600 parties: Ayoye! Ayoye! Ayoye!

L’organisation du Titan d’Acadie-Bathurst et la station CKLE (92,9 FM) ont souligné récemment les 600 parties de Gilles DeGrâce à la description des matchs de l’équipe sur la route.

Le vénérable descripteur à la crinière argentée, qui totalise en fait 622 rencontres en 20 ans, a été honoré au centre de la patinoire en compagnie de sa femme Opal, de son fils Alain et de sa petite-fille Emma. On lui a remis, entre autres, un chandail autographié par tous les joueurs de l’édition actuelle avec le chiffre 600 au verso, de même qu’une mosaïque soulignant les récentes conquêtes de la coupe du Président et de la coupe Memorial.

J’en ai profité pour faire un brin de jasette avec celui que je considère comme un bon ami depuis déjà plus de 33 ans.

Je lui ai entre autres demandé de me nommer les trois matchs qui l’ont le plus marqué en tant descripteur.

«Les deux premiers sont faciles, m’a-t-il confié. Comme numéro un, c’est le match de championnat de la coupe Memorial ce printemps. Habituellement, quand je décris un match, même quand le pointage est serré, je ne me sens jamais nerveux. Pourtant, dans la minute qui a suivi le but de Samuel Asselin avec seulement 6m52s à jouer en troisième période, je me suis regardé les mains et j’ai alors vu qu’elles tremblaient. C’est la première fois que ça m’arrivait. Je me souviens de m’être dit:  »Oh, je suis nerveux moi là! » En fait, je ne me sentais pas nerveux, mais mon corps lui l’était. Une chose est sûre, vu l’importance de ce match, il va rester mémorable à mes yeux pour encore longtemps et c’est probablement le cas de bien des gens.»

«En deuxième position, je me dois d’y aller avec la conquête de la coupe du Président, particulièrement à cause du but de Marc Bouchard alors qu’il ne restait que 2m16s à jouer. Sans même le visionner, je peux te le décrire tout de suite si tu veux», me lance-t-il.

Je dis oui, bien sûr, et le voilà qui y va: «La rondelle dévie sur le patin d’Abid. Le disque se retrouve dans le coin et est saisi par Benoit. Il revient devant le filet et lance… le gardien fait l’arrêt. Bouchard s’empare du retour… ET C’EST LE BUT!!!!»

«Je n’oublierai jamais ce but de Bouchard, dit-il. Il ne faut pas oublier que ce genre de hockey était tout nouveau pour les gens de la région et qu’il a été marqué devant tout près de 4000 spectateurs au Centre régional K.-C.-Irving. Tout ça venait s’ajouter à l’émotion du moment.»

Et en troisième position, on retrouve quelle partie?

«Je n’ai pas le choix de te dire le match où le Titan a éliminé les Remparts de Québec en demi-finale, toujours en 1999. Et encore là, c’était Marc Bouchard qui avait inscrit le but vainqueur. C’est une partie qui m’a très ému parce qu’elle propulsait l’équipe en finale», raconte-t-il.

Je lui fais remarquer que c’est justement à cette époque qu’est née sa célèbre expression «Ayoye! Ayoye! Ayoye!».

«Je l’ai dit la première fois pendant la série contre les Mooseheads de Halifax en deuxième ronde. Le Titan venait de prendre l’avance 3 à 2 et Roberto Luongo a alors réalisé un arrêt spectaculaire. C’est sorti tout naturellement de ma bouche. Ce que je voulais dire, en fait, c’était que cet arrêt faisait très mal aux Mooseheads dans leur tentative de créer l’égalité. Pour dire vrai, j’ai seulement réalisé son ampleur trois ou quatre jours après. Plein de gens avaient retenu l’expression. Et au-delà des mots, c’est surtout le ton que j’ai utilisé qui a marqué l’imaginaire. Les gens trouvaient que je l’avais dit avec beaucoup de passion dans la voix», se rappelle-t-il.

