me repêcher. J’ai très hâte de vivre cette nouvelle étape qu’est le junior majeur. Je me sens prêt à relever ce défi», mentionne le défenseur de 5 pieds 8 pouces et 155 livres.
Cormier ne s’en cache pas, il a tout mis en œuvre pour se retrouver en aussi bonne position. Comme quoi le travail est toujours la meilleure recette pour connaître du succès.

«J’étais déterminé avant même que la saison ne commence, révèle-t-il. J’ai bien mangé et je me suis entraîné pendant tout l’été dernier. D’accord, je ne m’attendais pas nécessairement à me retrouver parmi les 10 premiers espoirs, mais j’avais quand même de grandes ambitions.»

«Et puis, le fait d’avoir été présenté au repêchage de l’an dernier à San Jose m’a beaucoup inspiré. J’y ai vu un beau show. Je sais très bien qu’il y a encore plusieurs grandes étapes à franchir, mais je veux être un joueur de hockey. Je suis plus déterminé que jamais à travailler fort pour atteindre mon but qui est de jouer dans la Ligue nationale. J’ai beaucoup de chemin à faire, mais c’est mon rêve», ajoute Cormier qui est aussi un excellent joueur de golf et de frisbee ultime.

En 2017-2018, Lukas Cormier est devenu le troisième joueur au cours des 10 dernières années à atteindre le plateau des 40 points en une saison après Pierre Durepos (12-31-43, 2008-2009) et Kyle Beckwith (17-24-41, 2011-2012), eux aussi d’anciens porte-couleurs des Flyers de Moncton. Cormier a amassé 15 buts et 28 passes pour 43 points en 35 parties. Il a été encore plus dominant dans les séries éliminatoires en compilant trois buts et 12 passes pour 15 points en huit matchs. Et au Championnat canadien midget AAA (Coupe Telus), Cormier a été parmi les meilleurs défenseurs du tournoi avec deux buts et deux passes en cinq rencontres.

Au niveau bantam AAA, séries éliminatoires incluses, Cormier a réussi des saisons de 24 (8-16) et 53 (21-32) points avec les Flyers de Dieppe.

HENDRIX LAPIERRE LE MEILLEUR ESPOIR

C’est finalement le Québécois Hendrix Lapierre, de l’Intrépide de Gatineau, qui a obtenu le titre de meilleur espoir en vue du prochain repêchage de la LHJMQ qui sera présenté le samedi 2 juin au Centre Gervais-Auto de Shawinigan.

Pendant de longues semaines, on a longtemps cru que le Néo-Brunswickois Joshua Lawrence serait le premier de classe. Plusieurs des recruteurs avec qui j’ai discuté cet hiver m’avaient d’ailleurs confirmé cette information. Il faut croire que le fait que Lawrence ait manifesté l’intention de joindre les rangs de la NCAA avec l’Université de Boston a joué contre lui puisqu’il occupe le sixième échelon dans le relevé final du Centre de recrutement de la LHJMQ publié lundi.

À mon confrère Jean-François Plante, du quotidien Le Droit, Hendrix Lapierre s’est dit heureux de la nouvelle.

«C’est excitant de voir que je suis au premier rang. C’est mon père qui m’a réveillé en m’envoyant une note sur la nouvelle ce matin. C’est vraiment spécial. Il y a deux ou trois ans, jamais je n’aurais cru que je serais considéré comme le meilleur espoir de l’est du pays. J’ai été retranché du bantam AAA il y a deux ans. Je pensais que ce rêve était fini, mais j’ai connu un gros été d’entraînement l’année dernière et tout est parti de là», a révélé Lapierre au Droit.

Vous pouvez d’ailleurs parier pas mal de sous que Lapierre sera sélectionné au premier rang par les Saguenéens de Chicoutimi. Car voyez-vous, Lapierre a beau habiter à Gatineau, il n’en demeure pas moins que la quasi totalité de sa famille vient du Saguenay.

