Attack, Blizzard, Titan…

Quel printemps! Et je ne parle pas de la neige qui a tardé à fondre ni de la chaleur qui a semblé prendre un malin plaisir à nous éviter.

Non, mais quel printemps!

Pourquoi? La raison est simple. Un championnat national de ringuette, gracieuseté de l’Attack de l’Atlantique. Deux championnats – de saison et des séries – et un buzz incroyable du Blizzard d’Edmundston, de la Ligue de hockey des Maritimes. Un championnat de ligue – la coupe du Président – et un titre national – la coupe Memorial – de la part du Titan d’Acadie-Bathurst.

Je ne sais pas si l’Acadie et le Nouveau-Brunswick ont déjà vécu pareille frénésie au niveau sportif. Si cela n’est pas un printemps historique, je me demande bien ce que ça doit prendre pour y parvenir!

Commençons par l’Attack. Après la cruelle défaite de 6 à 5 contre les Turbos de Cambridge l’an dernier en finale du championnat national, ce triomphe de 5 à 3 aux dépens du WAM! d’Edmonton dans le match ultime, à la mi-avril à Winnipeg, mettait fin à une longue attente de sept saisons de la formation féminine de ringuette.

Un moment très émotif pour l’entraîneur Gilles Proulx, qui mène la barque depuis ses débuts. Aussi pour Martine Caissie, la meneuse de jeu de Bouctouche qui a reçu les trophées remis à la meilleure marqueuse de buts en saison régulière, de l’attaquante de l’année, en plus de se retrouver dans la première équipe d’étoiles de la Ligue nationale de ringuette. Également pour les quatre soeurs Snowdon – Brittany, Jenny, Jessica et Kelly.

Que dire de plus du Blizzard? L’engouement que l’équipe de l’entraîneur Ryan Salvis a créé à sa première année dans le Nord-Ouest s’est transformé en Blizzardmanie pendant les séries éliminatoires, jusqu’à la victoire en finale face aux Mariners de Yarmouth. Des salles combles au Centre Jean-Daigle, des heures d’attente pour obtenir des billets, des joueurs transformés en héros dans la communauté…

Quelle belle histoire! Les Commandos de Dieppe ne pouvaient pas trouver meilleur endroit pour installer leurs pénates. Pas pour rien d’ailleurs que la Ligue de hockey des Maritimes a choisi Grand-Sault pour y déménager les Slammers de Woodstock!

Enfin, parlons du Titan, même si tout a probablement été dit. Première position de la division des Maritimes, deuxième meilleure fiche en saison dans la LHJMQ, une coupe du Président et, le nirvana du nirvana, la coupe Memorial. Oui, la coupe Memorial!

Ça faisait du bien de revoir les sourires et la joie à Bathurst, après tellement d’années de misère. Le Titan a été la meilleure thérapie pour des amateurs qui ne demandaient que de s’associer à un événement positif en ville et dans la Nord. Les joueurs et la direction, menée par le directeur général Sylvain Couturier et l’entraîneur-chef Mario Pouliot, ont été transportés par cette immense énergie qui, nous l’espérons tous, continuera à déferler dans la communauté pour encore plusieurs mois!

L’Attack, le Blizzard, le Titan… Trois grandes histoires à succès. Trois exceptions? Peut-être que oui, peut-être que non. Car pour gagner les grands honneurs, il faut que les planètes soient correctement alignées, dit-on souvent. Mais il faut aussi travailler. Ces succès ne sont pas uniquement le fruit du hasard, loin de là.

Quand nous écrirons nos bilans de 2018 en décembre, nous aurons l’embarras du choix à déterminer l’équipe de l’année en Acadie et au Nouveau-Brunswick. L’Attack? Le Blizzard? Le Titan? Et pourquoi pas les trois?