Quand je lui demande s’il lui est déjà arrivé de s’esclaffer en ondes, il me dit qu’il ne se rappelait d’aucun moment en particulier. Toutefois, il se souvient très bien d’avoir longuement eu le sourire aux lèvres après le but vainqueur d’Ondrej Wantulok en deuxième prolongation lors du troisième duel du premier tour face aux Saguenéens de Chicoutimi en 2003.

«Ce but m’a fait sourire longtemps parce que Wantulok n’était vraiment pas le joueur de qui on s’attendait de voir marquer en pareille situation. Je n’aurais même pas osé dire non nom si on m’avait demandé le nom du joueur qui pourrait possiblement marquer. Wantulok n’était pas un joueur qui était fait pour ça», révèle-t-il en riant.

– Qui est le joueur du Titan qui l’a fait le plus vibrer au fil des 20 saisons de l’équipe?

«On ne parle pas seulement de talent, mais de l’ensemble hein?», me questionne-t-il.

Je lui réponds dans l’affirmative.

«Alors mon numéro un est Jeffrey Viel. À mes yeux, il devancé un paquet de joueurs qui étaient bien meilleurs que lui. Je pense entre autres aux joueurs de la première saison. Ils étaient nombreux les bons joueurs dans ce temps-là, à commencer par Jonathan Girard et Roberto Luongo. Nous en avons plusieurs qui ont fini par jouer dans la Ligue nationale. Viel, lui, ne fera peut-être pas carrière dans la Ligue nationale. En tout cas, je n’en sais rien. Mais il demeure le gars que j’identifie au premier rang parce qu’il a su transporter comme personne d’autre l’équipe dans un moment très précis», affirme l’ami Gilles.

«Il a non seulement été le joueur le plus utile du Titan pendant la conquête de la coupe du Président, mais il a aussi été le meilleur joueur à la coupe Memorial. Même que c’est qui aurait dû être choisi le joueur le plus utile de la coupe Memorial à Regina. Il a marqué des buts importants et il a transporté l’équipe par sa fougue et son désir de vaincre. Pour moi, Viel est le meilleur capitaine dans l’histoire de l’équipe et il y en a eu pourtant plusieurs bons. Viel est le plus grand leader de l’histoire du Titan à Bathurst. Je lui ai d’ailleurs déjà dit qu’il figurait parmi mes joueurs favoris de tous les temps», confie-t-il.

Quels sont les joueurs ennemis qu’il a le plus aimé voir jouer?

«Sidney Crosby est bien sûr celui qui m’a le plus marqué avec des jeux tellement spectaculaires et hors de l’ordinaire. Brad Richard était également un joueur spécial. J’adorais le voir à l’oeuvre», dit-il.

– Et Mike Ribeiro, que je me risque à demander?

«Non, pas Ribeiro. Je n’aimais pas son body language. Je ne veux pas juger la personne, mais je n’aimais pas sa façon d’agir sur la glace. Ce n’est pas un joueur qui m’attirait. Par contre, j’aimais bien voir jouer Guillaume Latendresse et Sean Couturier. C’est vraiment dommage que Sean n’ait pas joué pour le Titan», mentionne-t-il.

Étrangement, Ali MacEachern, des Mooseheads de Halifax, est le nom de joueur qu’il ne se lassait jamais de répéter dans ses descriptions. Ce dernier a porté les couleurs des Orignaux de 1997 à 2001.

«J’adorais dire ce nom-là. Il me semble que MacEachern c’était facile à dire. J’aimais dire  »Et c’est le défenseur Ali MacEachern! » En plus, il était un excellent défenseur», indique-t-il.

Évidemment, j’en ai profité pour lui demander qui avait été son modèle comme descripteur. Avec modestie, il nomme René Lecavalier.

