C’est quoi le plan B?

Il y aura tôt ou tard de nouvelles élections au Nouveau-Brunswick et la stratégie des progressistes-conservateurs pour l’emporter n’est pas tout à fait évidente.

Après les résultats du dernier scrutin, on aurait pu penser que les bleus se seraient lancés dans une opération de séduction chez les francophones et dans le nord et l’est de la province en général, question de s’assurer davantage que 31,9% des voix la prochaine fois.

Après les coupes de la semaine dernière dans le budget en capitale et le cataclysme de cette semaine du côté des ambulances, on peut présumer sans avoir peur de se tromper que ce n’est pas la route qu’ont choisie les progressistes-conservateurs.

En mettant une croix sur l’électorat francophone, le parti se condamne toutefois à devoir remporter à peu près toutes les circonscriptions du centre et du sud-ouest de la province pour penser obtenir un jour un gouvernement majoritaire. Si ce n’est pas impossible en théorie, en pratique, il y a toutefois loin de la coupe aux lèvres.

Afin de se maintenir au pouvoir, le gouvernement minoritaire de Blaine Higgs compte sur l’appui des trois députés de l’Alliance des gens. Cette cohabitation qui permet aux progressistes-conservateurs de gouverner pourrait cependant s’avérer fatale.

Cette collaboration est du bonbon pour les alliancistes qui pourront se vanter d’avoir fait une véritable différence à Fredericton lors des prochaines élections. L’Alliance a déjà pris deux circonscriptions au Parti progressiste-conservateur. Les bleus ne peuvent pas se permettre d’en perdre davantage.

Les progressistes-conservateurs vous diront que leur saine gestion des finances suffira à convaincre une majorité de l’électorat de les reporter au pouvoir. Après tout, il y a fort à parier qu’ils auront un budget équilibré en main la prochaine fois qu’ils iront à la rencontre des électeurs. Peut-être pourront-ils même aller jusqu’à leur promettre des baisses d’impôts!

Espérons pour eux que cela suffira parce que le plan B n’est pas évident.