Samuel Asselin: la suite

Lundi matin, j’ai eu l’occasion d’avoir une bonne conversation avec Samuel Asselin qui était de passage à Bathurst afin de venir cueillir ses affaires, avant de prendre la route pour de bon vers Halifax.

La première partie de cette entrevue a été publiée dans l’édition papier de mardi matin. Je vous propose ici la suite de cette entretien, où le vétéran nous parle cette fois-ci du bonheur qu’il ressent d’avoir la possibilité de prendre part au tournoi de la coupe Memorial pour une deuxième année consécutive.

«C’est incroyable ce qui m’arrive, dit-il. D’avoir vécu ça à Bathurst ce printemps et de pouvoir le revivre à Halifax le printemps prochain, ça représente beaucoup pour moi. Bien sûr, je tente de me concentrer sur le processus qui va nous mener jusque là, mais à quelque part tu ne peux pas faire autrement que d’y penser.»

Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, les joueurs des Mooseheads ne sont pas si déçus que ça de disputer les 15 premiers matchs de la campagne sur la route. Rappelons que d’importants travaux sont actuellement en cours au Scotiabank Centre en vue du tournoi de la coupe Memorial.

«C’est vrai que ça nous fait beaucoup de voyages pour commencer la saison, mais ça ne peut aucunement nuire. Jordan, Antoine et moi avons vu ce que ça prend pour gagner. Et quand tu vises la coupe, ça te prend un vestiaire fort. Et là, grâce à ce long séjour sur la route, nous avons la chance de souder comme il faut tous les gars dès le départ», croit-il.

D’ailleurs, après seulement deux rencontres, Asselin dit en avoir déjà assez vu pour savoir que les Mooseheads ont une équipe bien spéciale.

«Nous avions beaucoup de profondeur la saison dernière avec le Titan. Écoute, quand un gars comme Justin Ducharme est pris pour jouer parfois dans un quatrième trio, ça te montre à quel point nous avions de la profondeur. C’est la même chose ici à Halifax. Laisse-moi te dire que tu n’as pas à te tourner la tête bien loin pour voir tout le talent qu’il y a dans ce vestiaire. Nous allons être dangereux cette saison», lance-t-il en riant.

Imaginez, nous sommes encore loin de la date limite des transactions et les Orignaux peuvent déjà compter à l’attaque sur un groupe d’attaquants composés de Raphaël Lavoie, Antoine Morand, Xavier Parent, Ostap Safin, Arnaud Durandeau, Benoit-Olivier Groulx, Jordan Maher, Marcel Barinka et bien sûr Asselin.

En défensive, l’actuel big four implique Jared McIsaac, Jake Ryczek, Jocktan Chainey et Justin Barron. C’est sans oublier que les rumeurs vont bon train à l’effet que Noah Dobson, le meilleur défenseur de la ligue, pourrait aller rejoindre ses amis Morand, Maher et Asselin à Halifax.

En fait, le seul véritable point d’interrogation se trouve devant le filet, où Alexis Gravel et Cole McLaren n’ont pas encore démontré qu’ils étaient aptes à mener un club jusqu’au Saint Graal.

N’empêche, Samuel Asselin a tout a fait raison de dire que les Mooseheads vont être dangereux.

ET C’EST LE BUUUUUUUUUUUUUUT!!!

Un premier but en carrière dans la LHJMQ est toujours un événement spécial pour un joueur de hockey. Trois Acadiens ont justement réussi cet exploit, en fin de semaine, soit Olivier-Luc Haché, des Huskies de Rouyn-Noranda, Lukas Cormier, des Islanders de Charlottetown, et Jérémie Jacob, des Sea Dogs de Saint-Jean.

Et ce premier but, dans chacun des cas, vous pouvez parier votre chemise qu’ils y ont rêvé bien des mois avant même de l’avoir marqué.

J’ai d’ailleurs eu l’occasion de jaser un brin avec les trois joueurs en fin de semaine et ils ont bien voulu me raconter l’histoire de leur premier but.