«Tout jeune, même si je ne rêvais pas vraiment de faire ce travail, il demeurait qu’il était la raison que j’avais un intérêt pour la description du jeu. Je vais te raconter une anecdote. Moi, je n’ai jamais joué au hockey organisé, mais j’ai joué beaucoup au hockey balle, que ce soit dans les champs ou encore dans les cours d’entrée. Et la plupart du temps, on me demandait d’être gardien de but. Pas parce que j’étais bon, mais parce que je m’amusais à décrire ce qui se passait pendant les parties. Et à l’époque, j’utilisais les noms des joueurs de la Ligue nationale. Un devenait Maurice Richard, l’autre Gordie Howe et ainsi de suite. J’étais très imagé», se remémore-t-il.

«J’inventais des montées spectaculaires que faisaient mes amis tout en essayant d’imiter René Lecavalier. Mes amis adoraient ça. Je me souviens d’une fois, je vois un joueur adverse qui se retournait pour frapper la balle avec un bon élan. J’ai voulu commenter qu’Andy Bathgate lançait dans ma direction, mais je n’ai pas eu le temps de dire Bathgate au complet. J’ai seulement pu dire Bath et je me suis retrouvé par terre parce que j’avais mal. Là, c’était des vrais Ayoye! Ayoye! Ayoye!», lance-t-il en riant.

«Je ne décrivais pas nécessairement ce qui se passait. La plupart du temps, je créais une partie en regardant mes amis faire. Et comme j’aimais bien les agacer, particulièrement le gardien adverse, il m’arrivait souvent de dire avec une voix calme:  »Et le gardien fait l’arrêt », alors qu’il venait de faire un arrêt spectaculaire. Mais quand c’était vers moi que la rondelle ou la balle se dirigeait, quand bien même ça n’avait rien de difficile à faire, je me mettais aussitôt à crier:  »Quel arrêt de (Johnny) Bower! Il vient de voler un but! » Je paraissais toujours bien dans mes descriptions», révèle-t-il en riant.

En terminant, Gilles DeGrâce me confie qu’il compte continuer de décrire les matchs du Titan aussi longtemps que sa santé le lui permettra.

«J’ai encore beaucoup de plaisir à le faire. C’est une passion. La seule chose que j’aime moins, ce sont les voyages de nuit. Je trouve ça long. J’ai beaucoup de difficulté dormir dans l’autobus. Le jour, par contre, ça ne me dérange pas. Mais même si je n’aime pas faire de l’autobus la nuit, aussitôt que je suis de retour à la maison et bien reposé je regarde aussitôt quand et dans quelle ville aura lieu le prochain voyage», ajoute-t-il.

LES SURPRISES EN CE DÉBUT DE SAISON

Qui sont les joueurs qui représentent les plus belles surprises dans la LHJMQ après trois semaines d’activités?

Au risque de me faire tirer des roches par les partisans de l’Armada de Blainville-Boisbriand, la plus grande surprise à mes yeux est le gardien Émile Samson. J’étais convaincu que malgré ses statistiques de la dernière campagne (2,12 et ,907 en saison; 2,21 et ,916 en séries), ce petit portier de 5 pieds 8 pouces et 142 livres allait s’écrouler tel un château de cartes. D’ailleurs, je crois sincèrement que c’était aussi ce que certains membres de l’organisation pensaient dans le camp de l’Armada puisqu’ils ont opté de garder le gardien de 20 ans Mikhail Denisov.

Et bien aujourd’hui, force m’est d’admettre que je me suis royalement trompé au sujet de Samson. À un moment donné, il faut rendre à César ce qui est à César. Le petit Émile n’est pas qu’un bon gardien, il est aussi en train de devenir un joueur étoile. On dominant la ligue au chapitre de la moyenne de buts alloués (1,35) et du taux d’arrêt (,955), Samson prouve qu’il n’est pas un feu de paille.

On ne peut également passer sous silence Nathan Légaré, du Drakkar de Baie-Comeau. Je savais que Légaré avait un très beau potentiel, mais actuellement il produit nettement au-delà des espoirs.