Lapierre a amassé 17 buts et 40 passes pour 57 points en 35 matchs. Il a ajouté 10 points (4-6) en neuf parties éliminatoires, en plus de trois filets et six mentions d’aide en cinq duels lors du récent Défi d’excellence Gatorade.

Le défenseur William Villeneuve et l’attaquant Patrick Guay, tous deux des Cantonniers de Magog, suivent aux deuxième et troisième échelon.

Le top 5 est complété de l’arrière Jérémy Poirier, des Grenadiers de Châteauguay, et de l’attaquant Mavrick Bourque, des Estacades de Trois-Rivières.

Seize Québécois et deux Néo-Brunswickois (Joshua Lawrence et Lukas Cormier) figurent au premier tour. De ce groupe, on retrouve quatre défenseurs et 14 attaquants.

Au total, c’est pas moins de 13 Néo-Brunswickois qu’on retrouve dans les cinq premières rondes.

Outre Lawrence (6e) et Cormier (10e), les autres sont Dawson Stairs (26e), Alexandre David (37e), Nicolas Savoie (40e), Ethan Pearson (44e), Cole Cormier (47e), Yannic Bastarache (58e), Patrick LeBlanc (59e), Mathias Savoie (60e), Connor Richard (65e), Adam Bowness (66e) et Sam Dow (75e).

À noter qu’Alexandre David et Nicolas Savoie ont un temps été mentionnés comme de potentiels choix de premier tour, mais ils ont depuis perdu des plumes. David, entre autres, n’a pas été aussi dominant dans les derniers mois, alors qu’il semblait aussi bien dire assuré d’un top 20 au repêchage en janvier. Cela dit, ça ne veut pas nécessairement dire que David devra attendre jusqu’au troisième tour pour entendre son nom. Chacune des 18 équipes de la ligue possède sa propre liste et je suis convaincu que plusieurs équipes voient David et Savoie comme d’éventuels sélections de deuxième ronde. On verra bien.

Trois Néo-Brunswickois figurent par ailleurs dans les rondes 6 à 8, soit Alexis Dubé, Jacob LeBlanc et Brendan Molson.

Enfin, neuf autres joueurs du Nouveau-Brunswick se sont faufilés dans les rondes 9 à 14 sur le bulletin de fin de saison. Il s’agit de Nicholas Blagden, Alex Gallant, Evan Jackson, Kale McCallum, Sam McKinney, Samuel Parent, Frédéric Plourde, Tommy Rollin et Cole Young.

Je suis cependant surpris de ne pas voir Jérémie Gagnon parmi les joueurs répertoriés. Idem pour  Frédéric Castonguay et Alex Arsenault.

Mais la plus grande surprise à mes yeux demeure toutefois la présence de l’Insulaire Jordan Spence au 77e rang. Comment expliquer qu’un défenseur âgé de 16 ans, qui a été plus que dominant dans la Ligue junior des Maritimes avec une récolte de 69 points en 62 parties, séries éliminatoires incluses, se retrouve aussi loin dans le bulletin? C’est à n’y rien comprendre. Je reste convaincu qu’une équipe va le sélectionner en fin de première ronde ou au début du deuxième tour.

Outre les 13 joueurs du Nouveau-Brunswick, on note également la présence de huit Néo-Écossais, trois Insulaires et deux Terre-Neuviens parmi les 90 plus beaux espoirs.

PEARSON NE MANQUE PAS DE CONFIANCE

Depuis Jake Allen, le Nouveau-Brunswick n’a pas été en mesure de développer un gardien étoile pour la LHJMQ. Ça pourrait bien changer sous peu grâce à Ethan Pearson, de Fredericton.

Le jeune portier âgé de 15 ans, qui est le petit-fils de l’ancien joueur de la Ligue nationale Gilles Marotte, est le 44e meilleur espoir en vue du repêchage de juin. Seulement deux autres gardiens sont mieux répertoriés que lui, soit les Québécois Charles-Antoine Lavallée (28e), des Gaulois de Saint-Hyacinthe dans le midget AAA, et Simon Bucheler (38e), des Prédateurs de Lac-Saint-Louis dans le midget Espoir.

