C’est de l’ouvrage, voter!

Il est possible de se faire mal en votant. D’accord, il est plus probable de se faire mal en ne votant pas, mais parlons de ceux qui manient leur scrutin avec trop peu de soin.

Pour regretter son vote, il suffit d’un peu d’inattention, d’un geste automatique, ou de s’éprendre d’un candidat et ne pas penser au parti qu’il représente et combien peu de pouvoir a un député.

Il suffit de vouloir punir le parti au pouvoir pour une action sans avoir égard à qui sera donc élu, et on peut finir en se punissant soi-même.

Ou il suffit d’oublier que le système électoral que nous avons est brutal – il se fout du vote individuel et ne récompense que le plus fort, qui emporte tout. Tu décides d’écouter ton cœur et voter pour un tiers parti même s’il y a une lutte serrée entre deux partis, entre le bien et le mal disons? Tu pourrais regretter de t’être permis ce plaisir. Mais si le tiers parti de ton cœur a une chance dans ta circonscription pour une fois, c’est le moment de foncer.

C’est de l’ouvrage, voter habilement. Il faut du jugement et il faut s’informer. Heureusement il y a des sites et des journalistes pour ça. Il y a aussi des sites biaisés et mal informés.

Les élections ne sont pas un sondage. Voter c’est une action, avec des conséquences. C’est embaucher quelqu’un pour soigner nos intérêts.

Je ne pense pas à un parti ou à un conflit de cette élection en particulier en faisant ce rappel. J’ai assez d’exemples d’ailleurs. Lors de l’élection états-unienne serrée de 2000, ceux qui ont voté pour Ralph Nader au lieu du candidat démocrate ont permis à George W. Bush de faire sa guerre. Ces électeurs moins nantis qui ont voté pour Trump parce qu’ils aiment qu’il dérange les bien-pensants. Ces électeurs partout qui votent pour la réduction des impôts alors qu’ils sont les premiers à bénéficier de la solidarité et du bien commun rendus possible par les impôts.