Avec ses sept buts, huit passes et 15 points en seulement huit parties, le jeune ailier droit de 17 ans domine non seulement la colonne des pointeurs de la LHJMQ, mais il se dirige vers une saison de 60 buts, 68 passes et 128 points.

Et s’il poursuit dans la même veine, il ne fait aucun doute que sa valeur va continuer à augmenter. Actuellement, Légaré est considéré comme un éventuel choix de quatrième ou cinquième ronde.

Le vétéran Louis-Filip Côté, des Remparts de Québec, en est un autre qui ne cesse de surprendre jusqu’ici.

L’ailier gauche de 19 ans, qui avait atteint des sommets la saison dernière avec 11 buts, 14 passes et 25 points, vogue vers une saison de 51 buts et 94 points. Disons qu’on comprend maintenant mieux pourquoi les Huskies de Rouyn-Noranda l’ont sélectionné en première ronde (8e au total) en 2015 et pourquoi les Remparts sont allés le chercher en moyennant des choix de premier et de troisième tour en juin 2016.

Parlant des Huskies, le centre de 19 ans Vincent Marleau entre lui aussi dans la catégorie des surprises. Ce joueur invité en 2016, qui avait été limité à six buts et 12 passes la saison dernière en 67 matchs, totalise déjà cinq buts et 10 points en huit duels. Je suis pas mal convaincu que même Mario Pouliot ne s’attendait pas à un aussi bon rendement de la part de Marleau.

Parmi les trois équipes du Nouveau-Brunswick, il est clair que Cole Rafuse est le cas le plus intéressant. On parle ici d’un gars qui n’avait réussi que 14 buts et 13 passes lors de ses 218 premiers matchs dans la LHJMQ, séries éliminatoires incluses.

À peu près personne, sauf peut-être le directeur général Sylvain Couturier ne s’attendait à une telle éclosion du Néo-Écossais. En sept matchs, Rafuse totalise déjà six buts et trois passes pour neuf points.

Fait intéressant, ils ont tous été obtenus lors des deux matchs contre les Sea Dogs de Saint-Jean.

Bref, si Rafuse avait la chance d’affronter les Sea Dogs chaque soir, il compléterait la saison selon son rythme actuel avec 204 buts et 102 passes pour 306 points.

Ça fait peur non?

DOUTEZ-VOUS ENCORE DE JUSTIN DUCHARME?

Il y a quelques mois, quelques semaines avant les dernières séries éliminatoires en fait, je me suis fait dire par au moins trois personnes que j’avais exagéré un brin mon évaluation au sujet de Justin Ducharme.

Oui il est un bon patineur, mais on continuait de douter sur sa capacité à devenir un excellent joueur offensif dans la LHJMQ. Que les Remparts de Québec l’ont bien évalué et que c’est la raison pourquoi le Titan a pu l’obtenir en retour du très décevant joueur de 20 ans Jonathan Bourcier, en novembre 2016.

Je ne comprenais pas qu’on puisse me dire cela, alors que j’avais des yeux pour voir tout le potentiel de ce jeune hockeyeur. Il est non seulement l’un des plus rapides patineurs de la ligue, mais sa fougue en territoire offensif et sa capacité à bien jouer dans les trois zones me faisaient croire à une éclosion assez rapide.

J’ai eu une partie de ma réponse dès les séries éliminatoires quand Mario Pouliot l’a inséré dans son groupe des neuf premiers attaquants quand German Rubtsov s’est blessé. Par la suite, malgré le retour du Russe, Pouliot n’a eu d’autres choix que de lui donner davantage de temps de jeu.

À ma grande déception, il a été boudé par les 31 équipes de la LNH lors du dernier repêchage.

Désormais un membre des Saguenéens de Chicoutimi (il a été l’un des prix à payer pour obtenir Olivier Galipeau), Ducharme a encore eu droit au doute de plusieurs personnes après avoir été blanchi lors de ses deux premiers matchs de la campagne. Il a ensuite rebondi avec quatre matchs consécutifs de deux points.