Pearson, comme la plupart des gardiens, ne manque pas de confiance en ses moyens. Personnellement, j’ai toujours été d’avis qu’une grande confiance en soi est un prérequis pour avoir du succès à cette position. Toutefois, dans son cas, cette confiance semble passer pour de l’arrogance. C’est du moins le sentiment que j’ai eu en parlant avec un homme de hockey cet hiver. Cela dit, pour avoir eu l’occasion de discuter à quelques reprises avec Pearson ces derniers mois, je peux vous dire qu’il est d’une grande gentillesse, bien éduqué et surtout dédié à faire carrière dans son sport. En fait, au niveau de la personnalité, il me fait beaucoup penser à Frédéric Foulem.

N’empêche que Pearson, qui est francophone malgré son nom de famille à consonance anglophone, était convaincu qu’il allait figurer en meilleure position dans le classement des espoirs publié lundi.

«J’avoue que j’étais un peu surpris quand j’ai vu le classement, dit-il. Je pensais qu’après la façon que j’ai joué au Défi d’excellence Gatorade que je serais mieux classé. Bien sûr, je n’avais jamais vu avant un classement du CSR pour voir mon progrès, mais j’ai cependant vu celui du Hockey Prospect et il y a deux mois j’occupais la 39e position. Et personnellement, je trouve que je me suis beaucoup amélioré depuis.»

«Ma participation au Défi Gatorade, avec l’élite de mon groupe d’âge, m’a confirmé que j’avais ma place dans ce groupe. Nous avons même battu Québec Bleu qui a pourtant dominé le tournoi en remportant la finale 7 à 1 contre Québec Blanc. Si nous avions eu les gars des Flyers de Moncton avec nous, je suis convaincu que c’est nous qui aurions remporté ce tournoi», lance-t-il.
Plusieurs équipes ont déjà discuté avec Pearson ou son agent. C’est le cas, entre autres, des Sea Dogs de Saint-Jean, des Mooseheads de Halifax et des Foreurs de Val-d’Or.

«J’ai aussi parlé régulièrement avec Roger Shannon, des Wildcats, mais il n’est maintenant plus dans cette organisation. Et au Défi d’excellence Gatorade, les gens de l’organisation de l’Armada de Blainville-Boisbriand ont acheté des billets pour mes parents et ils ont aussi discuté avec eux. Mon agent (Marc Lavigne) a également parlé avec d’autres équipes du Québec pendant ce tournoi», raconte-t-il.
Marc Lavigne, pour ceux et celles qui se posent la question, travaille pour firme Roy Sports Group, dont le propriétaire est l’Acadien Allain Roy. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Pearson se trouve au sein de cette écurie.

«Ma famille était à la recherche d’un agent pour moi et Kurt Allen, qui est le père de Jake Allen, nous a conseillé d’avoir voir Allain Roy. Jake est justement représenté par Allain qui est lui aussi un ancien gardien. C’est comme ça que le contact s’est fait», affirme Pearson, qui dit se sentir en confiance  avec Roy Sports Group.

En attendant, Pearson dit qu’il n’en peut plus d’attendre le jour du repêchage.

«J’ai hâte de voir ce qui va arriver. Le junior majeur, c’est une grosse étape. Le calibre de jeu est de beaucoup supérieur au midget AAA», souligne-t-il.

En 2017-2018, le gardien de 6 pieds et 187 livres a maintenu une moyenne de 1,89 et un taux d’arrêt de ,925 avec les Gladiators de l’Académie Newbridge dans la CCEL U-16. Il a de plus présenté une moyenne de 1,32 dans la PSHF U-16, ainsi qu’un taux d’arrêt de ,922 au showcase de la CSSHL, toujours avec les Gladiators. Au Défi d’excellence Gatorade, Pearson a affiché une moyenne de 3,05 et un taux d’arrêt de ,908.

