Trop, c’est comme pas assez

Brian Gallant et compagnie, faut qu’on se parle. Parce que ça ne va pas du tout.

Ces dernières semaines, vous nous mitraillez de communiqués, de conférences de presse, de visites de chantiers, de tout et de rien.

Vous nous dévoilez des choses plus ou moins nouvelles. C’est souvent du réchauffé et ça sent l’électoralisme à plein nez.

On n’est pas dupes; on sait bien que la firme Corporate Research Associates menait son sondage trimestriel ce mois-ci.

Vous espérez sans doute que les millions de dollars que vous promettez seront la première chose à laquelle penseront les répondants et que cela vous donnera un petit coup de pouce.

D’autant plus que les derniers sondages de MQO Research et de Rue Principale laissent entendre que la course risque d’être un peu plus serrée qu’on le pensait il y a quelques mois.

Mais à un moment donné, trop c’est comme pas assez. C’est rendu que je ne lis que les titres de vos communiqués de presse.

N’avez-vous pas des choses plus importantes à faire? Je ne sais pas, comme peut-être gérer le gouvernement et faire du travail de proximité dans vos circonscriptions?

Ou même faire du bénévolat à la soupe populaire? Apprendre à faire de l’origami? Faire une petite sieste? Écouter The Office en rafale sur Netflix?

Bref, n’importe quoi d’autre que de vous servir de votre statut de membres du parti formant le gouvernement pour faire campagne avant le temps.

Plus je regarde les communiqués inonder ma boîte de courriels, plus je me dis qu’on devrait mieux encadrer les communications au cours des mois qui précèdent les élections.

On pourrait peut-être demander à un arbitre indépendant de déterminer si un annonce faite par le gouvernement au cours de cette période est électoraliste.

Si oui, les coûts associés (les déplacements, les affiches, le salaire des relationnistes et les petits sandwiches pas de croûte) seraient couverts non pas par les contribuables, mais par le parti.

Mon petit doigt me dit qu’il y en aurait pas mal moins. Han, Brian?