Blaine Higgs doit se réveiller (et vite à part de ça)

C’est fou quand même la différence qu’une semaine peut faire dans le petit monde de la politique néo-brunswickoise.

Dans ma dernière chronique du lundi –publiée trois jours avant le début officiel de la campagne– j’ai raconté comment je n’avais pas la moindre idée qui allait remporter les élections.
Aujourd’hui, l’issue du scrutin est encore un mystère à mes yeux…mais la course se dessine. On a de plus en plus une idée des forces en présence.

Comme l’a bien illustré François Gravel dans son éditorial de samedi, les libéraux de Brian Gallant sont partis sur les chapeaux de roue et n’ont pas perdu de temps à imposer la cadence.

Les progressistes-conservateurs ont vraiment eu l’air surpris par ce départ canon et ont pris un peu de temps à mettre leur machine en marche sur le terrain. Le contraste entre les horaires des chefs depuis la semaine dernière est plutôt frappant.

La différence est aussi marquée dans les communiqués de presse des deux partis.

Ceux des libéraux contiennent quelques détails et des chiffres (et aussi, sans surprise, énormément de flafla sur ce qu’ils ont fait depuis 2014). C’est normal et c’est ce à quoi on s’attend de la part d’une formation politique qui a un plan de match clair.

Pendant ce temps, les communiqués de «L’équipe Higgs» sont courts, vagues et pas mal moins étoffés. Sans blague, ils semblent avoir été écrits sur un coin de table.

La campagne officielle commence à peine et les progressistes-conservateurs ont encore le temps de se réveiller.

Mais ils accusent tout de même un retard de 20 points sur les libéraux (du moins si l’on se fie au sondage publié jeudi par la firme Corporate Research Associates) et le scrutin n’est pas à des années-lumière.

Blaine Higgs ne peut permettre de niaiser avec la puck pendant bien longtemps s’il veut éviter de subir une débarque le 24 septembre.