BASTARACHE VEUT ÊTRE UN JOUEUR DE HOCKEY

Yannic Bastarache

Yannic Bastarache a beau n’être âgé que de 16 ans, il sait déjà ce qu’il veut faire dans la vie. En fait, il le sait depuis déjà plusieurs années. Le jeune attaquant des Flyers de Moncton veut être un joueur de hockey. Ça adonne bien, il a du talent. Beaucoup de talent.

Tellement de talent en fait que la Centrale de recrutement de la LHJMQ en a fait son 58e meilleur espoir en vue du repêchage de juin. Le début de la quatrième ronde, ce n’est quand même pas rien.
Pourtant, à écouter le jeune Bouctouchois, il semble un tantinet déçu. Il se voyait encore plus haut dans le classement.

«C’est un peu en-dessous de mes espoirs, avoue-t-il. J’espère sortir dans les trois premières rondes. Et mon objectif est de porter un chandail de la LHJMQ dès la saison prochaine avec l’équipe qui va me repêcher.»

Pour Bastarache, la LHJMQ n’est qu’une première étape avant son rêve légitime. Il veut atteindre la Ligue nationale et il est prêt à y mettre tous les efforts nécessaires pour y arriver. Et je m’attends de travailler encore plus fort dans les prochaines années pour réaliser mon rêve», promet celui qui a déjà discuté avec plus de la moitié des formations de la LHJMQ en vue du repêchage.

En 2017-2018, Bastarache a compilé une fiche de 14 buts et 13 passes pour 27 points en 31 parties de saison régulière. En séries, il a ajouté deux filets et six mentions d’aide en huit duels. Il a aussi contribué un but et deux passes en cinq matchs au récent Championnat canadien midget AAA (Coupe Telus).

Les deux saisons précédentes, Bastarache a réalisé des saisons de 41 (20-21) et 73 (37-36) points, séries éliminatoires incluses, avec les Flyers de Dieppe au niveau bantam AAA.

Bastarache est représentant par Phil Reid de la firme Evolution Sports Management de Halifax.

UN AUTRE PRODUIT DE SAINTE-MARIE-DE-KENT

Patrick LeBlanc

Patrick LeBlanc, qui célébrera son 16e anniversaire de naissance le 30 mai, est considéré comme le 59e meilleur espoir en vue du prochain repêchage de la LHJMQ. Ça le place donc en début de quatrième ronde.

Le jeune joueur de 5 pieds 11 pouces et 145 livres vient de compléter une excellente première campagne midget AAA avec une récolte de neuf buts et 20 passes pour 29 points en 35 rencontres. Il a ajouté deux buts et 10 passes pour 12 points en huit matchs éliminatoires. C’est sans oublier ses deux buts et deux mentions d’aide en cinq duels lors du récent Championnat canadien midget AAA (Coupe Telus).

LeBlanc ne fait que poursuivre sa belle progression des dernières années, lui qui avait contribué des saisons de 37 (18-19) et 55 (22-33) points, séries éliminatoires incluses, avec les Flyers de Dieppe dans le bantam AAA.

«Je suis pas mal satisfait de mon classement, m’a-t-il confié lundi. Je m’attendais de me retrouver en fin de troisième ou au début de la quatrième ronde.»
LeBlanc intéresse d’ailleurs déjà plusieurs formations de la LHJMQ.
«J’ai déjà parlé avec plusieurs équipes d’un peu partout dans la LHJMQ, m’a-t-il dit. C’est excitant. J’ai bien hâte de franchir cette nouvelle étape dans ma carrière.»
Comme son bon ami Lukas Cormier, LeBlanc est représenté par l’agent Francis Mac Rae, de la firme ontarienne Breton Management Group qui compte plusieurs clients originaires des provinces Maritimes, dont le gardien Colten Ellis, de l’Océanic de Rimouski, et l’arrière Leon Denny, des Cataractes de Shawinigan.
L’ex-attaquant du Titan d’Acadie-Bathurst, Jordan Clendenning, est lui aussi l’un des agents de BMG.

LES SOUVENIRS DE MICHAEL WARD

Comme il me restait quelques trucs de l’entrevue réalisée la semaine dernière avec Michael Ward pour le journal, j’ai pensé utiliser la suite dans cette chronique.