Celui de Jérémie Jacob a été enregistré à 6 minutes 40 secondes du deuxième vingt, dimanche après-midi, et procurait du même coup les devants 3 à 2 aux Sea Dogs devant les Wildcats de Moncton. Les Sea Dogs l’ont finalement emporté 5 à 4 grâce aux trois buts et une passe de Josh Lawrence.

«Ç’a vraiment été un but chanceux», s’est exclamé Jérémie.

«Mon défenseur (Tyler Higgins) a réussi à placer la rondelle derrière leur défenseur et j’ai été en mesure de la récupérer et de m’en aller dans un deux contre un. J’ai juste transporté la rondelle au filet qui n’a d’abord pas pénétré dans le but, mais leur défenseur a ensuite glissé dans le fond du filet avec la rondelle», m’a-t-il raconté en riant.

But chanceux ou pas, le jeune frère d’Alexandre Jacob n’en était pas moins heureux.

«J’ai tout de suite pensé à ma famille. Mes parents (Ricky et Lynne) étaient présents et j’étais très content de marquer mon premier but avec eux dans les estrades», a ajouté l’attaquant originaire de Dieppe.

Lukas Cormier, lui, a enfilé le sien à 3 minutes et 24 secondes du second engagement pour donner l’avance 1 à 0 aux Islanders face aux Mooseheads de Halifax, samedi. Ces derniers ont finalement triomphé 3 à 2.

«(Derek) Gentile a remporté la mise au jeu et il m’a ensuite refilé la rondelle et j’ai tiré au filet», m’a raconté le jeune surdoué de Sainte-Marie-de-Kent.

Ce que Lukas ne me dit pas, par contre, c’est que son tir des poignets d’environ 55 pieds qui n’a laissé aucune chance au gardien des Originaux Alexis Gravel, était d’une précision chirurgicale.

Le numéro 51 des Islanders m’a toutefois confié être content que ce premier but était déjà derrière lui.

«C’est bien de m’enlever cette pression le plus tôt possible», m’a-t-il révélé.

Quant à Olivier-Luc Haché, il a enfilé l’aiguille 7 minutes 17 secondes du troisième engagement, but qui permettait alors aux Huskies de prendre l’avance 5 à 1 face aux Voltigeurs de Drummondville, vendredi, en route vers un gain facile de 6 à 2.

«William Cyr a tiré au but à partir de la pointe et en me rendant au filet j’ai réussi à la faire dévier dans le but», m’a indiqué la fierté de Savoy Landing.

Contrairement à Jérémie et Lukas, qui n’en étaient qu’à leur deuxième match en carrière, Olivier-Luc, lui, a dû attendre sa 22e partie pour briser la glace. Vingt-cinq en comptant ses trois rencontres éliminatoires.

«Quand j’ai vu la rondelle dans le fond du filet, un sourire m’est venu aux lèvres et je me suis dis:  »Enfin! »», m’a lancé Olivier-Luc en riant.

«C’est inexplicable te dire comment j’étais heureux», a-t-il ajouté.

Reste maintenant à voir qui sera le prochain. Denis Toner (Saint-André) à Halifax? Nicolas Savoie (Dieppe) à Québec? Où Alexandre David (Pigeon Hill) à Bathurst? Lequel des trois selon vous?

YANNIC BASTARACHE CONTENT D’ÊTRE UN TITAN

Obtenu la semaine dernière en compagnie du défenseur prince-édouardien Cole Larkin, l’Acadien de Bouctouche Yannic Bastarache se dit très content de se retrouver dans une organisation où les chances de se tailler un poste sont de largement supérieures à ce qu’elles étaient avec les Mooseheads de Halifax.

