Aigles Bleus: la fin de la grande noirceur

Le dernier championnat d’une équipe sportive de l’Université de Moncton va bientôt «fêter» ses 10 ans.

Mais la période de grande noirceur semble tirer à sa fin, du moins si on se fie aux performances des athlètes du Bleu et Or en 2018-2019.

Il faut remonter à la saison 2009-2010 pour voir une équipe de l’U de M mériter les grands honneurs du calendrier régulier pour la dernière fois.

Cette saison-là, la troupe dirigée par Denis Ross avait terminé la campagne avec un dossier de 21-2-1.

Bon, c’est vrai que l’équipe alignait Mariève Provost, Valérie Boisclair, Geneviève David, Kristine Labrie, Marie-Hélène Plourde et Kathy Desjardins.

On n’est probablement pas près de revoir un alignement aussi «paqueté» dans le nid des Aigles.

Mais le rendement de ses deux équipes de hockey cette saison a redonné espoir aux partisans.

Prenons l’exemple de l’équipe masculine.

En 2018-2018, le Bleu et Or n’a pu faire mieux qu’un rendement de 3-24-3 pour une maigre récolte de 9 points.

Un an plus tard, la formation de Judes Vallée vient de boucler sa campagne avec un rendement de 14-12-4.

On parle d’une amélioration de 23 points.

Les raisons sont nombreuses pour expliquer ce joli revirement de situation.

On doit évidemment parler de l’entrée en scène du gardien Étienne Montpetit et de l’attaquant Maxime St-Cyr, deux sérieux candidats au titre de recrue de l’année dans le Sport universitaire de l’Atlantique et même du U Sport.

Montpetit a fait aisément la transition entre le junior majeur et le niveau universitaire.

L’ancien des Foreurs de Val-D’Or a conservé une incroyable efficacité de ,923 derrière une défensive qui manquait pourtant de profondeur.

St-Cyr, lui, a dominé le SUA avec 23 buts cette saison.

Le reste des recrues embauchées par le tandem Jean-François-Damphousse-Judes Vallée, avec Alexandre Bernier, Vincent Lanoue, Alexandre Jacob, Édouard Michaud et Olivier Desjardins en tête, a aussi contribué directement aux succès de l’équipe.

L’espoir est aussi de mise pour l’équipe féminine.

Le rendement de la gardienne recrue Audrey Berthiaume et l’émergence de Maëlle Rioux, Sarah-Ève Mailhot, Janelle Graham et Aude Massé, pour ne nommer que celles-là, est de bon augure pour l’avenir.

L’équipe de Marc-André Côté a engrangé trois points de plus cette saison par rapport à l’an dernier.

On doit également parler de l’amélioration constante des deux équipes de soccer de l’U de M.

La formation féminine, dirigée par Meyhar Zakaroui, a fait un retour en séries cette saison, notamment grâce au brio de Christine Dupuis.

On ne peut pas non plus passer sous silence les performances de l’équipe de Steve LeBlanc en athlétisme et de Jean-Marc Doiron en cross-country.

Des jeunes comme Alain Doucet et Jean-Luc Bastarache au saut à la perche, Carol-Ann MacDonald au cross-country ou Sophie Black en athlétisme vont faire résonner le nom des Aigles Bleus à travers le pays pour plusieurs années à venir.

L’équipe de volleyball montre aussi des signes de progrès, même si le groupe de Monette Boudreau-Carroll est en pleine transition.

Mais rien n’est gagné.

Malgré toutes ces améliorations, on est encore loin d’un championnat.

Le département des sports et la direction de l’U de M devront montrer qu’ils sont derrière leurs équipes sportives avec autre chose que des bons voeux.

Les bottines devront suivre les babines,

Dans ce cas-ci, les dollars devront suivre les belles paroles.

C’est beau de dire qu’on appuie ses équipes, encore faut-il le montrer clairement et leur donner les moyens de s’améliorer et d’aller chercher des athlètes de haut niveau.

Parce que 10 ans, c’est long.