Comment les Wildcats font mentir tout le monde

La plupart des experts (incluant votre humble serviteur) s’entendaient pour dire que les Wildcats de Moncton seraient légèrement supérieurs à l’équipe qui avait terminé en 14e position en 2017-2018 cette saison.

On parlait d’une équipe qui terminerait quelque part entre le 8e et le 12e rang au classement général.

En ce 14 novembre, tout le monde constate avec étonnement que l’équipe de Darren Rumble occupe le premier rang dans la LHJMQ ( à égalité avec les Huskies de Rouyn-Noranda) avec une fiche étincelante de 16-4-2-0.

Est-ce qu’on a raté un épisode de la série?

Comment expliquer cette progression fulgurante?

Les explications semblent nombreuses.

Il faut d’abord parler de l’aplomb des vétérans comme Mika Cyr, Jeremy McKenna et Jakob Pelletier.

Les trois attaquants se retrouvent parmi les 15 meilleurs pointeurs du circuit Courteau.

On doit aussi regarder du côté du filet pour comprendre les succès de l’équipe.

Au camp d’entraînement, on se demandait pourtant qui de Mark Grametbauer, Francis Leclerc, Charles-Antoine Lavallée, Zachary Paradis, Phillipe Gaudreault ou Alec MacDonald allait amorcer la saison entre les poteaux.

On a maintenant la réponse.

Leclerc et Lavallée forment un des bons duos de la LHJMQ depuis le début de la campagne.

Plusieurs affirment que leur brio permet aux défenseurs de jouer avec plus de confiance et de calme dans leur propre zone.

Pour un groupe qui manque de profondeur et d’expérience, il s’agit d’un élément crucial.

L’éclosion rapide des jeunes jambes a également changé les données à Moncton.

Personne ne s’attendait à ce que les Wildcats fassent confiance à une dizaine de recrues (dont trois patineurs âgés de 16 ans) en 2018-2019.

Mais il faut bien admettre que les jeunes font le travail.

L’attaquant Elliot Desnoyers a déjà montré qu’il sera un joueur dominant dans le junior majeur.

Rien de spectaculaire, mais le Québécois semblent toujours être à la bonne place au bon moment.

On pourrait dire la même chose du défenseur Jordan Spence.

À ses premiers coups de patin dans la LHJMQ, le patineur âgé de 17 ans était prêt depuis le premier jour du camp d’entraînement, après avoir passé le dernier hiver dans le junior A.

Les recruteurs de la LNH sont de plus en plus nombreux à aller piquer un brin de jasette avec lui après les rencontres locales.

Des recrues comme Ozzie King, Nicolas Kingsbury-Fournier ou Kyle Foreman épatent aussi par leur sens du jeu.

Ils apportent non seulement un élément physique qui manquait cruellement à l’équipe de Darren Rumble la saison dernière, mais ils se permettent aussi de participer régulièrement au pointage.
Prenons l’exemple de Foreman.

La direction de l’équipe ne lui avait rien promis en début de saison.

On lui avait dit qu’il jouerait occasionnellement et que son temps de glace dépendrait de lui.

L’attaquant n’a pas encore raté une seule partie de son équipe.

Et il y a le fameux Centre Avenir qui fait aussi partie de l’équation.

Les joueurs sont clairement fiers d’évoluer dans ce que plusieurs comparent à une mini version d’un amphithéâtre de la LNH.

Le vestiaire de l’équipe est quelque chose à voir, avec ses fauteuils, sa cuisine complète, ses écrans géants et son gymnase.

Un environnement qui favorise la performance et le rendement qu’on voit sur la glace depuis le début de la campagne.

Reste à voir quelles décisions prendra l’équipe lors de la prochaine période des transactions.

Mais ça, c’est une autre histoire…