Avec ses six buts en sept matchs, Ducharme est actuellement le quatrième meilleur buteur de la LHJMQ. Il est aussi le meilleur pointeur de son équipe avec 10 points. Enfin, il domine la ligue avec deux buts gagnants, à égalité avec quelques autres joueurs, dont Samuel Asselin, des Mooseheads de Halifax.

Je vous le dis aujourd’hui, s’il peut éviter les blessures, Justin Ducharme connaîtra au moins une saison de 50 buts d’ici la fin de sa carrière junior, sinon deux.

Parlant des Saguenéens, le chroniqueur Phil Desgagné du journal Le Quotidien, souligne avec justesse que l’équipe de Yanick Jean sera un club à surveiller en 2019-2020 et 2020-2021. Et cette formation le sera encore plus une fois la dernière période des transactions sera complétée au début de janvier.

Et l’avenir des Saguenéens impliquera vraisemblablement encore une fois le Titan puisqu’il semble de plus en plus évident que le défenseur Noah Dobson, qui devrait rapporter quatre choix au repêchage à l’équipe d’Acadie-Bathurst, devra bifurquer vers Chicoutimi avant de se retrouver au sein d’une équipe voulant jouer le plus tard possible en mai.

Et selon Phil Desgagné, Yanick Jean tentera d’obtenir des joueurs établis afin de mieux se positionner en vue des deux prochaines campagnes. C’est également la stratégie que je crois qui sera prisée par le chef d’orchestre des Saguenéens.

TREIZE WILDCATS DANS LA LNH

Pas moins de 13 anciens porte-couleurs des Wildcats de Moncton évoluent actuellement pour l’une des 31 formations de la Ligue nationale de hockey. Ce n’est pas rien.

Il s’agit des gardiens Corey Crawford (Chicago) et Louis Domingue (Tampa Bay), des arrières Andrew MacDonald (Philadelphie), Keith Yandle (Floride), David Savard (Columbus), Mark Barberio (Colorado) et Jason Demers (Arizona), ainsi que des attaquants Conor Garland (Arizona), Brad Marchand (Boston), Gabriel Bourque (Colorado), Philip Danault (Montréal), Ivan Barbashev (St. Louis) et Dmitri Jaskin (Washington).

Les Sea Dogs de Saint-Jean en ont six, soit les arrières Nathan Beaulieu (Buffalo) et Thomas Chabot (Ottawa), de même que les avants Jonathan Huberdeau (Floride), Mathieu Joseph (Tampa Bay), Mike Hoffman (Floride) et Charlie Coyle (Minnesota).

Pour ce qui est du Titan d’Acadie-Bathurst, on en retrouve trois. Ils sont le gardien Roberto Luongo (Floride), ainsi que les attaquants Patrice Bergeron (Boston) et Mathieu Perreault (Winnipeg). Il faut toutefois ajouter à ce groupe l’un des propriétaires de l’équipe, Sean Couturier (Philadelphie).

Notons également le gardien Néo-Brunswickois Jake Allen (St. Louis).

Au total, c’est pas moins de 83 anciens joueurs de la LHJMQ qui évoluent dans le meilleur circuit de hockey au monde.

Parmi les plus connus, notons les Néo-Écossais Nathan MacKinnon (Colorado) et Sidney Crosby (Pittsburgh), Alexander Radulov (Dallas), Jonathan Drouin (Montréal), Nico Hischier (New Jersey), Claude Giroux (Philadelphie), Jakub Voracek (Philadelphie), Kristopher Letang (Pittsburgh), Marc-André Fleur (Vegas), Marc-Édouard Vlasic (San Jose), Nikita Kucherov (Tampa Bay) et Nikolaj Ehlers (Winnipeg).

