Un petit pot (très) pourri avant l’été

Pourquoi pas un petit pot (très) pourri de ce qui a meublé l’actualité sportive depuis deux semaines pour cette dernière chronique avant la pause estivale? Allons-y donc gaiement.

Premièrement, le Canadien va gagner la coupe Stanley en 2018-2019. Ne riez pas, c’est écrit dans le ciel. Vous pouvez déjà installer votre chaise de parterre le long de la rue Sainte-Catherine.

Marc Bergevin avait dit que Montréal avait une meilleure équipe sans Andrei Markov, P.K. Subban, Alexis Emelin et Alexander Radulov.

Alors, imaginez sans Alex Galchenyuk.

La coupe assurée!

Comme Subban avant lui (et combien d’autres?), on a dit que Galchenyuk était une pomme pourrie dans le vestiaire. On disait aussi que Shea Weber était un grand leader. Le grand défenseur a effectivement démontré des belles qualités de leadership, que ce soit sur la patinoire ou sur la liste des blessés.

En plus, le Canadien va dénicher une autre perle rare au prochain repêchage, c’est garanti.

Mais il y a un hic.

Après Rasmus Dahlin, c’est comme le Far West.

On peut frapper dans le mille ou tomber sur un citron.

Le CH va-t-il opter pour Filip Zadina ou, comme le veut la rumeur, pour un défenseur?

Ce serait quand même spécial qu’une équipe qui vient d’échanger un de ses seuls marqueurs opte pour Noah Dobson, du Titan d’Acadie-Bathurst, Evan Bouchard ou Quintin Hughes.

À moins qu’il ne nous sorte un autre lapin de son chapeau à la Lindsay Vallis, Turner Stevenson, Brent Bilodeau, Michael McCarron, Jarred Tinordi, Louis LeBlanc, Danny Kristo, David Fisher, Kyle Chipchura, Alexander Buturlin, Éric Chouinard, Brad Brown, David Wilkie ou Éric Charron, tous des premiers choix au fil des ans.

Quand même incroyable que les recruteurs aient encore un boulot…

Il faut aussi parler du Festival de théâtre amateur de Moscou – Oups! Pardon – de la Coupe du monde de soccer.

Les surprises sont presque aussi nombreuses que les plongeons double vrilles piquées des acteurs professionnels qui se produisent sur la grande scène gazonnée.

Au moins, personne ne pourra dire que le spectacle est moche, qu’on aime le théâtre ou pas.

On ne peut passer sous silence non plus les déboires du seul pilote canadien en Formule Un, Lance Stroll. Âgé de seulement 18 ans, celui qui devait succéder à Jacques Villeneuve est pris pour conduire une poubelle sur quatre roues.

C’est un peu comme si on demandait à Michael Schumacher de gagner des courses en conduisant une Lada 1968.

C’était une très bonne année pour le bourbon français, pas tant que ça pour les voitures russes.

Parlant de bolide, il faut absolument souligner les exploits de la fusée néo-brunswickoise, Courtney Sarault.

Après une saison 2018 complètement folle, l’athlète de Moncton semble sur une trajectoire directe pour les Jeux olympiques d’hiver de 2022 à Pékin.

Un talent identique à celui de Geneviève Lalonde, mais sur deux lames.

Sur ce, bon été!