Michael, qui est l’un des trois seuls joueurs de la Péninsule acadienne à avoir remporté la Coupe du Président en compagnie de Donald McGrath et Luc Bourdon, conserve de précieux souvenirs de la conquête du prestigieux trophée lors du printemps de 2007 avec les MAINEiacs de Lewiston. Il était alors âgé de 17 ans.

Il m’a entre autres raconté, avec beaucoup d’humour, pourquoi les MAINEiacs n’ont pas réussi à remporter la Coupe du Président sans subir la défaite. Je vous rappelle que les représentants de Lewiston ont triomphé en 17 rencontres. Leur seul revers aura été contre les Mooseheads de Halifax en deuxième ronde. L’équipe s’était inclinée 3 à 2 en prolongation au Metro Centre.

«J’étais tombé malade quelques jours avant le match. Je souffrais de la gastro. Les gars ignoraient que j’étais malade et j’avais accompagné l’équipe sur la route. Malheureusement, à cause de moi, la gastro s’est propagée dans le club. J’étais à l’hôtel situé tout près de l’aréna et je regardais le match à la télévision. Je me sentais vraiment mal pour mes coéquipiers», raconte-t-il.

Son coéquipier Chad Denny, avec qui j’ai conversé de la chose, m’a confirmé que l’équipe était décimée par la maladie ce soir-là.

«Je me souviens comme hier de ce match. Les Mooseheads avaient gagné sur un but extrêmement chanceux (Ryan Hillier), après que Bernie (Jonathan Bernier) s’est fait battre par un lancer faible de la ligne rouge. Nous étions vraiment à court de joueurs. Moi-même j’ai dû jouer aux environs de 45 minutes», affirme Chad Denny, qui avait inscrit l’un des deux buts des MAINEiacs ce soir-là.

De la saison 2006-2007, Ward se souvient aussi de l’ambiance qui régnait dans l’équipe. Selon lui, ce n’était pas toujours drôle. Cela dit, ça démontre que l’équipe avait beaucoup de joueurs de caractère.

«Pendant la saison, il y avait tellement de compétition entre les joueurs que ça brassait souvent pendant les entraînements. En fait, il arrivait aussi parfois que ça brasse dans l’autobus. Les entraîneurs devaient s’en mêler», mentionne-t-il.

«Les gars prenaient vraiment ça à cœur dans l’équipe. Peut-être même trop je dirais», ajoute-t-il en riant.

Quand je lui ai demandé qui était le joueur qui était le plus régulièrement impliqué dans ces discussions corsées entre coéquipiers, Ward a rétorqué en riant que Danick Paquette, alors une recrue d’à peine 16 ans, ne donnait pas sa place.

Je me rappelle de ce Paquette et force est d’admettre qu’il avait un fichu de caractère. Je me souviens particulièrement d’un match où il avait décidé de s’en prendre à un joueur du Titan au Centre régional K.-C.-Irving. Comme il avait été le seul à jeter les gants et que son adversaire n’avait rien fait sauf se protéger le visage en raison des coups que lui distribuait Paquette, ce dernier avait été le seul joueur pénalisé. C’est l’un des rares fois que j’ai vu un gars écopé d’une majeure pour bagarre sans qu’il soit accompagné par son opposant au banc des punitions.

Par ailleurs, Michael Ward tente présentement de devenir le premier hockeyeur du Nouveau-Brunswick à remporter deux championnats des séries éliminatoires dans deux ligues de haut niveau au cours du même printemps.

Après avoir aidé les Panthères du Haut-Madawaska à soulever la Coupe Gérald-Martin dans le Circuit régional de hockey en mars, le défenseur de Shippagan est actuellement en finale de la Coupe Verdure avec les 3L de Rivière-du-Loup dans la Ligue Nord-Américaine de hockey. La finale est pour l’instant à égalité 2-2 entre les 3L et les Éperviers de Sorel-Tracy. Le cinquième duel de cette série 4 de 7 sera présenté jeudi soir à Sorel. Les deux équipes se retrouveront ensuite vendredi à Rivière-du-Loup.

