Je réponds à une lectrice qui se questionne sur les bienfaits de consommer ou non du kombucha.

Compte tenu de la baisse de consommation des boissons gazeuses et des jus, il n’est pas surprenant qu’une autre boisson vienne prendre leur place sur les rayons des marchés d’alimentation! C’est ainsi qu’entre en scène le kombucha, une boisson qui se consomme depuis la nuit des temps en Asie. L’origine du mot kombucha est assez intéressante. On dit que cette boisson tonique aurait emprunté son nom à un certain docteur Kombu. Sachant que le mot «thé» s’écrit «cha» en chinois, on en conclut donc que Kombucha signifie «thé de Kombu».

Comment définir le kombucha?

Il s’agit d’un thé fermenté, légèrement sucré et pétillant.

La recette de base utilise une bonne quantité de sucre, mais la fermentation modifie toutefois son profil nutritionnel. Durant la fermentation, les levures et les bactéries, qui se trouvent dans la mère de kombucha (symbiote ou «scobby» en anglais), se nourrissent du sucre. Donc plus la fermentation se prolonge, moins la boisson contient de sucre.

Comme il s’agit d’une boisson fermentée, elle se trouve dans la section réfrigérée des épiceries sous une grande gamme de saveurs telles que gingembre, menthe et chlorophylle, citronnelle, bleuet et érable, hibiscus et églantier, gingembre et bleuets, melon d’eau, mangue, raisin et j’en passe.

De quoi se compose le kombucha?

La composition du kombucha varie d’une marque à l’autre, mais toutes les boissons finissent par contenir à peu près les mêmes éléments: de l’acide carbonique (responsable du pétillant) et d’autres acides (acétique, lactique et gluconique), des enzymes et des cultures vivantes. Et c’est justement le côté «vivant» de la boisson qui explique sa si grande popularité.

Bénéfique ou non?

En gros, les consommateurs de kombucha se divisent en deux camps: ceux qui le vantent, et ceux qui le pointent du doigt! Cette controverse se perçoit surtout par rapport à la véracité de ses effets sur la santé. Pour l’instant, on ne peut garantir les vertus qu’on lui accorde, puisque les études portant sur ses bienfaits n’ont été effectuées que sur des animaux. On peut souhaiter qu’au cours des prochaines années, les scientifiques sauront mieux en préciser les effets sur le corps humain.

Mais en attendant, cela signifie-t-il qu’il n’est pas bénéfique de consommer du kombucha? Une chose est certaine, on gagnerait à consommer davantage d’aliments fermentés. Cette boisson pétillante peut donc certainement faire partie d’une saine alimentation. Et si les adeptes de boissons gazeuses ou de boissons énergisantes allaient chercher «leur pétillant» dans une bouteille de kombucha, ils seraient gagnants sur toute la ligne! D’une part, leur intestin contiendrait davantage de bonnes bactéries, et d’autre part, ils consommeraient beaucoup moins de sucre.

Justement, le sucre, parlons-en!

Même si le Kombucha nécessite l’ajout de sucre pour «nourrir» les levures, il en résulte une boisson beaucoup moins sucrée que le cola. Rappelons que 250 ml de cola peut contenir jusqu’à 25 g de sucre, alors que la même portion du Kombucha le plus sucré sur le marché en contient deux fois moins, soit 12 g, ce qui n’est pas si mal par comparaison.

Pour limiter la consommation de sucre, les adeptes de kombucha n’ont qu’à choisir une marque qui contient moins de sucre par portion. Mais attention! Certaines marques ne fournissent aucun sucre, mais contiennent toutefois des édulcorants, qui ne sont pas nécessairement mieux.

Considération particulière pour la femme enceinte

Santé Canada recommande aux femmes enceintes d’éviter tous les produits qui ne sont pas cuits ou pasteurisés, cela afin d’éviter de possibles intoxications. Puisque la plupart des Kombuchas ne sont pas pasteurisés, ils sont contre-indiqués pour la femme enceinte.

Si vous en êtes à votre première expérience avec le Kombucha, introduisez-le très lentement et n’en buvez que de petites portions. Une fois que votre système digestif y sera habitué, augmentez graduellement la quantité. Autrement, vous risquez des ballonnements et des maux de ventre.