LE JEU DE PUISSANCE DES SEA DOGS

Les Sea Dogs de Saint-Jean ont beaucoup de jeunes joueurs avec du talent, ça ne fait aucun doute. Comme dirait l’autre, ils en ont assez pour remplir quelques valises de char. Maxim Cajkovic, Joshua Lawrence, Filip Prikryl, William Villeneuve, Jérémy Poirier, Charlie DesRoches, Brady Burns et Dawson Stairs, pour ne nommer que ceux-là, vont tous connaître de belles carrières junior.

Pourtant, en dépit de leurs nombreuses mains habiles, il aura fallu 31 supériorités numériques avant que les Sea Dogs ne parviennent à capitaliser sur l’indiscipline de l’adversaire. Ils ont finalement débloqué mardi soir dans la victoire de 5 à 3 face aux Screaming Eagles du Cap-Breton. Le très rapide Cajkovic en a été l’auteur. Les représentants de la Ville portuaire en ont même ajouté un deuxième plus tard dans la rencontre par l’entremise de Yohan Plamondon.

Vous pouvez parier pas mal de sous que l’entraîneur Josh Dixon avait mis pas mal l’emphase sur l’attaque à cinq lors des récents entraînements.

Entre vous et moi «pis» la boîte à bois, cette disette est juste bonne pour l’ego de ces jeunes surdoués. Ils sont en train d’apprendre que le talent ne suffit pas dans la LHJMQ.

LOUIS ROBITAILLE HEUREUX POUR MAXIME COMTOIS

L’entraîneur des Tigres de Victoriaville, Louis Robitaille, n’est pas peu fier des succès de son ex-poulain Maxime Comtois avec les Ducks d’Anaheim.

Comtois, qui montre un dossier de deux buts et une passe en trois rencontres avec les Canards, devait logiquement entamer la saison avec les Voltigeurs de Drummondville qui ont fait son acquisition à gros prix en juin dernier. L’attaquant de 19 ans a profité des nombreuses blessures à Anaheim pour forcer la main de l’organisation.

«Il devra faire fi des distractions, a révélé Robitaille à l’hebdomadaire La Nouvelle. Il va avoir beaucoup d’amour de la part des médias, de sa famille et de ses amis. Tout le monde va l’encenser. Il faudra donc qu’il reste lui-même et qu’il ne change pas. S’il reste dans le moment présent, je n’ai aucun doute qu’il va s’établir dans la LNH dès cette année. Chaque jour, je suis convaincu qu’il se présente sur la patinoire avec le désir qu’il veuille demeurer longtemps dans cette ligue. Comme Patrice Bergeron l’a fait à 18 ans, il doit forcer la main de l’équipe tous les jours.»

ALEXIS DUBÉ EST EN FEU!

Parce qu’il a évolué avec le programme de la Ontario Hockey Academy de Cornwall la saison dernière, Alexis Dubé était relativement méconnu des amateurs de hockey avant qu’il ne soit repêché par le Drakkar de Baie-Comeau en juin dernier (5e ronde, 83e au total).

Mais de la façon dont il empile les points depuis qu’il a décidé de se joindre aux Flyers de Moncton, son nom risque bientôt de se retrouver sur toutes les lèvres.

Dubé, qui a grandi à Saint-Quentin mais qui habite désormais à Dieppe, connaît une saison qui pourrait lui permettre d’atteindre des plateaux pour le moins incroyables. Celui qui domine la ligue avec 11 buts et huit passes pour 19 points en sept matchs se dirige actuellement vers une campagne de 55 buts et 95 points.

Inutile de dire que le directeur général du Drakkar Steve Ahern et son recruteur-chef Pierre Desjardins doivent déjà se frotter les mains de satisfaction. Comme le Drakkar devrait se lancer dans la course pour la coupe du Président, attendez-vous à ce que les autres équipes exigent le jeune Dubé comme retour dans une transaction.

Cela dit, Dubé n’est pas le seul espoir chez les Flyers qui fait plaisir à son équipe junior.