ENFIN UN CONTRAT POUR JEFFREY VIEL

Il était plus que temps que le travail de Jeffrey Viel soit récompensé. D’autant plus que je vais enfin arrêter de me gratter le derrière de la tête tellement je ne comprenais pas qu’un club professionnel ne lui offre pas sa chance.

Je suis bien content pour le capitaine du Titan qui vient de parapher un premier contrat professionnel avec les Barracudas de San Jose, le club-école des Sharks dans la Ligue américaine.

J’ai demandé au numéro 25 si cela commençait à le chatouiller un brin étant donné qu’il en est à ses derniers miles dans la LHJMQ.

«Je ne ressentais aucune pression, m’a assuré Viel dimanche. Je n’ai fait que me concentrer sur mon hockey et c’est mon agent Allain Roy qui s’est occupé de tout. Il a fait un très bon travail. Je sais aussi qu’il y avait quelques autres offres sur la table.»

Viel m’a avoué qu’il aurait préféré un contrat à deux volets (LAH-LNH), mais il s’est aussi empressé de me dire que chaque chose doit arriver en son temps. Il compte bien forcer l’organisation des Sharks à lui proposer un statut encore plus avantageux au sein de l’organigramme des espoirs de l’équipe.

J’ai maintenant hâte de voir si le défenseur Olivier Galipeau sera à son tour récompensé d’une première entente chez les professionnels. Mon petit doigt me dit que ça ne saurait tarder.

PAQUETTE-BISSON NE SERA PAS UN BLEU ET OR

J’ai récemment fait l’éloge de Tobie Paquette-Bisson sur ma plateforme Facebook en soulignant du même coup l’excellente trouvaille que venait de faire les Aigles Bleus de l’Université de Moncton avec cet arrière à caractère défensif.

Et bien le Bleu et Or peut désormais oublier Paquette-Bisson, du moins pour la saison 2018-2019, puisque ce dernier vient de parapher un contrat professionnel avec les Americans de Rochester, le club-école des Sabres de Buffalo dans la Ligue américaine.

Ça veut donc dire que les trois joueurs de 20 ans de l’Armada de Blainville-Boisbriand ont réussi à se dénicher des contrats professionnels, alors qu’Alex Barré-Boulet et Alexandre Alain ont fait de même avec respectivement les organisations de Tampa Bay et de Montréal.

Dommage pour les Aigles Bleus. Très dommage même. Mais en même temps, on ne peut qu’être content pour le jeune Paquette-Bisson.

FILIP ZADINA RÊVE AU CANADIEN

La vedette des Mooseheads de Halifax, le Tchèque Filip Zadina, a révélé sur les ondes de TVA Sports que son souhait était d’être repêché par le Canadien de Montréal. La question lui a été posée à la suite de la récente loterie qui fait en sorte que le CH profitera de la troisième sélection de l’encan.

«Quand je l’ai vu la première fois, j’étais tellement heureux. Je me suis dit:  »Est-ce qu’on peut faire en sorte que ça arrive? ». On va voir ce qui se passe. J’adorerais jouer là-bas devant les meilleurs partisans de la LNH», a révélé Zadina pendant l’émission Destination Coupe Stanley sur les ondes de TVA Sports.

«Je crois que les Canadiens me veulent et je suis persuadé que je peux les aider. Ce serait incroyable comme première saison dans le circuit. […] J’espère que les Canadiens me repêcheront», a-t-il ajouté.

LA BLESSURE D’ANTOINE MORAND

Antoine Morand s’en est tiré à bon compte, samedi, après sa dangereuse chute contre la bande à Blainville. Ça saignait abondamment et j’ai bien cru que l’équipe venait de subir une lourde perte pour le reste de la finale.

Mais il est fait solide le numéro 88 du Titan. Tellement solide qu’il est revenu dans le match quelques instants plus tard. Il a d’ailleurs complété la rencontre avec deux buts et la première étoile de la rencontre.

