Une lueur d’espoir

Au milieu de la noirceur ambiante, du repli protectionniste des uns et de la discrimination généralisée – linguistique chez vous, raciale au sud, anti-immigration en Europe –, au milieu de la glorification de l’ignorance, de la bêtise et des tactiques de gros bras, cette semaine, enfin, une lueur d’espoir!

Aux dernières nouvelles, le parti Coalition Avenir Québec et son piètre chef, François Legault (celui qui ne savait pas que le Nouveau-Brunswick est la seule province bilingue au Canada!), sont en chute libre dans les intentions de vote des Québécoises et des Québécois pour la manière dont ils ont décidé de s’attaquer au supposé «problème» de l’immigration. Il semblerait que les gens commencent à comprendre qu’avec nos populations vieillissantes, il faut bien du sang nouveau pour renforcer la partie active de nos sociétés.

Il semblerait aussi que malgré les cris et les mises en garde face à la crise des immigrants dits «illégaux» à la frontière avec les États-Unis (en passant, c’est principalement au Québec que ça se passe), les électeurs ne s’en inquiètent pas vraiment.

Enfin, et c’est là que je reprends un peu espoir en l’humanité, les électeurs n’apprécient pas le plan de la CAQ de renvoyer tout immigrant qui, après 3 ans, n’aurait pas prouvé qu’il parle français et adhère aux valeurs du Québec.

Cette promesse d’action musclée, au lieu de convaincre, semble dégoûter les électeurs. Bravo! Bien sûr, on peut se demander si c’est par humanisme ou parce que ces derniers ont réalisé que le plan de Legault était tout simplement irréalisable, mettant en doute les capacités intellectuelles du chef et de son parti. Peu importe, à mon sens, car ces deux raisons ont leur valeur.

Il y a, en effet, deux choses que chaque électeur devrait évaluer avec soin avant de faire son choix devant l’urne: la bienveillance d’un parti et de son chef, et le niveau d’intelligence et de connaissances de ce dernier. Parce qu’on a beau vouloir «du changement» à tout prix, on ne doit pas «échanger son cheval borgne pour un aveugle» ou encore «que les ânes mènent les chevaux». Après tout, les vieux dictons sont remplis de sagesse.