«Le plus beau cadeau que l’on peut faire à un enfant n’est pas tant de l’aimer que de lui apprendre à s’aimer.» – Jacques Salomé

Vous vous comportez parfois en «parent hélicoptère»? Vous avez l’habitude de voler au-dessus de vos enfants et de chasser les embûches? Vous vous immiscez dans tous les éléments de leur vie? Êtes-vous prêt à atterrir?

A (conseillère): Bonjour! Quelle est la raison principale de ta consultation aujourd’hui?

B (client): Je m’inquiète pour mon enfant, Caleb, qui a 11 ans. Il est anxieux. L’école l’angoisse. Ses sports le stressent. Il n’a pas confiance en lui et tout le rend anxieux. Pourrais-tu avoir une séance avec lui pour l’aider?

A: Je préfère d’abord rencontrer les parents. Travailler avec les parents suffit souvent à améliorer la situation.

B: Pff… C’est moi le problème?

A: Ce n’est pas la faute de personne. Tant que tes intentions sont bonnes, le sentiment de culpabilité est sans objet. C’est normal d’éprouver des difficultés avec son enfant. Si tu n’avais aucun problème, alors là, je serais inquiète! Ha! ha!

B: Ha! ha! Ouais… J’avoue. J’ai tout fait pour aider Caleb, mais rien ne semble fonctionner. Un de ses camarades l’a insulté – j’ai rencontré son enseignante. Les modes d’évaluation de l’école sont injustes – j’en ai parlé à la directrice. Je discute régulièrement avec ses entraîneurs afin que nous trouvions ensemble de nouvelles façons de le motiver…

A: Ça sonne épuisant. Te précipiterais-tu à l’école pour lui apporter ses devoirs s’il les oubliait à la maison? S’il avait un différend avec son ami, le réglerais-tu pour lui? Trouverais-tu un moyen pour qu’il soit sélectionné par une équipe?

B: Oui. Oui. Probablement. Je veux le meilleur avenir possible pour lui. Je me suis dit que je ferais tout pour Caleb. Mes parents n’étaient pas très présents pour moi.

A: Tu compenses…?

B: Sans aucun doute! Ha! ha!

A: Serais-tu prêt à reculer, à lui donner de l’espace?

B: Je pense que oui.

A: Même s’il fait des erreurs et qu’il doit assumer les conséquences de ses choix?

(Deux minutes de silence s’ensuivirent où le client semble arrêter de respirer.)

B: Euh… D’accord.

(Bonne nouvelle: le client est vivant!)

A: Selon toi, qu’est-ce qui en résulterait?

B: Bon, je suppose que Caleb serait fier de lui-même en résolvant des problèmes tout seul. Il croirait davantage en lui-même, j’imagine.

A: Je ressens un doute dans ta voix. Sache que les échecs que rencontre Caleb lui permettent d’apprendre à gérer ses émotions, à construire son estime de soi et à développer son autonomie. Ou préférerais-tu le munir d’un GPS lorsqu’il va au parc en vélo?

B: Parfois. Ha! ha!

A: As-tu confiance en Caleb?

B: Certainement!

A: Parfait! Tu peux désormais traduire dans les faits cette confiance que tu lui accordes. Au fait, Caleb est chanceux d’être aimé et soutenu de la sorte.

Relâchons notre emprise!

J’invite respectueusement vos partages et questions.

Défi de la semaine

Laissez plus de liberté aux enfants de votre entourage. Ils vous surprendront fréquemment en étant à la hauteur de vos attentes.