Nul doute qu’il a dû impressionner l’organisation des Ducks d’Anaheim lors de ce match. Je vous rappelle qu’Antoine a été repêché par les Ducks en deuxième ronde en juin 2017.

ÉRIC VEILLEUX AVEC LES MOOSEHEADS

J’avoue que je suis un peu surpris par la nomination d’Éric Veilleux à la barre des Mooseheads de Halifax.

En fait, je ne suis pas si étonné que ça puisque les Orignaux seront quand même les hôtes du tournoi de la Coupe Memorial en mai 2019. Par contre, j’étais convaincu qu’il désirait les deux jobs (entraîneur et directeur général) et c’est exactement ce qu’il y a de disponible chez les Voltigeurs de Drummondville.

C’EST ARRIVÉ ENTRE LES 8 ET 14 MAI

8 mai 2001 – Brandon Reid participe aux quatre buts (1-3) des Foreurs de Val-d’Or pour conduire les siens vers un gain de 4 à 2 sur le Titan d’Acadie-Bathurst au Centre régional K.-C.-Irving, complétant du même coup le balayage et la conquête de la Coupe du Président.
9 mai 2004 – Un but de Guillaume Labrecque avec seulement 30 secondes à écouler au tableau permet aux Olympiques de Gatineau de vaincre les Wildcats de Moncton 2 à 1. Les Olympiques remportent ainsi la Coupe du Président en cinq parties.
10 mai 2000 – Brad Richards y va de deux buts et une passe et l’Océanic de Rimouski double les Olympiques de Hull 6 à 3 pour prendre les devants 3-1 dans la finale. Les hommes de l’entraîneur Doris Labonté remporteront la Coupe du Président deux jours plus tard en triomphant 4 à 1 au Colisée de Rimouski.
10 mai 2010 – L’Acadien Kelsey Tessier, de même que ses coéquipiers Scott Brannon et Marek Hrivik enfilent deux buts chacun dans une victoire de 7 à 4 des Wildcats de Moncton sur les Sea Dogs de Saint-Jean dans le sixième match de la finale. Les Wildcats remportent du même coup la deuxième Coupe du Président de son histoire.
12 mai 2002 – Matthew Lombardi et Mathieu Brunelle enregistrent deux buts et deux passes chacun pour conduire les Tigres de Victoriaville à un gain de 5 à 3 sur le Titan d’Acadie-Bathurst au Colisée des Bois-Francs. Les Tigres remportent ainsi la Coupe du Président en six duels.
14 mai 2006 – Les Wildcats de Moncton remportent la Coupe du Président en défaisant les Remparts de Québec 3 à 2 dans le sixième match de la finale. Martin Karsums, Jérôme Samson et Philippe Dupuis ont été les marqueurs des Chats Sauvages.

LES ANNIVERSAIRES DE LA SEMAINE

8 mai – Alex Blais (26), Éric Gélinas (27).
9 mai – Félix Girard (24), Devon Oliver-Dares (24), Michael Kirkpatrick (28), Maxime Fréchette (30), Jonathan Lomax (35), Greg Mizzi (36), Ryan Dodge (38).
10 mai – Cody Donaghey (22), Kevin Guérette-Charland (29), Nicholas Pelletier (32), Yan Moniqui (34), Andrew Carver (37), Denis Hamel (41).
11 mai – Mario Duquette (22), Brad Marchand (30), Francis Breault (51).
12 mai – Samuel Girard (20), Chris Cobham (22), Tyler Noseworthy (27), Jordan Carroll (27), Drew Paris (30), Dany Massé (30), Dmitry Afanasenkov (38), Derrick Walser (40), Daniel Shank (51).
13 mai – Tanner Somers (20), Cameron Askew (21), Nicholas Pard (28), Jaroslav Halak (33), Tomas Malec (36), Jim Shepherd (41).
14 mai – Jacob Stewart (17), Nathan Medeiros (22), Louis Deault (36), Frédéric Cloutier (37), Alain Vigneault (57), Rick Vaive (59), Pierre Plante (67).