Ses compagnons de trio Patrick LeBlanc et Cole Cormier, dont les droits appartiennent respectivement aux Islanders de Charlottetown et à l’Océanic de Rimouski, connaissent eux aussi des saisons de premier ordre. LeBlanc (6-9) et Cormier (6-8) ont respectivement 15 et 14 points. Cormier a toutefois disputé un match de moins que Dubé et LeBlanc. En voilà deux autres qui pourraient fortement intéresser des équipes en reconstruction.

Alexis Dubé, pour un, préfère ne pas trop se compliquer la vie pour l’instant et sa tête est uniquement aux Flyers.

«La saison est encore très jeune, m’a-t-il confiné. J’ai l’impression que nous allons avoir une très bonne équipe. Nous avons de très bons joueurs de 15 ans et aussi d’excellents vétérans. Pour ma part, le fait de jouer avec des bons joueurs dans mon trio m’aide beaucoup. Et puis, si l’équipe a du succès, ça veut aussi dire que ça va aider les joueurs à avoir des succès individuels. Vraiment, j’ai hâte de voir comment le restant de la campagne va se dérouler.»

Quand je lui ai fait remarquer qu’il se dirigeait vers une saison de 55 buts et de 95 points, Dubé a eu cette belle réponse.

«C’est certain que ça serait le fun de connaître une saison comme ça, mais je ne me soucie pas des choses que je ne peux pas contrôler. Ça va aller comme ça va aller», m’a rétorqué le costaud de 6 pieds 1 pouce et 176 livres.

UN PREMIER BUT POUR ALEXANDRE DAVID

L’Acadien du Titan Alexandre David a inscrit son premier but en carrière, vendredi dernier, dans la victoire de 7 à 1 face aux Sea Dogs de Saint-Jean. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de le photographier avec sa rondelle en compagnie de l’entraîneur-chef Bryan Lizotte après la rencontre.

Alexandre David avec la rondelle de son premier but, avec Bryan Lizotte, entraîneur du Titan. – Gracieuseté

Un but qui a permis aux partisans de l’équipe de réaliser que le jeune attaquant de Pigeon Hill possède tout un lancer. D’ailleurs, ce serait bien qu’il l’utilise davantage.

Le Slovaque Kristian Kovacik, le géant Charles-André Cypihot et la gazelle Brandon Cianflone ont aussi profité de la dernière semaine pour marquer leur premier but dans la LHJMQ.

Au sujet de Kovacik, il commence lentement mais sûrement à sortir de sa coquille. Bien que sa production offensive demeure modeste avec trois points (1-2) en sept parties, il se trouve toutefois au cinquième rang de la ligue au chapitre de la moyenne des mises au jeu remportées avec un excellent taux de 62,2%.

Deux anciens du Titan se trouvent par ailleurs dans le top 5, soit Samuel L’Italien (66,8%), du Drakkar de Baie-Comeau, et Jimmy Huntington (65,9%), de l’Océanic de Rimouski, respectivement aux 2e et 3e échelons. Le meneur est toutefois Félix Lauzon, des Voltigeurs de Drummondville à 69,6%.

L’Acadien William Basque, des Olympiques de Gatineau, occupe pour sa part la 10e place avec un taux de réussite de 60,7%.

CAPANNELLI RÉGULIER COMME UNE HORLOGE

Adam Capannelli connait tout un début de saison dans le camp des Wildcats de Moncton. Croyez-le ou non, le Québécois s’est inscrit à la marque dans chacune des sept rencontres des Chats Sauvages.

Outre Capanelli, Nathan Légaré et Gabriel Fortier, du Drakkar de Baie-Comeau, et Shawn Boudrias, des Olympiques de Gatineau, profitent eux aussi de séquences de sept matchs d’affilée avec au moins un point.

LA BELLE PARITÉ DE LA MHL

Je ne sais pas si vous avez jeté un œil sur le classement de la Ligue junior des Maritimes dans les dernières heures, mais c’est fou à quel point il semble y avoir une réelle parité dans ce circuit.

