Commotions: un débat sans fin…

Bon, on y est encore. Le fameux débat sur les commotions cérébrales…

Le décès tragique du jeune Brodie McCarthy, en fin de semaine dernière à Montague, relance de plus belle ce débat sans fin.

Mettons tout de suite une chose au clair: le décès de ce jeune athlète lors d’un match de rugby est une malchance incroyable. Ce genre d’accident n’arrive fort heureusement que très rarement.

Mais on ne pourra jamais complètement protéger les jeunes, peu importe le sport qu’ils ou elles pratiquent. Il n’existe aucune méthode parfaite pour éviter ce genre d’incident malheureux. Aucun sport n’est complètement sûr, sauf peut-être le billard et les quilles…

Qu’il s’agisse de hockey, de football, de rugby, de soccer ou de basketball, l’élément risque est toujours présent. Même quand on parle de soccer ou de basketball, une fracture au nez ou une commotion cérébrale peuvent arriver vite. Et on n’a même pas encore mentionné les sports de combat, comme la boxe ou les arts martiaux.

Mais encore là, il n’y a pas d’unanimité.

Plusieurs veulent carrément bannir ce genre de sports, alors que d’autres insistent sur les bienfaits de leur sport de prédilection.

Prenons seulement l’exemple des écoles de boxe de Raymond Doiron et de Phil Baraly à Moncton. Ces deux héros communautaires ont permis à des centaines de jeunes de revenir ou de rester dans le droit chemin au fil des ans.

Pour plusieurs, le gymnase est un havre de paix où ils peuvent oublier leurs problèmes de tous les jours et se concentrer sur leur sport favori.

On ne compte plus le nombre de jeunes qui sont sortis de la rue ou des gangs à cause des programmes proposés par les deux entraîneurs. Certains peuvent sortir de situations familiales violentes ou abusives, alors que d’autres ont la chance de se tenir loin des abus de drogue et d’alcool.

Ils peuvent compter sur l’appui extrêmement important des entraîneurs, mais aussi de leurs collègues, qui sont devenus au fil des ans des amis et des confidents.

Ceux qui veulent bannir tous les sports de contact devraient donc y réfléchir deux fois avant leur prochaine croisade.

Cela dit, les différentes associations, écoles ou équipes sportives ont le devoir de tout faire pour protéger les jeunes athlètes. Ils doivent adopter des règlements en ce sens et un équipement adéquat.

Ils ont également la responsabilité de s’entourer de professionnels qui ont à coeur la santé des jeunes, des gens comme Normand Gionet, l’ancien directeur de l’école d’éducation physique de l’U de M, ou du Dr Allier Marrero, un neurologue qui s’intéresse au phénomène depuis de nombreuses années.

Mais il y aura toujours un risque. Un sport sans risque, ça n’existe pas.

Les parents et les jeunes qui les pratiquent doivent en être pleinement conscients. On ne peut que souhaiter que ce genre de tragédie se tienne loin de nos écoles et nos équipes sportives.