La SANB doit laisser de côté le piton reset

Robert Melanson a été élu à la présidence de la Société de l’Acadie du N.-B., samedi, à Caraquet.

Même s’il est un habitué des coulisses de l’organisme, il est relativement peu connu au sein de la population.

Si je me fie aux conversations que j’ai eues avec lui au cours des dernières années, j’ai l’impression qu’il ne se gênera pas pour lever le ton lorsqu’il le faudra. Mettons qu’il n’est pas du genre à se laisser marcher dessus.

Brian Gallant et Blaine Higgs vont en avoir plein les mains lorsqu’ils lui feront face. Et Kris Austin… et bien je lui souhaite bonne chance si jamais il se retrouve en tête-à-tête avec Robert Melanson.

Ce dernier a pas mal de pain sur la planche.

Comme le rappelait François Gravel dans son éditorial de samedi, la SANB a été affaiblie par les tensions internes et par un roulement élevé à sa tête au cours des dernières années. Sa santé est encore fragile et elle ne pourra pas tourner en rond ad vitam æternam.

Pendant ce temps, les dossiers linguistiques pressants s’accumulent et certains fins finauds attaquent les droits des francophones de moins en moins subtilement.

La commande est importante et les attentes sont grandes. Robert Melanson n’aura pas le temps de niaiser, d’autant plus que la campagne électorale provinciale approche à grands pas.

En écrivant ça, j’ai l’impression de radoter et de me poser les mêmes questions et que lors de l’arrivée en sauveur de Kevin Arseneau, en 2016.

Comme on le sait, il a fini par nous prendre par surprise en filant à l’anglaise, attiré par la politique provinciale.

Aujourd’hui, je me dis qu’il vaut mieux rester prudents et de ne pas espérer que Robert Melanson soit le messie qui viendra sauver la SANB.

Ce sera déjà très bien s’il reste en poste pendant tout son mandat, contrairement à ses deux prédécesseurs.

Deux ans, c’est pas la lune, mais c’est déjà mieux qu’appuyer sur le piton «reset» à tout bout de champ.