Oui, oui, oui et encore oui!

Merci, Daniel LeBlanc, champion des causes (presque) désespérées!

La revitalisation de la rivière Petitcodiac, c’est lui, parmi les premiers sinon le premier, qui a lancé le bal. Une réussite à tous points de vue!

Aujourd’hui, ce même Daniel LeBlanc propose de former l’ANA – l’Assemblée nationale de l’Acadie – en vue de créer quelque chose comme notre propre province.

Imaginez! Moi, je dis oui, oui, oui et encore oui! Et ce qui plus est, l’idée, qui a à peu près zéro chance de se concrétiser, a par contre toutes les chances de se réaliser.

J’ai l’air de me contredire, ou de dire deux fois n’importe quoi, je le sais. Il n’y a pas de manière de faire de sens avec cette histoire. Cela se compare un peu à l’avènement de la faculté de médecine de l’Université de Moncton: nous aurions pu brailler en vain pendant des décennies pour l’obtenir. Or, c’est par un autre chemin qu’elle nous est arrivée, pratiquement comme un fait accompli. Évidemment, des gens y ont travaillé, il a fallu mettre les bouchées doubles, convaincre, s’épauler, mais cela s’est fait parce que la croissance avait eu lieu et parce que le fruit était mûr.

Peut-être que les anglais sont enfin mûrs pour se séparer de nous, Acadiens chialeurs et tannants, qui veulent tout contrôler! Peut-être qu’ils en auront marre à la fin et voudront parfaitement négocier avec nous une sorte de paix des braves renvoyant chacun à ses tanières et à ses manières.

Je déteste probablement le bilinguisme autant que Kris Austin. Pour Kris Austin, le bilinguisme est une nuisance, à contrôler en faveur de l’anglais. Pour moi, même combat: je veux moins de bilinguisme, plus de français.

Le chroniqueur économique et philosophique Bill Bonner le rappelle sans cesse: les seules ententes qui aient des chances de perdurer sont celles où les deux contractants ressortent gagnants. Quelle sorte d’accord gagnant-gagnant pourrait satisfaire et les Acadiens et les anglophones du Nouveau-Brunswick en matière de gouvernance?

La proposition de Daniel LeBlanc mérite certainement que l’on s’y arrête.