«Ça m’a quand même pris par surprise, m’a confié l’attaquant âgé de 16 ans plus tôt cette semaine. Je suis quand même fier d’avoir été échangé pour Samuel Asselin. Ce n’est pas n’importe qui. Et puis, avec le Titan, je crois que j’aurai plus de possibilités d’y jouer dès cette saison. À Halifax, avec tout le talent qu’il y a à l’attaque, je n’avais aucune chance. Ça n’empêche pas que les Mooseheads m’ont bien aimé puisque j’ai été l’un des derniers joueurs retranchés. Ce n’est pas si mal pour un gars qui a été choisi en sixième ronde. Mon objectif est de convaincre le Titan de me faire une place après Noël.»

D’ici là, Bastarache compte travailler sérieusement sur certains aspects de son jeu avec les Flyers de Moncton dans le midget AAA. Particulièrement sur son coup de patin. Il aimerait aussi ajouter quelques livres de muscles dans les prochains mois.

«J’ai l’intention de connaître de gros tournois au Monctonian en novembre et à Chicoutimi en décembre. Ce sont deux belles occasions pour moi de montrer ce dont je peux faire», m’a révélé Bastarache, qui complète un trio de premier ordre chez les Flyers avec Cole Cormier et Patrick LeBlanc, dont les droits dans la LHJMQ appartiennent respectivement à l’Océanic de Rimouski et aux Islanders de Charlottetown.

Notons par ailleurs que Bastarache est un cas douteux pour les rencontres du week-end, lui qui soigne une inflammation dans un muscle du dos.

«Je me suis blessé dans un match préparatoire contre les Wildcats de Moncton et je l’ai aggravé en fin de semaine contre les Vitos de Saint-Jean. Ce n’est pas bien grave», m’a-t-il dit.

Avec les Flyers, Yannic a eu d’autant plus de facilité à accepter son retranchement des Mooseheads en raison de la présence de son frère jumeau Cédric avec l’équipe.

«Cédric pratique un style de jeu qui ressemble pas mal au mien. En raison d’une fracture à un pied, il a cependant perdu une année de hockey. Mais ça reste un très bon joueur. Dans le meilleur des mondes, il sera repêché l’été prochain et j’espère que ce sera par le Titan», a ajouté le jeune hockeyeur de 6 pieds 1 pouce et 170 livres.

MARIO DUROCHER SE TIENT PRÊT

Actuellement sans emploi dans la LHJMQ, l’entraîneur Mario Durocher occupe son temps libre ces jours-ci avec sa compagnie en foresterie. Mon confrère Sébastien Lajoie, de La Tribune de Sherbrooke, a réalisé une bonne entrevue avec l’ancien pilote du Titan d’Acadie-Bathurst.

Ainsi, on y apprend que Durocher a reçu des offres dans les derniers mois mais qu’il avait dit non chaque fois.

«J’ai eu des offres, pendant l’été, mais ce n’était pas le bon « fit ». Je n’ai pas vraiment de préférence, j’aimerais continuer, c’est certain. Par contre, j’ai pris une grosse décision en quittant Val-d’Or, car je savais que c’était peut-être la fin pour moi. Mais je suis prêt à vivre avec cette décision, si rien ne se présente», a entre autres révélé Durocher.

«J’ai passé deux mois complets à la maison, ça faisait 20 ans que je n’avais pas fait ça. Et j’ai apprécié. J’ai 55 ans, je veux être heureux; si je dois revenir, je veux un entourage avec qui je vais avoir du plaisir à diriger les jeunes», a également confié Durocher à La Tribune.

«Je tends toujours l’oreille, mais je n’attends pas après ça. Quitter Val-d’Or fut une décision vraiment difficile, mais je suis serein. Si j’ai à m’impliquer à nouveau, ça ne sera pas à moitié», a-t-il ajouté.

En carrière, Mario Durocher montre un dossier de 500 victoires en 950 rencontres réparties avec neuf équipes de la LHJMQ. Il a mené les Tigres de Victoriaville (2001-2002) et les Foreurs de Val-d’Or (2013-2014) à la conquête de la coupe du Président.

LA SEMAINE DE JOSH LAWRENCE

Josh Lawrence n’a que deux matchs d’expérience dans le corps et force m’est d’admettre qu’il livre la marchandise comme rarement j’ai vu chez un joueur de cet âge.