Pas moins de neuf des 12 équipes de la MHL, dont les six formations de la division Nord, jouent actuellement pour ,500.

Comme le tournoi de la coupe Fred Page sera présenté à Amherst, ce qui fait que les Ramblers de Jeff LeBlanc sont déjà assurés d’y participer, j’ai bien hâte de voir quelles sont les équipes qui vont y aller «all in» pour obtenir la deuxième place disponible pour la MHL.

Déjà, on peut parier que les Mariners de Yarmouth et les Western Capitals de Summerside seront sur les rangs. Mais il ne faut également pas écarter des clubs comme les Bearcats de Truro, le Blizzard d’Edmundston, les Tigres de Campbellton et même les Rapides de Grand-Sault.

Une chose est sûre, la dernière période des transactions risque d’être fort spectaculaire en janvier.

UNE BAGUE DE TOUTE BEAUTÉ

La semaine dernière, alors que le directeur général adjoint et coordonnateur des événements Jean-Daniel Boudreau était de passage sur la galerie de presse, j’ai eu le temps d’admirer comme il faut la bague que les membres de l’organisation du Titan d’Acadie-Bathurst ont reçue pour les conquêtes de la coupe du Président et de la coupe Memorial.

Jean-Daniel Boudreau montre fière sa bague de championnat de la coupe Memorial du Titan. – Acadie Nouvelle: Robert Lagacé

Laissez-moi vous dire qu’elle est de toute beauté. J’en ai profité pour taquiner Jean-Daniel en lui disant qu’il allait faire sensation dans le temps des Fêtes lors des rencontres de famille.

Les joueurs, eux, sont doublement chanceux puisqu’ils ont reçu deux bagues commémorant leurs deux conquêtes.

C’EST ARRIVÉ ENTRE LES 9 ET 15 OCTOBRE

10 octobre 1975 – Yvon Vautour y va d’un but et quatre passes pour mener le National de Laval à un gain facile de 11 à 4 sur les Draveurs de Trois-Rivières.

11 octobre 2006 – Dean Ouellet connaît une soirée de trois buts et deux passes quand les Screaming Eagles du Cap-Breton massacrent les Tigres de Victoriaville 8 à 1. 13 octobre 1982 – Danny Cormier inscrit un but et deux passes, en plus de livrer des combats à Brian Dumas et Mario Carpentier dans une victoire de 12 à 5 des Voisins de Laval sur les Draveurs de Trois-Rivières. Ce «Gordie Howe» (but, passe, bagarre) de Cormier n’a toutefois pas été le fait saillant du match puisque l’ancienne vedette des Aigles Bleus de l’Université de Moncton, Claude Vilgrain, a amassé cinq buts et trois passes ce soir-là. Et pendant ce temps, Mario Lemieux se contentait d’une petite soirée de quatre buts et une mention d’aide.

13 octobre 2006 – Billy Bezeau obtient quatre mentions d’aide dans une victoire de 8 à 7 en fusillade des Remparts de Québec sur les Cataractes de Shawinigan.

ANNIVERSAIRES DE LA SEMAINE

9 octobre – Robert Mayer (29), Alexandre Picard (33).

10 octobre – François Lacerte (27), Jean-Guy Trudel (43), Roberto Romano (56).

11 octobre – Claude Lapointe (50).

12 octobre – Kris Hodge (23), Jason Lepage (30), Jean-Jacques Daigneault (53).

13 octobre – Casey Fox (20), Matthew Ferrari (21), Vincent Fournier (27), Marc-André Bergeron (38), Charles Beattie (40). 14 octobre – Maxime Villemaire (26), Spencer Jezegou (30), Lucas Lang (30), Sylvain Lefebvre (51), Jean-Claude Bergeron (50). 15 octobre – Julien Gauthier (21), Liam Conrad (21), Charline Labonté (36).