Votez pour qui vous voulez, mais votez!

La campagne est terminée. Enfin, diront certains.

À l’instar de l’éditorialiste de l’Acadie Nouvelle, François Gravel, je vais me garder une petite gêne en ce jour de scrutin.

Je ne vous dirai pas pour qui voter. On s’entend que ce n’est pas à moi de faire ça. Vous savez lire, vous pouvez décider cela sans qu’un gars de Moncton, perché sur sa plateforme de chroniqueur, vous dise quoi faire.

Je ne partagerai pas non plus mes prédictions dans le journal ou dans les réseaux sociaux avant les élections (au risque de décevoir ma mère, qui trouve que cela fait de moi une poule mouillée).

Comme d’habitude, elles resteront en sécurité dans une enveloppe scellée que j’ouvrirai lundi soir ou mardi matin. Je vous en ferai part la semaine prochaine, même si j’étais complètement dans le champ. Promis, juré.

(Cela dit, j’aimerais bien savoir quels résultats VOUS prédisez. Écrivez-moi; mon adresse courriel se trouve en tête de chronique. N’ayez crainte, ça restera entre vous et moi.)

Je peux cependant vous dire la chose suivante: allez faire un tour dans l’isoloir (si ce n’est pas déjà fait).

Appuyez qui vous voulez. Prononcez-vous même si vous savez que le candidat de votre choix n’a absolument aucune chance de l’emporter (ou si, au contraire, si vous savez que sa victoire est tout à fait assurée). Au pire, annulez votre bulletin si aucun des candidats ou des partis ne vous inspire au moins un tout petit peu.

Mais pour l’amour, votez! Une fois aux quatre ans, ce n’est quand même pas la mer à boire.

On a vu au cours des dernières semaines que les résultats s’annoncent particulièrement serrés. Une poignée d’électeurs pourraient faire toute la différence dans de nombreuses circonscriptions.

C’est ce qui s’est produit la dernière fois, en 2014, lorsque sept sièges (sur 49) ont été remportés par moins de 200 voix.

Je n’adhère pas du tout à l’idée que ceux qui ne voteront pas lundi ne pourront pas chialer avant les prochaines élections.

Mais voulez-vous vraiment vous réveiller mardi matin en vous disant que votre vote aurait pu changer l’issue des élections?