Loin de moi l’idée de vouloir faire une comparaison avec Sidney Crosby, mais le Néo-Brunswickois de Fredericton est le premier joueur de 16 ans à connaître autant de succès à l’attaquant depuis le kid de Cole Harbour.

Lawrence vient d’être choisi le joueur de la semaine dans la LHJMQ avec ses quatre buts et deux passes en deux rencontres, en plus de présenter un différentiel positif de +5 et un impressionnant taux d’efficacité de 65,7% dans le cercle des mises au jeu.

Il avait également connu un excellent calendrier préparatoire avec cinq buts et sept points en six duels.

En 2003-2004, Crosby avait effectué des débuts étourdissants avec l’Océanic de Rimouski en y allant d’un tour du chapeau dès son premier match. Lawrence, lui, a réussi le même exploit à sa deuxième rencontre.

Bien hâte de voir si Lawrence pourra maintenant la cadence. Mais jusqu’ici, disons qu’il tient hautement la route.

L’équipe d’étoiles de la première semaine d’activités comprend aussi le gardien Tristan Bérubé (2v, 2,50, ,945) et le défenseur Gabriel Bilodeau (0-3=3, +6), des Olympiques de Gatineau, l’arrière Charles-Édouard D’Astous (2-1=3, +7) et l’attaquant Dmitry Zavgorodny (2-3=5, +4), de l’Océanic, et l’avant Mitchell Balmas (3-1=4, +5), des Screaming Eagles du Cap-Breton.

LA PARITÉ DANS LA MHL

En discutant ce matin avec les vétérans Francis Thibeault, des Tigres de Campbellton, et Gabriel Vanier, du Blizzard d’Edmundston, j’ai deux autres bonnes raisons qui viennent s’ajouter à toutes les autres accumulés ces dernières semaines qui me font croire que la parité n’a jamais été aussi prononcée dans la Ligue de hockey junior des Maritimes.

Pour Francis Thibeault, il est clair dans son esprit que c’est l’équipe qui sera la mieux préparée qui va l’emporter cette saison, peu importe l’adversaire.

«Il y a vraiment une belle parité depuis l’an dernier dans la ligue. Avant que la saison ne début, je croyais que ça allait être une lutte à trois dans notre division entre nous, le Blizzard et les Western Capitals de Summerside. Mais j’ai depuis changé d’idée en regardant aller les Rapides de Grand-Sault et les Aces de St. Stephen.Que tu sois sur la route ou à la maison, si tu te présentes tu as une véritable chance de l’emporter. Il n’y a aucun match qui est gagné d’avance et c’est le fun. J’ai comme l’impression qu’il n’y a pas beaucoup de points qui va séparer les cinq premières équipes de notre division», révèle Thibeault.

Gabriel Vanier partage l’avis de son adversaire.

«Il y a beaucoup de parité dans la ligue et c’est ce qui rend le tout intéressant. Chez le Blizzard, nous croyons avoir une bonne équipe. Peut-être pas encore pour rêver au championnat, mais nous avons quand même un bon noyau. Bien sûr, la saison est encore jeune, mais nous y croyons. Il nous reste seulement développer la chimie et à nous trouver une constance», confie Vanier, qui tient à connaître la meilleure saison possible afin de convaincre une université de lui faire de l’oeil.

Vanier, qui est un bon ami du défenseur Tobie Paquette-Bisson, l’un des nouveaux venus chez les Aigles Bleus de l’Université de Moncton cette saison, n’aurait rien contre l’idée de poursuivre son séjour en terre néo-brunswickoise.

En quatre rencontres jusqu’ici cette saison, Vanier montre un dossier de trois buts et cinq passes pour huit points. Autre statistique intéressante dans cet ailier droit c’est qu’il est un solide gaillard de 6 pieds 2 pouces et 190 livres.

