Un logo poche

Le nouveau logo de la Fédération des étudiantes et étudiants du campus universitaire de Moncton est poche. Et puis après?

La FÉÉCUM a dévoilé sa nouvelle image de marque la semaine dernière.

Elle est composée d’une bulle de dialogue bleue, dans laquelle on retrouve de gros guillemets blancs ainsi que des cercles et des ovales. On est très, très loin de l’ancien logo (deux silhouettes debout levant le poing).

La FÉÉCUM dit qu’elle souhaitait se doter d’un symbole «moins militant», «abstrait, mais qui évoque la représentativité» et qui rappelle que «l’union fait la force».

Le problème est que le résultat n’évoque pas grand-chose. En tout cas, surtout pas une fédération étudiante dont la raison d’être est de revendiquer, de défendre les droits et d’améliorer la qualité de vie de ses membres. (Je n’invente rien, c’est ce que dit son énoncé de mission.)

À l’instar d’autres anciens étudiants de l’U de M (avec qui j’en ai jasé de vive voix et dont j’ai vu les réactions sur Facebook), ce virage m’a étonné à première vue. Mais plus j’y pense, plus je me dis que je ne devrais être très surpris.

Parce même s’il est vrai que la FÉÉCUM attire depuis toujours des jeunes qui gueulent et qui brassent la cage, elle est aussi un phare dans la nuit pour ceux qui veulent se faire un nom le plus diplomatiquement possible.

Chaque année, ces deux courants sont en présence. Et comme il y a un taux de roulement élevé au sein de l’organisme, il peut se virer sur un dix cennes.

Doit-on voir dans ce logo flambant neuf un signe que le militantisme étudiant est mort et enterré en Acadie du Nouveau-Brunswick?

Non. Du moins, je ne le crois pas. N’oublions pas que deux jours avant de lever le voile sur sa nouvelle image de marque, la FÉÉCUM a déposé une poursuite dans le dossier de l’examen d’accès à la profession infirmière.

C’est une drôle de bête et elle peut sembler difficile à suivre. Et qu’on se le dise; son nouveau logo ne lui va pas très bien.

Mais on est loin d’avoir assisté à son dernier changement de cap.