LE GUIDE MÉDIA 2018-2019 EST DISPONIBLE

Le guide média de la LHJMQ souligne bien entendu son 50e anniversaire sur la page frontispice. On reconnaît ainsi dans l’illustration plusieurs vedettes du passé, soit Guy Lafleur, Mario Lemieux, Pierre Turgeon, Vincent Lecavalier, Marc-André Fleury, Sidney Crosby et Nathan MacKinnon.

Ce guide de 346 pages, que nous prépare annuellement le statisticien de la LHJMQ Denis Demers, comprend également la liste de tous les joueurs, les gardiens et les entraîneurs qui seront actifs dans le circuit cette saison, en plus de leurs statistiques. Les classements des années antérieures, les équipes d’étoiles de chaque saison et les récipiendaires des honneurs annuels sont aussi disponibles à l’intérieur du document, sans oublier les meneurs de toutes les catégories de la dernière campagne, tant de la saison régulière, des séries éliminatoires, du 100e tournoi de la Coupe Memorial et bien plus encore. Le tout agrémenté bien sûr de plusieurs photos.

C’EST ARRIVÉ ENTRE LES 25 ET 31 SEPTEMBRE

27 septembre 1982 – Danny Cormier produit un but et deux passes dans une victoire de 7 à 3 du Titan de Laval sur les Voltigeurs de Drummondville.

28 septembre 2007 – Dean Ouellet y va d’une récolte de deux buts et deux passes dans un triomphe de 5 à 2 des Screaming Eagles du Cap-Breton sur les Fog Devils de St. John’s.

29 septembre 1987 – Andrew McKim amasse trois buts et une passe pour conduire le Canadien Junior de Verdun à un gain de 9 à 6 sur les Olympiques de Hull. L’Acadien de Memramcook Guy Dupuis avait inscrit un but et une passe dans le revers.

29 septembre 1996 – Gordie Dwyer y va d’une soirée Gordie Howe (but, passe et bagarre) pour mener les Voltigeurs de Drummondville à une victoire facile de 9 à 3 sur les Prédateurs de Granby. Le hockeyeur de Dalhousie a inscrit deux buts, dont celui de la victoire, amassé des passes sur les buts de Daniel Brière et Karol Bartanus, en plus de livrer un combat au Néo-Écossais Ron MacFarlane. Notons qu’un autre joueur du Restigouche évoluait avec les Voltigeurs ce soir-là, soit le défenseur Luc Roy. Dans le camps des Bisons, on retrouvait l’Acadien de Saint-Jean Kevin Bourque.

30 septembre 2005 – Mené par Jordan Clendenning qui a connu une soirée Gordie Howe (but, passe, bagarre), le Titan d’Acadie-Bathurst n’a fait qu’une bouchée de l’Océanic de Rimouski au compte de 9 à 3. Clendenning a complété sa soirée de travail avec trois buts et une passe, en plus de livrer un combat à Jean-Sébastien Côté. C’est également ce soir-là que l’Acadien de Tracadie Fédérick Sonier a connu sa meilleure partie offensive en carrière avec deux mentions d’aide.

LES ANNIVERSAIRES DE LA SEMAINE

25 septembre – Connor McCluskey (17), James White (18), Jordan King (21), Yan Ouimet (32), Olivier Dannel (37), Frédéric Girard (39), Carol Vadnais (73).

26 septembre – Bryan Groleau (24), Artem Demkov (29).

27 septembre – Bryson Michel (19), Mathieu Corbeil-Thériault (27), Michel Archambault (68).

28 septembre – Aaron Brisebois (20), Philippe Trudeau (25).

29 septembre – Riley Scott (21), Tyson Maloney (36), Steve Kasper (57).

30 septembre – Maxime Pomerleau (30), Mathieu Carle (31), Cédrick Desjardins (33), Ryane Clowe (36), Mathieu Leclerc (36); Yves Bélanger (66).

1er octobre – Sean Stewart (17), Alex Chiasson (28), Johnny Oduya (37), Denis Gauthier (42); Paul Pageau (59).